‹ Thèse ... du cancer du rectumChapitre 3 sur 5 · partie antérieure de l’intestin · texte numérisé non relu

partie antérieure de l’intestin

3° cautérisation a été :employée par Everard Home, qui dit avoir détruit) un rétrécissement (par une seule application caustique. Cette .assertion dépend évidemment d’une erreur sur la nature de la maladie^ou sur le résultat du traitement, dit M. Costallat. Ce dernier rapporte que Sanson a obtenu trois succès de la cautérisation combinée avec la dilatation; pourson. propre compte, il n’en a retiré aucun avantage. M. Amussat employa , à sept reprises différentes , la cautérisation dans la maladie de Broussais. Il se servit trois fois d’un porte-caustique moyen; mais, le jugeant insuffisant pour la circonstance, il en fit construire un de gros calibre et l’employa quatre fois sans succès. Chez un autre malade, M. Amussat eut recours à un gros crayon de potasse caustique enfermé dans un tuyau de plume, et introduit à l’aide d’un petit spéculum à trois valves. La cautérisation, dit M. Vidal (de Cassis), ne peut produire aucun effet curatif durable ; mais dans le cancer du rectum, où la rétention prolongée des matières est , trjès-dangereuse , il faut, à tout prix, rendre une liberté' temporaire aux voies obstruées, et on obtient ce but par la destruction rapide des

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tissus morbides en se servant des- caustiques. Dans le cancen supérieur, Ja cautérisation >est impratkable''. ' ' . ..1 .

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:! Ecrasements Cg moyen a .été enàplôyé par M. Arriussat , chez un sujet porteur d’une tumeur, cancéreuse du rectum. Un bourrelet proéminent comme un col de matrice, assez ouvert pour passer le <loigt, fut saist par portions et 'écrasé) circiilairement eRtre les mors dentelés di’une forte et longue pince introduite par l’a nus i^îL’opé ration fut peu douloureuse et ne donna que peu de sang.rün i'ubfercule câncéreux fut également écrasé chez Broussais. Le résultat) de cètle opérétion consiste dans un agrandissement immédiat du calibre d'è l’intesitiri par la séparaiion prompte des tissus écrasés, avantage heureux, mais éphémère qui né peut être, étendu aii cancer fixé sur uia point élevé du rectum. ' ■ ? £ i m: t « i-

, 5" Arrachements — Les productioiis cancéreuses circonscrites, tuber¬

culeuses ou, polypiformesv peuvent être arrachées avec le doigtiplîé en crochet, lorsqu’elles flottent dansîla partie inférieure du crectum. Si laimuqueuse les recouvre, ‘il faut les dégager par une incision, préalable de cette membrane, et se servir der^pinces fà polypes.iM. Réca- .mier a fait plusieurs! fois cette opération , qui n’a ;d’influencè qiie sur ilci diamètre du rectuna. Les tumeurs libres» màis éloignées de l’anus ,

ne sont pas susceptibles d’être arrachées.». . tiOM. . i; . ; -<1

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1-6“ Ligaturés — La ligature est partielle ou en masse. Dans le! premier cas, on létreint avec le. fil une végétation ou un tubercule fongueux isolé; dans) le second, bn enveloppe tous les tissus malades et onrles cerne par .une forte constrietion. i

La ligature partielle se fait facilement sur les excroissances-saillantes à base étroite, qu’on fait tomber par l’étranglement. Mais, lorsque la tumeur a. une base large, un relief médiocre r la ligature ne» peut la .saisir, QU,(si,on parvient à l’appliquer, elle se relâche et tombe bientôt. Broussais souffrait beaucoup d’une végétation, que les selles pous-

»aie^t hors'dèi‘I’anus ;>M. Amussat en fit ladigature , ^et elle ne tarda pas à se séparer par la tnortification. Une autre ttitneur, ' située plus haut et pédiculée, 'fut ericere embrassée par uti' fil constricteur, qiii se relâcha par les tractions'.' Ce moyen est douloureux.'

*■ La ligature en masse se fait quand là tumeur n’est* pas située hôi’s de la portée dü doiigt. Pour la pratiquer, on injécte dans le reeium'utie grande quantité de liquide,* et on conseille au 'malade dé l’expulser avec force et rapidité: Quelquefois la tumeur est entraînée au'déhor,4 par les efforts d’expulsion résultant; de la'èdntractioh du diaphragmé et des muscles de la paroi abdoibinalé.'’ On place 'alors le malade comme pour l’opération de là fistule à Fanus ,“"et on applique unë forte ligature .sur la tumeur à l’endroît où elle s’unit à la muqueuse ; bn fait ensuite,* lin peu au-dessus, la section du pédicule, dont lé reste tombé avec la ligature. M. Pinault, auteur de ce pàèsagé','‘rejette cé'tte méthode comme palliative et fonde sà critique sur les récidives' fréquentes' survenués à la suite de cette o'pération. Lorsque la tumeur ne cède pas aux efforts musculaires ét ne peut être poussée hors de l’anus, on peiU encore l’y entraîner aVecle doigt recourbé en crochet ,• Oii'avéé la pince de Museux , quand ëliè est résislanfè (M. VîdàlV de Cassis): Lor.sque la tumeur est inaccessible au doigt , Désault proposé de la lier à l’aide de sés instruments pour la ligature des polypes internes, il cite à l’appui là ligature d’une' tuihéiir située à ‘162 millimètres ( 61 pouces*) , qu’il a exécutée au’ prix des plus grandes, difficulté^. Boyér blâme la ligaturé' des tumeurs élevées ; parce qu’on peut comnàettre une erreur et embrasseC dans la ligature une portion invaginée dé l’intestin (M. Vidal , de Cassis). o j

M. Récamier a inventé un procédé de ligature pour détruire lin cancer du vagin , chez une femme qui ùè Voulait pas sé laisser opérer par le bistouri. M. Vidal (de Cassis), dans sa thèse sur le cancer du rectum, donne la description ' suivanté'de cetté méthode ,^'daris un exemplê choisi exprès pour' cancers du rectum.

méltré èn relief la* vàleùf clé’éon' application a'ux

«üe supposerai, dit cechiriirgîcfi ,‘ pour là comniodilédé ladesCrip-

tion, une tumeur cancéreuse occupant , sous fornae d’anneau , foute la circonférence du rectum, à une telle dislance de l’anus, que le doigt puisse dépasser la limite du mal, condition indispensable de l’application du procédé. Si le passage n’était pas assez large pour l’introduction du doigt, il faudrait d’abord l’agrandir par des moyens convenables, et même par l’incision de la partie inférieure de l’intestin.

« Le malade étant placé convenablement, on commence par introduire l’indicateur de la main gauche dans le rectum, et on lui fait dépasser la limite supérieure de la tumeur. On glisse ensuite derrière la tumeur une longue aiguille creuse sur sa face concave, dont les bords recourbés tendent à se rapprocher. La concavité de cette aiguille est ainsi convertie en une sorte de canal parcouru par un ressort que nous verrons fonctionner tout à l’heure , ressort arrondi à sa partie supérieure qui présente une ouverture dans laquelle on passera le fil. L’aiguille est donc glissée derrière la tumeur , entre celle-ci et la portion la plus excentrique des parois intestinales supposées saines. Lorsque le doigt a senti la pointe de l’aiguille et que cette pointe, par conséquent, a dépassé la tumeur en haut, on pousse le ressort que nous avons vu occuper la concavité de l’aiguille; mais préalablement et pour guider l’extrémité de ce ressort, on a introduit à la place du doigt indicateur un gorgeret dans lequel la pointe de l’aiguille est reçue, comme l’extrémité du bistouri dans l’opération de la fistule à l’anus. Le ressort glisse le long de ce gorgeret, et bientôt on le voit sortir par l’anus , présentant son chas. Alors on passe dans celui-ci deux cordonnets de soie très-solides , et tels qu’on ne puisse les rompre en tirant fortement sur leurs deux extrémités à la fois. Les cordonnets doivent être de couleurs différentes, et par exemple un jaune et l’autre vert. Cela fait , on tire sur le bout opposé du ressort, et les deux cordonnets sont ainsi attirés dans le rectum jusqu’à la limite supérieure du mal , où est restée appliquée la pointe de l’aiguille. On a eu soin, bien entendu , de retenir au dehors de l’anus deux des extrémités des cordonnets. Ceux-ci étant ainsi retenus et ne pouvant suivre, on retire l’Æiiguille qui entraîne nécessairement et le ressort et les deux autres

bouts des cordonnets. On a de cette manière au dehors les quatre bouts de ces derniers. On recommence l’opération à une petite distance du premier point , et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait entouré la tumeur d’un nombre suffisant de points. 11 ne reste plus alors qu’à nouer les fils, et voici comment on y procède. Chaque cordonnet d^une couleur est noué très-fortement par son bout interne avec le même bout du cordonnet de même couleur qui se trouve à son côté. Les deux autres bouts des deux cordonnets sont passés dans un serrenceud. Il en résulte que, dans !e |)oint qui correspond à l’intervalle de ces deux cordonnets, la tumeur est saisie par une anse que la pression du serre-nœud fait agir plus ou moins fortement. Comme il y a ut) nombre de cordonnets et dVnses proportionné au volume de la tumeur, il s’ensuit que celle-ci est étreinte dans toute son étendue. Sauf le serre-nœud, ce procédé de M. Récamier ne diffère pas de celui qui a été employé par Bell, Warren , etc., pour les tumeurs érectiles à large base. Ce procédé a été mis en usage pour le cancer du rectum, et son application a exigé plus d’une heure; il est aussi fort douloureux et ne peut être exécuté dans les cancers élevés. Il est difficile , pour ne pas dire impos.sible, de s’assurer si on n’a pas laissé quelques parties cancéreuses en dehors de l’action de la ligature. Lorsqu’il remplit toutes les indications, il détermine la moriification des tissus, met à l’abri de rhémorrhagie et a le même effet curatif que l’extirpation. Ces cas sont bien rares malheureusement.

7° Excision. — L’excision consiste dans l’ablation par l’instrument tranchant des bourgeons ou des excroissances formés à la surface d’une tumeur cancéreuse; si l’excision donne lieu à une hémorrhagie, on peut l’arrêter au moyen du cautère actuel. Une petite végétation serrée par l’anus fut excisée chez Broussais. Quand le cancer ne donne lieu qu’à une seule tumeur bien pédiculée , semblable aux polypes, l’excision est indiquée et préférable aux moyens précédents. Ce cas peut même donner lieu à une guérison définitive, d le mal est complètement déraciné; cetlc opération ne saurait s’étendre aux 1847. — Savaete.

tumeurs de la partie supérieure, !rop éloignées pour offrir prise aux instruments.

Somme toute, ces opérations, isolées ou combinées selon les cas, produisent une amélioration dans les symptômes du cancer, et un amendement sensible dans sa marche; mais elles n’ont aucune efficacité contre son essence pathologique. Il me reste donc à examiner une dernière ressource de l’art, qui attaque directement le mal en détruisant les tissus; malheureusement elle est bornée à un petit nombre de cas, entourée de grands dangers et ne procure que bien rarement une guérison définitive.

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