VAPEURS SATURÉES
Si l'on effectue le calcul pour la vai)eur d'eau ou trouve une valeur négative; la vapetu' d'eau à l'étal de saturation doit donc se condenser par délente. Cesl ce (|ue Hirn (•) a constaté ex|)érimentalenient.
Pour la vapeur d'étlier cette différence est, au contraire, positive; par conséquent, lorsqu'on augmente le volume occupé par de la vapeur d'étlier saturée, celte vapeur cesse d'être saturée; elle est surchaulfée.
Cette conséquence ne serait pas lacile à vérifier par l'expérience. AJais il est facile de voir, en reprenant le raisonnement du paragraphe i)récédent, que, si une vapeur se surchauffe par détente, elle doit se condenser par compression. Hirn (-) a montré qu'il en était hien ainsi.
Lorsque la vapeur saturée est en contact avec le liquide qui l'a produite, la valeur de m intervient dans le signe de la dill'érence*(9). 11 serait donc possible, avec les corps qui, comme la vapeur d'eau, se condensent par délente lorsque m = i, d'obtenir une condensation par compression pour une valeur de m inférieure à
Cï
în =
valeur qui annule la différence considérée.
Pour des raisons analogues la température doit influer sur la manière dont se produit la condensation. On a pu calculer pour quelques vapeurs la températin-e à la(|uelle il y a inversion dans les pliénomènes résultant fl'une com-
(') Bull, de la Société indnstr. de Mulhouse, n" 133. (-) Cosmos du 10 avril i8G3.
pression ou d'une délente. Mais jusqu'ici aucun travail expérimental n'a été fait sur ce sujet.
Quoi qu'il en soit de l'exactitude de ces dernières conséquences, les expériences de HIrn sur la vapeur d'eau el la vapeur d'éther sont de nouvelles preuves de l'exactitude des principes qui nous ont permis d'en prévoir les résultats.