‹ Thèse pour le doctorat en médecineChapitre 4 sur 15 · DE LA COAGULATION DU SANG A L'ÉTAT NORMAL · texte numérisé non relu

DE LA COAGULATION DU SANG A L'ÉTAT NORMAL

Les études chimiques et microscopiques entreprises sur la nature et la manière d'être des éléments qui entrent dans la composition du sang, ont démontré jusqu’à la dernière évidence que ce liquide, tel qu'il circule dans les vaisseaux, n’est autre chose qu’une grande quantité d’eau servant de véhicule à un certain nombre de matières organiques et de matières inorganiques. |

À. Matières organiques. — Elle sont en grande quantité, et peuvent être classées ainsi qu'il suit : |

1° Des matières grasses très-nombreuses, et quise trouvent à l’état de dissolution. è

2° Une matière connue sous le nom de fibrine, spontanément coagulable, et qui doit à cette propriété importante de jouer le principal rôle dans le passage du sang de l’état liquide à l’état solide, après sa sortie des vaisseaux, et de servir de base à toutes les concrétions qui

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HRENN Fr AL se font dans le système circulatoire, soit pendant la vie, soit après la mort. C'est cette matière qui, affectant dans l’arrangement de ses molécules les formes particulières aux tissus organiques, vient constituer les tissus de nouvelle formation, sous le nom de fausses membranes. |

Une grave question s’est présentée au sujet de la manière d’être de la fibrine dans le sang, question qui n’est pas encore résolue. On s’est demandé si elle y était à l’état de suspension, ou à l’état de dissolution. Le microscope, ce moyen si puissant d'aborder tous les problèmes qui se rapportent à l’état physique d’agrégation des éléments des liquides, n’a pu encore fixer la science à ce sujet. Si l’on pouvait s’en rapporter à une expérience de M. Gendrin, de laquelle il résulterait que, pendant la coagulation du sang, il y a un véritable dégagement de chaleur, la question serait résolue, puisque ce phénomène ne pourrait être attribué qu’au passage de la fibrine de l’état liquide à l’état solide. Mais, outre que M. Gendrin ne donne aucun détail sur une expérience si délicate en elle-même, M. Dumas a professé dans ses cours que vainement on avait essayé de constater cette production de chaleur. La question de l’état physique de la fibrine dans le sang liquide réclame donc de nouvelles recherches.

3° Une troisième matière animale, connue sous le nom d’albumine, et qui entre en si grande proportion dans la composition du blanc d'œuf, Cet élément du sang s’y trouve à l’état de dissolution, et n’éprouve jamais la coagulation spontanée qui caractérise la fibrine. Bien que, au point de vue de la composition élémentaire et des propriétés chimiques, la fibrine et l’albumine paraissent à peu près se confondre, cependant il est impossible de ne pas distinguer et séparer complétement, au point de vue physiologique, deux éléments dont l’un tend sans cesse à se solidifier sous forme de réseau organique, et dont l’autre conserve toujours son état primitif, à moins qu’on ne détermine sa coagulation par la chaleur, l'alcool , ou les acides.

4 Enfin, le microscope démontre la présence dans le sang, à l'état de simple suspension, de petits corps lenticulaires de 0”,125

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de diamètre, connus sous le nom de globules. C'est à eux que le sang doit sa couleur propre; c’est dans ces globules que se trouve tout entière la matière particulière séparée par M. Le Canu, sous le nor d’hématosine, et dans la composition de laquelle entre le fer directement à l'état de corps simple.

B. Matières inorganiques. — Ce sont des matières salines à l’état de dissolution, parmi lesquelles il faut surtout remarquer des chlorures alcalins et un alcali libre, la soude, accompagnés de sulfates alcalins et de phosphates terreux.

En vertu de leurs propriétés physiques différentes, ces divers éléments du sang, lorsqu'ils n’obéissent plus qu’à elles-seules, amènent, dans le liquide qu’ils composent, des DARETURE dont nous allons suivre l’étude.

Si l'on considère le sang qui vient d’être recueilli dans un vase à sa sortie de la veine, on le voit bientôt se prendre en une masse d'aspect homogène et de consistance molle. Suivant M. Gendrin, c’est après une demi-heure en été, et une heure en hiver, qu’il est donné d'obser: ver ce phénomène. Notre opinion diffère ici doublement de celle de cet auteur, en ce que quinze à vingt minutes nous ont toujours paru un terme suffisant pour atteindre l’effet désigné, et que nous n'avons pas remarqué de différence entre l’hiver et l'été pour la durée du temps que le phénomène met à s'effectuer. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas là un état définitif pour le sang sorti des vaisseaux. Bientôt le magma homogène qui occupait d’abord tout l’espace précédemment rempli par le sang liquide éprouve un mouvement obscur de contraction sur lui-même. Quelques gouttes d’un liquide jaunâtre apparaissent à sa surface libre; puis les bords commencent à à quitter les parois du vase, et alors, à mesure que cette masse diminue de volume, on voit s'échapper de tous ses points un liquide identique à celui qui avait recouvert d’abord la surface libre. Ce mouvement de retrait continue pendant plusieurs heures; la partie solide prend des dimensions de plus en plus petites, augmente en consistance, et le liquide

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exprimé de son sein devient de plus en plus abondant. Lorsqu’enfin le mouvement de condensation est achevé, on voit que le sang, sorti liquide du vaisseau, est actuellement et spontanément séparé en deux parties bien distinctes : l’une solide, connue sous les noms d’fle, insula, caillot ; l’autre liquide, qui a reçu le nom de sérum ou sérosité.

Comment se trouvent alors répartis les divers éléments que nous avons reconnus dans le sang ? L'analyse nous apprend que le sérum est formé par de l’eau tenant en dissolution les matières salines, l’albumine et les matières grasses réunies sousle nom de matériaux solides du sérum. Quant au caillot, il doit être considéré comme un vaste réseau fibrineux retenant emprisonnés dans ses mailles serrées les globules qui étaient en suspension dans le sang. Cette espèce d’éponge se trouve mécaniquement imbibée d’une quantité très-variable d’un liquide identique à celui qui, sous le nom de sérum, entoure le caillot. Les parties essentielles du caillot, celles qui déterminent ses divers aspects physiques, sont donc la fibrine et les globules ; le sérum qui l'imbibe n’est qu’une partie très-accessoire sans laquelle on concevrait son existence, mais qui cependant constitue toujours la majeure partie du poids du caïllot humide non desséché.

On a invoqué diverses causes pour expliquer le phénomène de la coagulation du sang. On a pu penser d’abord qu’elle était due au refroidissement; mais le sang du poisson retiré de la mer est d’abord au-dessous de la température de l'atmosphère, et après qu'il s’est écoulé des vaisseaux, on le voit se coaguler dans un milieu plus chaud que le corps de l’animal d’où il provenait. Et, d’ailleurs, que deviendrait cette explication devant les faits nombreux de formation de caillots sanguins pendant la vie ? De plus, Hewson a fait geler du sang au moment où il sortait de la veine, en le soumettant à une température très-basse; ce sang ayant été dégelé, et étant redevenu liquide, s'est en-

suite coagulé régulièrement. Il est vrai que M. Magendie conteste ce résultat, et qu'ayant renouvelé l'expérience de Hewson, il n’a jamais vu le sang se coaguler après sa congélation.

M: Gendrin ne parait pas avoir compris toute la portée de ces expé-

| TORAO EE | riences, lorsqu'il a dit : « Dans un vase plongé dans un bain de glace la coagulation est irrégulière et rapide. » Il nous paraît ne pas avoir suffisamment distingué la congélation du sang de sa coagulation, de même qu'il n’a pas saisi la différence entre ce dernier état et la dessiccation, quand il avance, quelques lignes plus loin, «que dans le vide la coagulation est complète en moins d’une heure.» Cependant la coagulation n’exige pas le contact de l'air, puisqu'on la voit s'effectuer dans les vaisseaux du cadavre. Est-ce donc le repos qui détermine la solidification d'une partie des éléments du sang ? Cette opinion séduit au premier abord; mais l'expérience vient bientôt la détruire: car du sang violemment agité dans un vase n'en laisse pas moins voir sa portion coaeulable partiellement agglomérée sous forme de petits caillots.

En présence de l'insuffisance de ces causes physiques, les chimistes produisent des théories émanées de la science qu'ils cultivent. M. Raspail met en avant la précipitation de l’albumine qui cesse d’être dissoute par les alcalis, lesquels se trouvent neutralisés par l’acide carbonique de l’air immédiatement après leur sortie des vaisseaux. Mais rien ne prouve cette neutralisation, puisque, après la coagulation accomplie, on trouve encore le sérum fortement alcalin.

Enfin bon nombre d'auteurs veulent voir dans la coagulation du sang un phénomène entièrement vital: «Ce n’est pas là, dit M. Masendie, se fondant sur les formes particulières de la fibrine coagulée, ce n’est pas là une action chimique, ni un phénomène analogue à celui de la cristallisation; il y a plus que cela dans la création dela trame du caillot : il y a quelque chose qui tend à vivre, si ce n’est déjà la vie elle-même. » Dans un ouvrage récent, on admet une force d'attraction entre les globules , une sorte de contractilité vitale dont l'intégrité ou la lésion expliquerait les diverses manières d’être du sang dans l’état de santé et dans la maladie. Mais ce ne sont pas les globules qui déterminent par eux-mêmes la coagulation du sang; quand ce liquide ne contient plus de fibrine, les globules sont là intacts, et aucune trace de coagulation n'apparait.

Pour nous, la propriété de se coaguler spontanément une fois

admise pour la fibrine, sans rechercher si cette propriété doit être rangée parmi celles qui régissent les actes vitaux, ou si elle doit être rapportée à celles qui décident du mode d’agrégation des substances dans lesquelles on ne reconnaît pas la vie, nous croyons pouvoir en faire dériver les modifications qui surviennent dans les qualités physiques du sang sorti des vaisseaux, et expliquer mécaniquement les diverses phases de ces transformations.

Et d’abord, prouvons que la force de coagulation réside dans la fibrine, et que celle-ci est indépendante des globules.

On a cru, et Everard Home , MM. Prévost et Dumas ont les premiers émis cette opinion, reproduite tout récemment encore par MM. Donné et Lecanu, que la fibrine entrait dans la composition des globules. Pour les premiers de ces auteurs, elle formerait le noyau central, enveloppé par la matière colorante sous forme de vessie membraneuse; celle-ci se séparerait, et se rabattrait autour du globule en forme de collerette, trente secondes après la sortie des vaisseaux, et les sphères centrales se réuniraient ensuite en filets qui ne paraîtraient pas différer de la fibre musculaire. Pour M. Donné, les globules seraient produits par une sorte de canevas fibrineux, dans les mailles duquel se trouveraient engagées tout à la fois de l’hématosine et de l’albumine ; tandis que, dans l'opinion de M. Le Canu, la fibrine envelopperait la matière colorante , de sorte que les globules seraient des sphéroïdes formés extérieurement d’une pellicule fibrineuse transparente, intérieurement d’albumine et d’hématosine.

Le point commun à ces diverses opinions est la présence de la fibrine comme partie constituante du globule. Or, plusieurs faits empêchent de l’admettre. En effet, si on bat vivement le sang qui vient de sortir de la veine, on en voit se séparer toute la partie coagulable, et le liquide rouge qui reste, incapable de coagulation ultérieure, laisse voir au microscope les globules intacts avec tous leurs caractères primitifs. Muller avait déjà expérimenté directement pour arriver au même résultat. Après avoir reçu, sur un filtre mouillé, du sang de grenouille dont les globules très-gros ne pouvaient le traverser, 1: vit

ces derniers rester sur le filtre, et il put recueillir un liquide inco- Tore et limpide, dans lequel il ne tarda pas à voir se former un coagulum fibrineux. Cette expérience, instituée d’une manière directe par Muller, se reproduit journellement dans la thérapeutique; car si l’on recueille, dans les premiers instants qui suivent la formation de l’ampoule, la sérosité du vésicatoire, on voit que le derme a rempli l'office d'un véritable filtre, et qu’il a laissé passer les matériaux du sang, à l'exception des globules. Le liquide recueilli présente tous les phénomènes de la coagulation qu'on peut remarquer dans le sang ; seulement ici le caillot est incolore; les globules ne sont plus là pour entrer dans les mailles du réseau fibrineux.

De l'étude de ces faits, que nous verrons pleinement confirmés par l'étude de la coagulation dans les circonstances pathologiques, résultent pour nous deux principes :

1° La fibrine est indépentante des globules ;

2° C'est dans la fibrine que réside la force qui détermine la coagulation du sang.

Ces deux propositions suffisent pour expliquer les diverses circoustances du phémomène qui nous occupe. H se passe alors ce qu’on voit s'effectuer tous les jours dans certaines opérations usitées dans les arts, et ayant pour but la clarification des liqueurs. Les molécules de la matière solidifiable, en s’agglomérant, enveloppent les corps en suspension. C’est ainsi que les globules se trouvent emprisonnés dans l'espèce de réseau que forme la fibrine en se coagulant, et qu'une plus ou moins grande quantité de sérosité se trouve retenue, suivant que le réseau lui-même est plus ou moins fortement serré. Cest aimsi que les propriétés de la fibrine ne se bornent pas à rendre compte de la formation du caillot, mais qu’elle peut encore servir à expliquer les diverses apparences de ce caillot. Ce dernier point sera développé dans notre troisième chapitre.

Les globules qui se trouvent à l'état de suspension dans le sang ont une densité plus grande que le liquide dans lequel ils nagent. Lors donc que le sang a été reçu dans un vase, pendant le temps qu'il reste

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à l’état liquide et en repos parfait, ces globules tendent à se précipiter au fond. Il en résulte qu’au moment où le réseau fibrineux commence à se former, déjà la proportion des globules est moindre à la surface libre du liquide, et augmente d'autant plus qu'on pénètre plus avant dans sa profondeur. Cette circonstance nous servira à expliquer comment le caïllot n'a pas partout la même densité. En effet, si on vient à couper un caillot dans le sens de son épaisseur, on voit que sa consistance va en diminuant, en allant des couches superficielles vers les couches profondes, ce qui tient à ce que les mailles du réseau fibrineux retiennent d'autant moins de globules, et sont d'autant plus fortement serrés qu'on s'éloigne davantage du fond du vase. Cette coupe du caillot montre aussi que sa surface libre est d’un rouge assez vif, qui s'étend à une certaine profondeur, tandis qu’au-dessous la masse est noirätre. Cet aspect différent est dü à l’oxygénation des couches superficielles du caillot au contact de l’air ambiant.

Avant de terminer ce qui à rapport à la coagulation du sang dans l'état normal, il nous reste à apprécier l'influence que peuvent exercer sur ce phénomène les diverses conditions indépendantes de la composition du sang, c'est-à-dire les modifications qui peuvent résulter des diverses circonstances physiques et chimiques au milieu desquelles s'effectuent son écoulement et sa coagulation.

Nous avons déjà dit que les différences de température renfermées entre les limites dans lesquelles on observe ordinairement le phénomène, ne semblaient pas influer d'une manière sensible sur son mode de production. On peut penser cependant qu’un froid ou une chaleur exagérés devraient précipiter l'instant de soïdification du sang, celle-ci en coagulant l’albumine, celui-là en solidifiant les parties aqueuses; mais il ne serait plus 1c1 question du véritable phénomène de la coagulation.

Le mouvement, en hâtant la coagulation de la fibrine, et en empéchant les diverses parties de rester dans les rapports où elles se portent d’elles-mêmes, empêchera le résultat d'offrir toute la régularité avec Jaquelle on le verra se produire dans l’état de repos. C'est à cette ma-

PA UE nière d'agir qu'il faut rapporter l'effet résultant de la hauteur du jet, bien mieux qu’au refroidissement de la colonne sanguine, obligée de traverser une couche d'air plus épaisse.

Le mode d'écoulement du sang aura la même importance, et si une large ouverture du vaisseau est à désirer pour que le phénomène se produise dans toute sa régularité, ce n’est pas, comme on l’a quelquefois pensé, pour que les divers éléments du sang soient émis au dehors dans les mêmes proportions que celles suivant lesquelles ils existent au dedans, mais bien pour que , l'écoulement étant plus rapidement effectué, la coagulation ne soit pas commencée dans les premières parties du liquide , alors que les dernières ne sont pas encore recueillies. Nous verrons cette circonstance exercer la plus grande influence sur la production d’un certain signe pathologique , et nous verrons aussi qu'on peut également y rapporter la modification qui résulte d'une syncope survenue pendant l'opération.

La densité différente des divers éléments du sang jouant le principal rôle dans leur arrangement respectif, la forme du vase aura une grande influence , puisque sa largeur ou son étroitesse auront pour effet d’atténuer ou de seconder les effets qui peuvent provenir de cette cause. Dans un vase large, en effet, la surface libre étant à une faible hauteur au-dessus du fond du vase, la précipitation des globules, par le fait de leur plus grande densité, sera bien peu sensible, et le caillot aura dans tous les points de son épaisseur une composition et une consistance à peu près identiques. Mais dans un vase très-étroit, l'effet produit par la tendance des globules à gagner les parties inférieures sera assez marqué pour que les couches superficielles du caillot acquièrent une très-srande densité. Cette circonstance pourrait même favoriser le départ des éléments au point que les couches superficielles, dépourvues presque complétement de globules, seraient composées d’une assez forte proportion de fibrine pour être décolorées. Quant à ce qui est de la matière du vase, elle ne paraît pas jouir de la moindre influence, bien qu'on ait dit le contraire.

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agen Parmi les agents chimiques qui peuvent modifier Îles phénomènes de la coagulation du sang, il faut remarquer les alcalis, qui ont pour effet d'empêcher complétement, ou seulement de retarder la coagulation , suivant la proportion plus ou moins forte dans laquelle ils sont mélangés. Certains sels neutres agissent de la même manière, et parmi eux le sulfate de soude ; une dissolution de sucre a la même prapriété. Quelques médecins ont voulu tirer de ces réactions l'explication de certains phénomènes que présente la coagulation du sang dans l'état pathologique. Hâtons-nous d'ajouter que les recherches directes faites sur ce liquide sont loin d’avoir justifié cette manière de se rendre compte des modifications dans les qualités physiques du. sang.

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