LT N NE A
déterminé, et ne pas revenir trois ou quatre fois, sous prétexte
: : à ; que l’on a pu se tt omper ;-si l’on craint une erreur, il est préfé-
rable de recommencer l'exploration de toute la région. En effet, le
simple fait de prendre la mesure d’un point cutané, d’y appliquer un corps étranger, est susceptible de modifier cette température. Ceci a déjà été remarqué par divers auteurs qui se sont occupés de la thermométrie cutanée, parmi lesquels nous citerons André Seligman, de même que J. Saidman seul, ou en collaboration avec Guy Laroche.
Avantages et inconvénients des divers appareils.
Il nous paraît opportun de passer en revue les principales indications des divers thermomètres cutanés. Nous avons déjà dit que nous reprochions aux thermomètres à réservoir liquide leur inertie, qui demande un temps d'application trop long pour les examens où de nombreux points doivent être étudiés. Tout au plus, pourrait-on s’en contenter pour des techniques comme celles qui consistent à mesurer la température d’un orteil ou de la plante des pieds chez des sujets couchés ou endormis (par exemple pour la recherche du signe d’Ipsen). De même, pour comparér la courbe thermique d’un point pendant des heures, car on a la possibilité de laisser sur place un ou plusieurs thermomètres, il suffit de jeter un regard de temps en temps sur la colonne de mercure. Encore, faut-il faire des réserves sur la température réelle de la peau qu’on croit mesurer, car, en fait, ce que l’on obtient, c’esi la température d’une enceinte dont une paroi est la paroi cutanée et l’autre est constituée parune matière inerte qui perturbe incontestablement la radiation normale de la peau. Même Ipsen, qui s’est fait le promoteur de ces procédés si simples en apparence, reconnaît que l’on obtient environ 1°2 de plus que la température vraie.
Il nous reste donc à comparer les thermomètres électriques et les radiomètres ; on peut leur adresser le reproche commun d’être coûteux ; cela provient, non pas du thermomètre lui-même, mais du galvanomètre, appareil de précision d’un prix élevé.
Les thermomètres à résistance électrique, nous paraissent peu recommandables en raison de leur inertie ; ils ne seraient. à conseiller que pour prendre la température moyenne d'un
membre ou du tronc, à condition de disposer d’un fil à à enrouler facilement.
Les radiomètres ne donnent pas la température d’un point, mais seulement sur une surface de quelques dizaines de centimètres carrés. Ils sont donc moins commodes pour examiner des régions où la température varie d’un point à l’autre, comme au niveau des interlignes articulaires, ou des synoviales sousjacentes, ou des doigts. En outre, ils sont d’un maniement peu commode, à cause de l'étalonnage avec un corps noir témoin.
C’est pourquoi, en éliminant progressivement les divers appareils décrits, nous arrivons à la conclusion que ce sont les thermomètres à couple thermo-électrique qui sontles plus commodes, qui se prêtent à toutes les régions et à toutes les techniques.
C’est donc l'appareil idéal du praticien dans les conditions actuelles.