OBSERVATION XV
Grippe, érythème des bras. — Baignée.
Marie G..., 23 ans, domestique, entrée le 23 février 1891, sortie le 1* mars.
Parents vivants. Une rougeole dans l'enfance. Réglée à 18 ans.
A été atteinte déjà de la grippe en 1890. Depuis, fatigue facile ; malaise et faiblesse générale.
Depuis le 8 février, la malade se plaint de céphalée, de courbature généralisée, perte de l'appétit sans diarrhée ni douleurs abdominales. À eu une seule épistaxis. Angine prononcée; deux vomissements. Le 20 février, elle est forcée de se mettre au lit. Céphalée intense, courbature accentuée, toux quinteuse et fréquente, fièvre vive dès le début.
Le jour de son entrée, elle n'a pas plus de 38° de température. Pas de facies typhique, pas de douleurs, mais la courbature persiste avec sensation de brisement. La langue est saburrale, grisâtre, peu étalée, Pas de diarrhée, ventre souple et indolore dans la fosse iliaque, un peu sensible sur le trajet du côlon transverse. Foie et rate normaux. Pas de taches rosées, mais piqueté rouge sur les flancs et le sternum.
ÆO—
Aux poumons, gros râles de bronchite. Rien au cœur, pouls régulier.
REMARQUES. — Cette malade ayant été baignée, ne devrait pas figurer dans le recueil de nos observations. Laissant de côté le tracé thermique qu’elle a pu présenter dans le cours de ce traitement spécial, nous avons tenu à produire la courbe des trois premiers jours, où se voitune dépression en V très manifeste.