‹ ThermodynamiqueChapitre 69 sur 132 · TOR · texte numérisé non relu

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Si on effectue le calcul pour la vapeur d’eau on trouve une valeur négative ; la vapeur d’eau à l’état de saturation doit donc se condenser par détente. C’est ce que Hirn (!) a constaté expérimentalement.

Pour la vapeur d’éther cette différence est au contraire positive; par conséquent lorsqu'on augmente le volume occupé par de la vapeur d’éther saturée, cette vapeur cesse d'être saturée ; elle est surchauffée.

Cette conséquence ne serait pas facile à vérifier par l’expé-

(1) Bullelin de lu Sociéte industrielle de Mulhouse, n° 133.

rience. Mais il est facile de voir, en reprenant le raisonnement du paragraphe précédent,que si une vapeur sesurchaufle par détente, elle doit se condenser par compression. Hirn (!) a montré qu'il en était bien ainsi.

Lorsque la vapeur saturée est en contact avec le liquide qui l'a produite, la valeur de # intervient dans le signe de la différence (9). Il serait done possible avec les corps qui, comme la vapeur d’eau, se condensent par détente lorsque m = À, d'obtenir une condensation par compression pour

une valeur de #2 inférieure à M = —)

valeur qui annule la différence considérée.

Pour des raisons analogues la température doit influer sur la manière dont se produit la condensation. On a pu calculer pour quelques vapeurs Ja température à laquelle il y a inversion dans les phénomènes résultant d'une compression ou d’une détente. Mais jusqu'ici aucun travail expérimental n'a élé fait sur ce sujet.

Quoi qu’il en soit de l'exactitude de ces dernières conséquences, les expériences de Hirn sur la vapeur d'eau et la vapeur d’éther sont de nouvelles preuves de l’exactitude des

principes qui nous ont permis d'en prévoir les résultats.

(1, Cosmos du 10 avril 1863.

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