‹ Thermométrie Cutanée: Son Utilité en Pratique MédicaleChapitre 15 sur 21 · II. — CONDITIONS DE SURFACE · texte numérisé non relu

II. — CONDITIONS DE SURFACE

Rayonnement cutané. — L'étude du rayonnement cutané nous intéresse pour plusieurs raisons, d’abord parce que ce rayonnement est une fonction directe de la température de la surface de la peau, et que, de ce fait, il suffit de mesurer la radiation émise, pour calculer la températuré : c'est le PC des radiomètres, déjà exposé plus haut.

Ensuite, le rayonnement Cutané nous intéresse parce que c’est un des facteurs les plus importants de la déperdition calorique chez l'homme, et qu'il joue un rôle capital au point de vue physiologique : environ la moitié (nous verrons plus bas des: chiffrés plus précis, variant suivant les auteurs) des calories. dont notre organisme a besoin se transforme en rayonnement.

Les rayons sont des infra-rouges de grande longueur d'onde, de 3 à 50 millièmés de millimètres. Ils sont analogues aux rayons solaires S'ils n'existent qu'en faible quantité dans le rayonnement qui nous vient du soleil, parce qu'ils sont absorbés par l'atmosphère ; ils travérsent en partie des plaques en sel gemme ou des feuilles de cellophane, où des lames très minces de mica ; par contre, on ne saurait les déceler à travers une lame de verre ou de quartz (sauf pour les épaisseurs infimes). En échange, les métaux les réfléchissent remarquablement et pourraient servir pour les concentrer sur les radiïomètres.

Nous n’insisterons pas sur la qualité des radiations cutanées qui est à peu près identique sür les diverses parties du corps,

DRE Nue . en ce sèns que les longueurs d’onde qui déterminent leurs propriétés sont pratiquement les mêmes.

C’est la qualité des radiations qui varie et on le constate aisément avec un radiomètre. Elle paraît même s’annuler pour certaines parties froides du corps, par exemple, lorsque les

. pieds ont la même température que l'air ambiant. En réalité, c'est le «bilan du rayonnement » tel que le nomme Saidman, qui s’annule. On doit donc distinguer le rayonnement physique dont l'étude est essentiellement théorique, du rayonnement mesurable dans la pratique (excès de rayonnement cutané sur celui des milieux on et qu intervient dans le métabolisme. < | Se

Au point de vue physique, la peau rayonne comme uñ corps

. noir, un tel corps étant par définition celui qui absorbe totalement les radiations ; pour nous permettre une image comparative, nous dirions que si nos yeux pouvaient voir l'infra-rouge, : toutes les races paraîtraient noires. Le fait que la peau humaine se comporte au point de vue du rayonnement comme un « corps noir » défini par les physiciens, a été établi par Abbot et Aldrich, par Bramick et Cobet, par Saidman, par Hardy, par Buttner. Ce dernier a contesté toutefois que le rayonnèment atteigne 100 9 de celui prévu par la théorie ; admettant qu’une certaine réflexion existe dans tout le spectre, il réduit l'émission à 94% ; ilest possible qu'une légère réduction doive être établie du fait de la réflexion, mais elle ne semble pas atteindre 6%

Quoi qu'il en soit, ce léger décalage n'empêche pas d’atiliser pour les recherches biologiques les lois bien calculées par les. physiciens qui se sont occupés du «corps noir» en général. Ceile qui nous intéresse au point de vue quantitatif indique. que le rayonnement est proportionnel à la quatrième puissance de la température absolue du corps émetteur. Par exemple, si

la température absolue double, le rayonnement augmente dans la proportion de 2 x 2 x 2 X 2 = 16 fois. Rappelons que la température absolue se calcule en degrés de Celsius, en ajoutant 2739 à la température habituelle Jue avec un thermomètre ordinaire. Donc, si la surface cutanée est à 33°, la valeur de la température absolue ‘est de :

En portant à la quatrième puissance, les températures qui

nous intéressent au point de vue physiologique, on obtient les proportions relatives suivantes :

00 (glace fondante) .......... MTS IR 556 LOT RS Se lo à RC NO TE 718 DD RP Re CL ES SÉPER RSL RU 0 789 BOPPAN TE URL NREL RTE, LR TOC 8A4 B0 VE tan is cp RP TT MATE E 877

LD LE M NT ER RASE tree PRRS FR LES 900 NL IS 2e TOR Le AN FU 924

En résumé, lorsque la re cutanée monte de 25° à 370 . le rayonnement augmente d’un sixième environ.

Mais, en fait, le corps émetteur ne se trouve pas isolé dans un espace vide ; jl reçoit par conséquent, un rayonnement thermique provenant des objets environnants et des murs de la chambre où il se trouve, etc... On doit donc lui appliquer une formule provenant de la loi de Stephan -Boltzmann :

.q = 1.37 X 10-22 (T* — Ti)

par centimètre carré de surface et par seconde.

La quantité q est exprimée en petites calories.

T et T sont les températures absolues.du corps radiateur et du milieu ambiant. |

On peut simplifier le calcul en adoptant un chiffre intermédiaire T;. On obtiendrait ainsi :

q + 1.37 x 102 x AT (T, —T})

En mettant T, — 300, on obtient une formule plus simple, citée par Ipsen : ; g = 1.5 x 10(T; — T;)

ou en grandes calories heure, utilisées par les physiologistes : Q = 5.41 (Ts —T;})

T, étant la température moyenne de la peau et T, celle de l'air ambiant.

Ludeling pense que la loi de 5.épnan- -Boltzmann ne s ‘applique qué dans les cas où l'air ambiant se trouve à une température plus basse que celle de la peau et où les murs de la pièce d'examen sont eux-mêmes un peu plus chauds que l'air.

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Eva, Fes

En réalité, la surface rayonnante de la peau reçoit à son tour diverses radiations susceptibles de l’influencer : en éliminant le Cas d'un radiateur de chauffage existant dans la pièce ou d’un faisceau de rayons solaires qui élèverait sensiblement lætempérature cutanée, il nous reste un ensemble de radiations émises par les murs et les objets environnants, qui intervient plus ou moins. Il ne s’agit donc pas seulement d'une déperdition calo-

rique par rayonnement, mais d'un bilan entre l’énergie Le onnée

et l'énergie absorbée par la peau.

= Une mention particulière doit être faite pour < qui ne sont pas directement exposées à l'air ; elles rayonnent évidemment en fonction de leur température, mais elles reçoivent un rayonnement secondaire des vêtements qui les entourent. Enfin, la forme et la position de la surface rayonnante interviennent comme des facteurs non négligeables; ainsi, la main largement ouverte a une surface rayonnante plus grande que la

main à moitié fermée. On arrive ainsi à la notion de la surface

réelle ou plus exactement à la surface équivalente de radiation du corps humain.

Cest une question qui a préoccupé un certain nombre de chercheurs, étant donné que la radiation totale de l'organisme dépend de la surface rayonnante. Rubner a constaté qu'un sujet habillé présente une surface de 21.923 cm?, mais que 3.129 cm? ne participent pas au rayonnement extérieur.

La surface du corps humain peut être évaluée suivant trois principales méthodes :

19 photographique ; 20 entourage de papier ; 3° chargement électrique.

Mais l'existence de plis, le fait que des surfaces se trouvent en regard et échangent leurs radiations, la présence de régions pileuses, réduisent en fait l'énergie globale du rayonnement. C'est pourquoi, au point de vue pratique, on cherche à définir la surface équivalente qui donnerait la même quantité globale d'énergie, avec un rendement de 99 %.

Malheureusement, les résultats publiés par divers auteurs sont très discordants : Hardy et Dubois trouvent que la surface

‘équivalente est de 78 % de la surface réelle ;;/Bonnenkampf et - Ernst admettent 85 %, chiffres variant légèrement avec le sexe ;

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81 % chez les hommes, 86 % chez les femmes (Bonnenkampt et Bandow). Bedford trouve une surface équivalente de 50 % chez un sujet mis en boule. Winslow, Herrington et Gagge obtiennent 75 % chez les sujets assis.

L'importance de la position du sujet est si ‘grande que Bonnenkamp et Pasquay affirment avoir trouvé chez le même sujet une surface maxima de 24.500 cm°, qui tombe à une surface équivalente de 13.900 dans une position normale, et à 6.150 lorsqu'il se trouve dans une attitude de flexion en « boule ».

Ces divergences rendent bien précaires les chiffres qui sont pris comme base pour le métabolisme basal ; la notion du métabolisme de base se heurte à de multiples objections, sur les- ‘ quelles nous reviendrons plus loin ; nous ne pouvons parler ici que du facteur « rayonnement » qui correspond à un grand nombre de calories. On a essayé de chiffrer la part du rayonnemént dans la dépense totale énergétique de l'organisme humain. Helmhorltz a admis qu'il correspond à 80 %, Benedict a trouvé 75 %, Viererdt le même taux de 75%, Bonnenkampfet Ernst 70 %, Hardy et Dubois 58 %, Lune 43 %,et Buttner 42%.

-seulement.'

Tout cela résulte de méthodes de mesures tomes et de: causes d'erreur attribuant des pertes de calories au rayonnement, alors qu’il s’agit en réalité, d’autres facteurs. Comme nous l’avons déjà dit plus haut, on confond les courants de convection, si difficiles à mesurer, avec les pertes dues à la radiation. Si l'on pouvait enfermer un être humain dans un immense globe en sel gemme ou en matière perméable aux radiations, mais arrétant les courants de convection et de vaporisation, on s’apercevrait que la quantité d'énergie, compte tenu du pourcentage d'absorption de la paroi, est encore moindre.

Il est évident que le rayonnement, la température ambiante, jouent un rôle essentiel. À une température voisine de 35° la déperdition par rayonnement tomberait à 0, parce que les dépenses équivalent aux recettes.

HI. — CoNDITIONS (MÉTÉOROLOGIQUES.

I faut toujours tenir compte des conditions extérieures quand on mesure, que ce soit dans une chambre fermée ou en dehors.

On s'est efforcé de déterminer l'influence des facteurs météorologiques sur la température cutanée. Le grand nombre des conditions extérieures donne des résultats peu nets. Hill et Dorno se sont efforcés de créer ung#onstante unique comme expression d'ensemble de toutes les’conditions extérieures : c’est. la « constante de refroidissement ». ue

Selon les conditions de surface, il y a beaucoup de constantes de refroidissement. Pour le corps humain, il n’y en a qu'une seule qui puisse être juste? Malheureusement, les instruments de Hill et de Davos ne donnent jamais la vraie constante de refroidissement, Car ces instruments réagissent différemment du corps humain, en ce qui concerne les conditions de rayonnement, la perte thermique, la conduction, et surtout par rapport à la 0 de la surface ? Tout calcul est impossible. On a créé l'instrument de Pfleiderer-Buttner dont les conditions de surface correspondent à celles du corps. Cet instrument a donné de bons résultats dans la pratique des recherches physiologiques, et dans le dosage climathérapeutique.

L’instrument mesure en unités TAURS thermique de la T de l'air, du rayonnement réfléchi ; ces valeurs sont dans les mêmes proportions chez l'homme moyen.

Ceci est valable pour toutes les combinaisons météorologiques dans les limites DOPONANee pour un homme nu.

La température sous-cutanée.

En général, la température cutanée baisse du centre vers la périphérie, mais d’une façon très irrégulière ; les tissus qui sont bien vascularisés montrent une certaine différence de température avec la lempérature centrale, et ont, par conséquent, un plus petit potentiel thermique (temperaturgefalle). Celui-ci peut être très élevé dans les tissus mal irrigués, comme par exemple la couche cornée. Un potentiel thermique élevé rend difficile

toute appréciation de la température sous-cutanée, car il est difficile de déterminer la profondeur de l’endroit où l'on mesure ; une autre source d'erreur est liée au corps mensurateur luimême. La piqûre irrite d’autre part les tissus, mais c’est surtout l'anesthésie locale qui altère la peau. Ces circonstances entraînent

SANS | QE divers inconvénients dans l’utilisation de la thermométrie souscutanée. (Thermométrie de la profondeur de Toudek.)

B. Toudek a, le premier, utilisé la thermométrie sous-cutanée, afin d'étudier l’action en profondeur des traitements par la chaleur agissant sur la peau. Des recherches analogues furent entreprises par C. Sonne, A. Lœwy. Fait curieux, Sonne cite une température de 47° 7 à une profondeur de 5 mm. après une irradiation à l’aide d’une lampe à arc ; c’est cependant un résultat qui a été calculé dans de mauvaises conditions, et qui diffère de 40 du résultat réel. Lœwy et Dono ont trouvé la température de 39 — 400 à une profondeur de 2 em. 1/2, à la suite d’une irradiation solaire. On ne comprend pas très bien pourquoi ces auteurs admettent que le courant thermique a une direction centrifuge. R. Brittner a trouvé qu’à l’occasion de l’apport d'une grande quantité de chaleur locale, le potentiel thermique a une direction centripète. Des différences spectrales n’ont pas entraîné des différences de température, cependant on a noté de grandes différences de sensibilité et de tolérance. Il a recherché en plus, à l’aide d’enregistrements simultanés, la capacité de conduction thermique (la capacité apparente de conduction thermique) et les variations cireulatoires. W. Schultze a fait des mesures de la température sous-cutanée en étudiant le rôle de la constante de refroidissement. Il pense que la température sous-cutanée est plus importante que la température cutanée, car c’est elle qui est à considérer dans l’économie thermique, en ce qui concerne l'influence des conditions extérieures, et, d'autre part Ph. Keller a montré que c’est la couche à 0 mm. 5 de la peau qui joue un rôle décisif dans la perception thermique. Nous ne sommes pas de l'avis de M. Schultze, car nous avons pu établir les rela- tions existantes entre la constante de refroidissement et la température cutanée-relations qu'il ignorait. Des rapports identiques existent entre la température cutanée et la constante de refroidissement. Pour éviter la source d’erreur d'ordre thermique, on utilise des instruments longs etminces, qui sont introduits presque parallèlement. L’instrument cité par Zondek et utilisé aussi par Ph. Keller, Lœwy-Dorno est un petit thermomètre Hg max. qui se trouve dans un étui nickelé d’une épaisseur de 1 mm. 85 et d’une longueur de 10 cm. Le récipient de mercure a une longueur de 25 à 30 mm. La piqûre ainsi que le maniement de cet instrument friable demandent une précaution infi-

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nie. On mesure pendant 1/2. Comme le récipient de mercure est très long, il sert davantage dans les mesures de la température des muscles, du foie, du poumon, etc., et pour la mesure sous-cutanée.

La méthode thermo- be est beaucoup plus précise. Sonne;, W. Schultze (fabrication Papowerk-Hannover)et R. Buttner. (fabrication originale) utilisent des aiguilles d'acier qui contiennent dans leur axe un fil isolé ; son épaisseur est de 7 mm.

sa longueur 4 cm. Ce qui était particulièrement difficile, e’était le choix du fil d’acier qui mène à la bouteille thermique ; il s'agissait d'éviter la formation d'éléments thermiques parasites. La fabrication Hartmann et Braun nous a donné de très bons résultats.

Différences de températures cutanées locales.

Dans les chapitres précédents, nous avons passé en revue les influences des conditions internes de surfaces, et externes sur la température cutanée. Mais chaque petite surface cutanée a son économie thermique propre. On conçoit ainsi aisément qu'une combinaison variable de ces conditions peut donner de grandes différences locales de la température cutanée. Donnons une place à part aux conditions internes. Ici, la circulation sanguine cutanée est d’une signification particulière, car elle peut varier sous diverses influences locales. L'effet peut être limité sur une petite surface ; cette excitation peut cependant intéresser aussi par voie réflexe une plus ou moins grande partie du territoire vasculaire intéressé. La conductibilité thermique peut également jouer un rôle, ainsi, par exemple, la température cutanée au niveau des artères et des veines superficielles est beaucoup plus élevée, le plus souvent. Si le territoire d'origine de la veine superficielle est froid, latempérature cutanée de cette veine peut être abaissée. Shade a démontré la formation de la chaleur locale au niveau des foyers d’inflammation. L'opinion défendue autrefois par Benzier et Jonas qu'il existeraitune projection thermique des organessur la surface et qui permettrait une palpation thermique de ces organes, n’a pas résisté à la critique. Le résultat de Talbot d’une température cutanée de 38°2 au niveau de

la pointe du cœur, contre 31°8 au niveau de la joue, n’est pas probable. Quant aux conditions locales de surface, il faut consi: dérer le degré de la courbure de la superficie. Les parties saillantes et très courbées du corps perdent relativement plus de chaleur, et ont, par conséquent, la circulation sanguine cutanée restant égale, une température cutanée plus basse. S'il y a en plus un obstacle à la circulation de la peau, la température cutanée peut atteindre au taux très bas. Ceci est valable pour le nez, les oreilles, les extrémités, surtout les doigts et les orteils et l'expérience prouve ces faits par la fréquence de gelure de ces parties du corps. Les parties couvertes ou poilues perdent moins de chaleur. À partir d’une certaine épaisseur des poils, la peau ne peut être considérée comme non couverte. Quant

au dépôt huileux ou graisseux, nous n'y reviendrons pas. Les

pigmentations locales peuvent présenter, à l’occasion des irradiations, une température cutanée plus élevée, si la transpiration locale activée ne neutralise pas cet effet. Le degré de l’humidité locale de la peau a une influence prépondérante sur la topographie.

Symétrie des températures cutanées.

Même s'il est vrai et démontré qu'il existe des différences locales de température cutanée, une question reste encore discutée parmi les spécialistes de la thermométrie cutanée :

Deux points symétriques, situés l’un à droite et l’autre à gauche de la ligne médiane, ont-ils la même température ?

Les uns dnetont cette symétrie d'une façon quasi absolue, tandis que les autres considèrent comme normaux des écarts atteignant un degré. Dans la pratique, la question a une grande importance lorsqu'il faut interpréter la valeur séméiologique d’un écart thermique constaté au cours d'examen chez les malades atteints d’affections articulaires ou neuro-circulatoires.

Notre Maître J. Saidman, qui a pris plus de 100.000 mesures chez un très grand nombre de sujels normaux et pathologiques, est très catégorique à ce sujet, il affirme n'avoir jamais rencontré un écart thermique d’un demi degré entre deux points symétriques, sans trouver en même temps une explication géné-

ralement pathologique, parfois physiologique ou fonctionnelle : par exemple, au niveau des membres supérieurs, on observe des différences chez les ouvriers ou les sujets maigres, utilisant inégalement leurs membres.

Il faut tenir compte, lorsqu'on trouve des écarts thermiques entre deux points symétriques, d’une série de causes d'erreur, ainsi on n’apprécie pas toujours à l'œil l'égalité de distance de la ligne médiane, l’égalité des hauteurs, la symétrie des dispo- -sitions, en outre, le fait simple de faire des mesures à des moments différents explique des divergences thermiques, ainsi, au lieu de mesurer II points sur le genou droit, puis II points sur le genou gauche, nous déplaçons le thermomètre alternativement à droite et à gauche, pour chaque point.

En outre, il est probable quele simple fait d'exercer une pression au niveau d’un point peut entraîner un réflexe vaso-constricteur du côté opposé. Aussi, faut-il être assez large dans l’interprétation et admettre que dans la pratique, on peut trouver. des petites différences entre deux points symétriques ; encore des écarts minimes au niveau du tronc (par exemple de 0e 2)

peuvent-ils s’'accentuer au niveau des extrémités où le refroidissement est plus facile, sans toutefois atteindre un degré, comme cela a été affirmé par Melcopp, Œhler, Heints, Claus et Bingel.

us statistique intéressante a été publiée par Foged, portant sur 9.712 mesures, dans la majorité des cas la différence entre les points symétriques des pieds n’a pas dépassé 0° 2 à 03 ; des écarts au-dessus de 08 n'ont été constalés que chez 8 % des sujets ;emtin, on ne trouve des différences atteignant 1° ou davantage que chez un sujet sur 240 ; il s’agit de vieillards, de 70 à 85 ans, ayant par conséquent le droit de présenter des altérations artérioscléreuses inégales au niveau des deux membres.

Cotte admet que l’assymétrie augmente avec le travail ; cela se conçoit aisément, étant donné que les efforts sont rarement égaux : pour les deux moitiés du corps. :

Cobet admet l'égalité absolue des températures sur le front à droite et à gauche, mais il trouve des écarts sur le reste du Corps. ie

Debat, qui examine 14 points sur la face, trouve une symétrie parfaite.

Benedict admet cette symétrie sur tout le corps, et lorsqu'il

G. Michel 3

DE

examine la température superficielle moyenne, il se contente de la prendre d’un seul côté.

Pour conclure, nous admettrons que la symétrie thermique existe réellement, sous certaines réserves régionales, que nous développerons en étudiant la topographie thermique dans les chapitres suivants. C’est grâce à cette symétrie qu'il est possible de tirer des conclusions intéressantes au point de vue du diagnostic lorsqu'on découvre des écarts de température.

Il est évident que l’on aura eu soin de vérifier qu'une différence thermique n’est pas due à une attitude assymétrique, ni à une origine fonctionnelle. On admettra comme possible, du fait de la technique ou du temps nécessaire entre deux mesures, des écarts, de 0°2 à 0°3 pour le visage et le tronc, et de 002 à 005 pour les extrémités.

Il faut dire seulement encore quelques mots sur la température au niveau du front et au niveau des extrémités. Le front a le plus souvent la plus haute température cutanée. Celle-ci ne montre que peu de variations à ce niveau, surtout par rapport aux conditions extérieures, cependant les variations de la température centrale ont une influence nette. Cobet en conclut qu'au nivau du front ce n'est plus la circulation sanguine cutanée qui joue le rôle principal, mais la conduction thermique du cerveau. On devrait s'étonner que les parties les plus importantes du corps soient tellement peu à l'abri, surtout chez les personnes chauves. Heureusement, les résultats cités par Cobet nous donnent une impression contraire, c'est-à-dire en faveur d’une circulation sanguine cutanée intense. Les extrémités se comportent d’une façon différente. Les températures cutanées baissent en direction distale et atteignent leur minimum au niveau des bouts de doigts (orteils). C’est compréhensible ; ce qui estfrappant c'est que cette température cutanée au niveau des extrémités subit de grandes variations ; cela s'explique par le fait que La peau des extrémités ne dépend pas d'un territoire vasculaire autonome comme la tête. Un obstacle à la circulation retentit nettement sur les extrémités qui reçoivent beaucoup moins de sang. Il en résulte une baisse de la température cutanée et un refroidissement des tissus plus profonds. L'apport thermique vers la peau se restreint ainsi. C'est l’image typique de la régularisation au niveau des extrémités. Il faut done s'attendre à des températures cutanées

RL

particulièrement bassès au niveau pes régions dans lesquelles coexistent :

1° une faible circulation sanguine cutanée ; 29 une forte courbure de: la surface avec absence de poils ; 3° un grand degré d'humidité cutané.

On s’attendra, au contraire à la rencontre de très hautes températures cutanées au niveau des endroits avec une forte circulation sanguine cutanée (voisinage de foyers d’inflammation), avec une bonne conductibilité thermique, avec de nombreuses artères superficielles, av ec une peau sèche présentant de laÿconcavité et de la pigmentation locale.

r ; Température superficielle et topographie.

Une autre conception sur laquelle nous désirons attirer l’attention, c’est l'intérêt que présente la détermination de la température superficielle d’un sujet. Pour comprendre l'intérêt de cette question, il faut se rapporter aux articles publiés soit par J. Saidman seul, soit en collaboration avec Guy Laroche et avec Moscovici sur le rayonnement de la peau. Cerayonnement constitue une grande partie de la déperdition calorique de l’organisme, sans toutefois atteindre lés 75 % que lui attribuait L. Atwater. Il est fonction de la quatrième puissance de la température absolue d’une région. On peut donc au lieu de mesurer le rayonnement, mesurer seulement la température au niveau de tous les points de la surface cutanée, ou, par exemple, tous : les centimètres. On arrive, en fajsant une moyenne des températures ainsi mesurées, à connaître exactement la température

«moyenne de la surface du corps.

En fait, nous estimons que l’on peut se contenter de prendre la température au niveau d’un certain nombre de points seulement, et nous avons adopté la technique de Saidman, soit 33 points désignés sur le tableau ci-dessous, correspondant chacun à une région intéressante à étudier. 19 points se trouvent surla surface antérieure du corps et les 14 autres sur la face postérieure. Le patient reste couvert au moment de ces mesures ; à notre avis cetté technique se rapproche des conditions nor-

Fe de la vie, nous estimons que si le sujet est entièrement u, il se trouve dans des conditions anormales dont l'examen eee à priori, moins d'intérêt.

Topographie. — Nous commençons à prendre la température du front à deux travers de doigt au-dessus de la racine du nez.

Nous continuons à prendre la température d’une joue au niveau de l’arcade zygomatique. Ensuite, nous prenons la température du cou au niveau du corps thyroïde, aussi bien à droite qu'à gauche, afin de déceler s’il existe une inégalité de température qui est, du reste, assez fréquente. Nous prenons la température du creux claviculaire à deux travers de doigt au- -dessus du milieu de la clavicule.

La température de la région du creux sous-claviculaire est prise à deux travers de doigtau- -dessous de la CANIEUE, sur une ligne allant au sein.

Un autre point désigne la température du sein, prise à un travers de doigt en dedans du mamelon. |

La prise de température abdominale commence au rebord “costal, dans la région correspondant à la vésicule biliaire. Une autre température est prise à un travers de doigt en dedans de l'ombilic. Enfin, la série des températures abdominales se termine par la mesure du point appendiculaire dans la fausse iliaque droite. |

La température des membres est mesurée au niveau du 1/3 supérieur et du 1/3 inférieur de la face antérieure de la cuisse,

ensuite au niveau du centre de la rotule et du bord inférieur du tibia au milieu ue celui-ci et PRIEAE un peu sur la face interne de l'os.

Nous terminons par la prise de la température au milieu de l'interligne tibio-tarsien et au niveau de l’avant-pied. Nous terminons la prise des températures sur la face antérieure du corps par la température de la face antérieure de l’avant-bras au niveau du milieu du biceps et de l’avant-bras, au-dessous du pli du coudeet de la paume de la main, au centre de celle-ci, c’està-dire dans la zone comprise entre le 3e et le 4 métacarpien.

Ceci posé; le sujet est invité à se coucher à plat ventre et l’on prend les températures suivantes :

— au niveau de la muqueuse (apophyse épineuse de la 5° cervicale), | .

es — out au niveau du dos, au travers de l'apophyse épineuse de la 6°et de la 12° dorsale, ainsi qu’au travers des champs pulmonaires, à deux travers de doigt au-dessous de la pointe de l’omoplate droite et de l'omoplate gauche. La température du dos est complétée par la prise dela Ve lombaire et l’on continue par la fesse, au centre de celle-ci, à 3 travers de doigt en-dehors de la ligne médiane et à la même distance au-dessus du pli fessier.

On prend ensuite la témpérature au niveau de la face postérieure de la cuisse, au niveau du 1/3 supérieur et du 1/3 inférieur.

On termine par la mesure de la température au niveau du centre du mollet et de la plante du pied, au centre de la voûte plantaire.

Enfin, la face postérieure des membres supérieurs est mesurée

au niveau du milieu du triceps, sur la face dorsale de l’avantbras, à 10cm. au-dessous de la pointe de l’olécràne, et, pour terminer, la prise de température au niveau du dos de la main, entre le milieu du 3° et du 4 m métacarpien.

R On obtient ainsi 33 points dont le nombre est choisi pour faciliter le calcul dé la moyenne. Il est entendu que ees points ne sont pas équidistants, mais la moyenne ainsi obtenue ne varie qu’assez peu de la moyenne prise exactement à des points équidistants, qui, théoriquement, seraient plus logiques, mais qui, dans-la pratique, sont plus difficiles à déterminer.

Nous publionsicile résultat de 132 mesures faites sur le même sujet (Mlle C.}(Tableau 1).

Les variations par point dépassent le degré, tandis que la moyenne, après une légère élévation de 4/10° de degré, revient au chiffre initial.

L'examen détaillé montre que tes variations sont plus considérables au niveau de la tête et du cou, des extrémités (mains et pieds) etau niveau du sein,et de la fosse iliaque droite.

Toutefois, si l’on fait des mesures à plusieurs heures d’intervalle, on peut mettre en évidence des variations considérables de la moyenne chez un certain nombre de sujets. Les recherches faites par Saidman à l’Institut d’Actinologie de Valauris ont montré qu'un tiers des sujets conservent leur température superficielle stationnaire dans la journée, malgré les variations de Ja température profonde. Un autre tiers voit la température super-

ficielle s'élever dans le courant de la journée. Dans un petit nombre de cas, cette élévation suit celle de la température rec-

FR R ess

TABLEAU I qe 2e 3e 4e examen examen examen examen Ecart 21 h.22 21 h.40 22 h. 22 h.20 maximum Pr ocre a AE EE 3106 340 349 33084 264 JOUER REC RE rx 203409 390/2%.2500 350 191

Région thyroïdienne, lobe droit . 3404 3504 3404 3497 ee Région thyroïdienne,lobegauche 3404 34908 3492 : 3404 006

Région sus-claviculaire ....... 3308 350 3409 - 3501 103 Région sous-claviculaire ...... 3205 - 3403 3303 3301 198 SOIN ne A Nr Rs LT RRTR 3002 3204 3193 2903 391 Bordéhépaique ete ere 349 3301 3208 3208 102 Région para-ombilicale .....,. 3206 3108 3191 3009 197 : Fosse iliaque droite .......... 3205 3104 3293 3397 203

‘ Cuisse partie supér. et antér....: 3004 2908 2905 29247 < T0 Cuisse partie infér. et antér.... 2802 2806 2902 2803 1°:

Rotule 5... aus AUD ROSES; STE IS Tibia, face intérieure ........ 2808 2996 - 3002 3092 104 Interligne tibio-tarsien :...... 2706 2701 2705 28° 009 DOS Did. ar ea im 2797 2695 : 2606 2604 193 Bras, face antérieure......... 32° 3204 3204 3203 004 Avant-bras, face antérieure ..' 3205 3205 3306 3304 101 Paumé dela main... te 3496: 53201) 320 He Colonne, 6°:cérvicale 3502 3492 3401 3301 201 Colonne, 6° dorsale ......... 3308. 3309 >. 3306 5 32086 40 Base pulmonaire droite ...... 3399 3997 3203 3302 106 Base pulmonaire gauche .... 849 83307 3201 3202 129 Colonne; 12€ dorsale ,......: 3304 349 3208 339 102 Dombes San Eee 13206 3204 3208- 349 106 :

ESSOR ae den en MSc 2704 2802 2708 2795 008 Cuisse partie supér. et postér... 299 2905 2904 2903 005 Cuise partie infér. et postér.... 290 3003 3001, + 2907 193 Moep nr PRE RE nr 2904 2908 2903 2902 Oo6 Plante düu-piedé sr Reese 2804 2802 2991223099 205 Bras, face postérieure ....... 2809 3004 2903 2809 do5 Avant-bras, face postérieure... 3102 3199 3103 JOUA ERA0S Dos delamains LENS 280 2904 3004 3097 297 Température moyenne ....... 3193, 3107 3193 3104 L

tale, si bien que l'écart entre la température rectale et la température superficielle est constant. Dans un plus grand nombre de cas, la température superficielle s'élève beaucoup plus que la température rectale. Ces états correspondent en quelque sorte à une fièvre cutanée ? Enfin, chez 1/3 des sujets, la température superficielle s’abaisse dans le courant de la journée, et la température moyenne du soir est nettement inférieure à celle du matin.

nt es

Les recherches qui ont abouti à ces conclusions sont basées sur l'examen de 13.000 mesures faites à Vallauris, mais sont valables pour le-climat de Vallauris-le-Canet. Il semble, en | effet, que la température superficielle subisse dans de larges proportions l'influence des climats.

Enfin, la température superficielle subit des variations en fonclion de la température ambiante. Ces variations découlent d’une part des lois de la physique, d'autre part des phénomènés physiologiques ou pathologiques constituant une ones rade viduelle du sujet, variable suivant les cas. à

Avec les techniques adoptées, en ne découvrant qu’un quai de la surface cutanée du sujet, l'influence de la a US ambiante nous paraît être moins considérable. Toutefois, ces ‘facteurs individuels persistent et il faut en tenir compte dans - l'interprétation des résultats. Dans les conditions de technique

exposées plus haut, la moyenne des températures observées à

Vallauris est passée de 3193 en mars pour une température ambiante de 18° à 3393 en juillet pour une température ambiante de 266. La moyenne générale est de 32°3.

Ainsi donc, tenant compte de ces différents facteurs? nous allons examiner brièvement les températures obtenues chez trois personnes, dont l'une est en état de fièvre et dont les deux autres ont des Llempératures rectates normales, tout en présentant des températures superficielles très différentes, l’une audessus de la moyenne et l’autre en dessous.

Nous voyons, par exemple, que le front, qui est à 3608 chez le malade fébrile, est à 31°4 chez une personne que nous considérons comme normale, et à 2709 chez une autre, que nous considérons comme hyperthyroïdienne. La joue présente la même température chez les deux sujets à température normale, 27° chez l’un et 27°2 chez l’autre ; elle est de 10° plus élevée chez la malade fébrile, bien que la différence de température centrale ne soit que de 2°.

On conçoit ainsi que le bon sens populaire cherche à déterminer la température en mettant la main sur la joue ; celle-ci, dans une certaine mesure, amplifie l'écart de température interne. |

Nous remarquons également la différence très nette qui existe au niveau du cou, à la hauteur de la thyroïde : le malade nous donne une température de 30° et 2/10 aussi bien à droite qu'à

ES

gauche. L'autre sujet, avec la même température centrale, nous: donne 3593 à droite et 3404 à gauche, nous indiquant ainsi que son lobe droit est plus développé que le côté opposé, Quant à la malade fébrile, la température est à peine un peu plus élevée, et indiqué 36°9 à droite et 366 à gauche. Au-dessus de la clavicule, on trouve respectivement 30 ef 3/10 chez l'hypothy- “roïdienne, 3307 chez la deuxième personne normale et 3701 chez la fébricitante. Au-dessous de la clavicule, on trouve respectivement 2907, 349 et 3506, Si nous passons ensuite du rebord costal intitulé bord hépatique, nous trouvons 300 et 5/10, 33°9 et 37°3.

L'ombilie, centre théorique du corps, a la réputation d'avoir une température relativement constante. Dans la région paraombilicale, on trouve 2898, 3396 et 3607. En réalité, la température de cette région varie beaucoup selon lépaisseur du panicule graisseux, qui, lorsqu'elle est assez considérable, refroidit sensiblement ie région.

La fosse illiaque dontie respectivement 29°9 à 33°6 et 3653.

Nous voyons qu’au niveau de l'abdomen, comme au niveau du thôrax, la fièvre n'élève pas très considérablement la tempé-— rature : à peine un peu plus que la différence de température: profonde. à

Il n’en est pas de même au niveau des membres où Ja différence va s’accentuant. Les membres sont évidemment plus froids chez les sujets hyperthyroïdiens ; ainsi au niveau du 1/3 inférieur de la cuisse on trouve 26°1-27°7 chez les fébricitants, c'est-à-dire le même écart de 10° que nous signalions au niveau de la joue.

La température au niveau de la rotule varie plus ou moins, selon les sujets. Dans le premier cas, elle n’est que de 23° et 4/10, c'est à-dire la température maxima décelée chez le sujet ; elle atteint 26°3 chez le malade numéro 2 et 3597 chez la fébricitante.

Au niveau des pieds, les températures vaïient beaucoup, non seulement selon le sujet, mais aussi selon la manière dont les extrémités sont protégées. Aussi nous n'insisterons pas beaucoup sur les différences constatées, et nous reviendrons aux températures notées sur le dos ; celles-ci ne varient pas considérablement sur toute l'étendue du dos; ainsi elles sont de 29% à 309 chez le premier sujet, de 33°8 à 3403 chez le deuxième et de 35°5 à 36°4 chez la malade fébricitante.

Les fesses ont une température qui varie selon l'épaisseur du . panicule graisseux ; elle tombe à 26° pour le premier, s eve à. 31° chez le deuxième et à 3702 chez la fébricitante.

Nous avons voulu, au cours de cette étude, passer en revue d'une façon sommaire, les constatations faites au cours d’un examen qui est rapide, puisque la prise de ces 33 températures ne one pas plus de 5 à 8 minutes chez un sujet entrainé.

Saidman recommande de le faire systématiquement chez tous. les malades et même plusieurs fois au cours du traitement, afin de découvrir si les sujets présentent une stabilité de leur température superficielle ou au contraire une instabilité.

A la lueur de cet examen, on décèle de véritables fièvres. locales, dont le médecin entend souvent parler, puisque le malade se plaint de chaleur, que l’on ne trouve pas à l'examen rectal. | La constatation de ces élévations ce température locale peut mettre le médecin sur la piste de troubles de stabilité dermique qui méritent une description spéciale dans les livres de pathologie.

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