‹ Thèse pour le doctorat en médecineChapitre 5 sur 6 · TV · texte numérisé non relu

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constamment précédé les premiers symptômes du mal. L’inflammation des sinus frontaux présenterait moins de difficultés encore.

On peut supposer qu’une inflammation des branches nerveuses qui se distribuent à la face doive donner naissance à des phénomènes assez semblables à ceux que produit la névralgie; mais la douleur de

la névrite devra être également perçue , lorsqu’on exerce la pression circonscrite, dans tous les points du nerf, tandis que, dans le tic douloureux, la même manipulation ne la développera que dans les points spécifiés pour chaque branche. On peut ajouter que la névrite succède toujours à une lésion traumatique, et ne se rencontre que très-rarement dans la pratique.

M. Valleix, en signalant à l’attention la douleur que l’on remarque quelquefois dans l’articulation temporo-maxillaire , et dont il ne précise pas la nature, la différencie de la douleur névralgique, en ce qu elle ne se produit que dans les mouvements imprimés au condyle de la mâchoire.

Une erreur plus facile à commettre , est celle qui consiste à prendre une névralgie dentaire pour une odontalgie : ici l’intermittence de la douleur est un des meilleurs signes auxquels on puisse recourir pour assurer le diagnostic, et surtout, comme le fait remarquer Boyer, l’absence des dents à l’endroit douloureux dan^ le cas de névralgie, circonstance assez commune, soit parce que, étant déjà parvenu à la vieillesse , ou du moins à l’âge mûr , époque vers laquelle on observe surtout cette affection , le malade a perdu naturellement une partie de ses dents; soit parce que, attribuant à ces organes les douleurs produites par la névralgie, il a fait inutilement arracher celles qui correspondaient au siège de ses souffrances.

L’analogie qui existe entre les rhumatismes et les névralgies a porté la plupart des auteurs a insister beaucoup sur le diagnostic différentiel de ces deux maladies, et aucun d’eux n’a manqué de faire le parallèle du rhumatisme de la face et du tic douloureux ; mais cette distinction perd beaucoup de son importance, s’il est démontré que le rhumatisme de la face est, pour ainsi dire, une maladie imaginaire, et c’est ce qui semble résulter des observations de MM. Chôme!, Régnier et Valleix, qui affirment ne l’avoir jamais observé. Voici, du reste, les signes donnés comme distinctifs de ces lésions : plus souvent que la névralgie, le rhumatisme succède à l’impression du froid humide; il est souvent accompagné de rougeur et d’un mouvement fébrile , et

se fait remarquer par une douleur continue qui augmente par la chaleur du lit , et peut passer quelquefois d’un côté de la face à l’autre. Aucun de ces symptômes ne se fait remarquer dans le tic douloureux, qui présente de plus des foyers d’élancements qui n’existent jamais dans l’affection précédente, non plus que les trémoussements musculaires notés par André.

Fothergill cite encore, comme pouvant quelquefois donner lieu à quelque hésitation, «quelques affections douloureuses de la tête qui s’étendent quelquefois à la face, et qui dépendent d’anciennes maladies vénériennes incomplètement guéries. » Les malades comparent la douleur qu’ils éprouvent à celle qu’occasionnerait «une vrille qui perforerait l’os » ; ici encore l’étude de la douleur , et surtout la nature des antécédents , devront guider le médecin.

Restent deux maladies avec lesquelles on peut encore confondre, et peut-être avec quelque raison, d’après M. Valleix (1), les névralgies de la face : ce sont le cloy hystérique et l’hémicrànie. La première n’est pas, à vrai dire, une affection de la face, puisqu’elle ne s’observe guère que dans le voisinage du synciput; et si on la considère , avec l’auteur que je viens de nommer , comme une douleur névralgique, elle devra être attribuée plutôt à la seconde paire rachidienne qu’au nerf frontal. Son siège la fera, du reste, aisément reconnaître, de même que la nature de la douleur qui est, dit Sydenham (2), « quam si clavus fer « reus in caput adigeretur. »

Quant à l’hémicrànie, il est difficile d’avoir une opinion bien arrêtée sur son compte, d’autant plus qu’il y a probablement deux maladies confondues sous ce nom : l’une qui serait une véritable névralgie , l’autre qui aurait un siège plus profond, et mériterait seule la dénomination d 'hémicrânie. Je me contenterai de dire ici que la continuité de la douleur et l’absence de foyers lancinants devront, en

(1) Loc. cit. , p. 150.

(2) Sydenham, Op. omn.3 t. 1, p. 265.

général, faire croire à l’existence d’une migraine vraie. Des circonstances inverses feront, au contraire, opiner pour une névralgie.

A. Pronostic. — Lorsque le tic douloureux est abandonné à Iuii même, il peut se prolonger indéfiniment, et, dans ce cas, à mesure qu’il acquiert de l’ancienneté, ses attaques deviennent ordinairement et plus longues et plus violentes. La santé générale des malades , qui , dans la première période de cette affection toute locale, ne s’altère pas sensiblement, finit enfin par céder à l’anxiété triste et inquiète à laquelle ces malheureux sont sans cesse en proie. Effrayés de se mouvoir, insensibles à tout agrément, et incapables de distraire pour un instant leur attention du mal cruel qui les poursuit et empoisonne tous les moments, toutes les douceurs de la vie, pour ne leur en laisser sentir que le fardeau, leurs forces s’épuisent dans cette lutte non interrompue, et le dépérissement , qui en est le résultat, est encore augmenté par le trouble des fonctions digestives et des insomnies continuelles; triste état qui les conduit insensiblement du marasme à la mort. — Cependant, il est quelques malades chez lesquels les souffrances finissent par s’émousser : il semble que leur sensibilité, épuisée par une action continuelle, ne puisse plus fournir d’aliments aux douleurs, ou bien que la maladie, en vieillissant, perde de sa force et finisse par s’éteindre.

Enfin, dans d’autres cas, et ce sont heureusement les plus nombreux, la maladie guérit. Si le fait contraire a été généralement mis en avant par les auteurs qui ont traité ce sujet, c’est que leur attention s’est bornée, en général, à des cas graves qui étaient arrivés à un état tel, que la médecine ne pouvait plus rien contre leurs progrès. Qn. peut avancer, du reste, en thèse générale, que les névralgies faciales sont" d’autant plus invétérées, que leurs causes sont moins évidentes, que leurs accès sont plus irréguliers, et leurs retours plus fa-

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ciles. Celles qui attaquent des sujets irritables, mélancoliques, hypochondriaques ou hystériques , sont plus opiniâtres que celles qui se rencontrent dans des conditions opposées. Celles qui sont primitives résistent plus que celles qui sont consécutives ou secondaires.

B. Traitement. — Attaquées à leur début, les névralgies de la face cèdent le plus souvent aux efforts d’une thérapeutique persévérante ; mais, dans une période plus avancée de la maladie, ces efforts réussissent plus rarement. Souvent ils sont palliatifs , mais souvent aussi on les voit totalement inefficaces; et c’est sans doute de cette impuissance de l’art qu’est né le nombre prodigieux de remèdes qu’on a proposés contre l’affection qui nous occupe.

L’observation a démontré que les névralgies à type périodique étaient bien plus faciles à enrayer que celles dont les accès revenaient irrégulièrement; et cette distinction est si importante à établir, que c’est d’elle que le médecin doit surtout s’occuper pour prononcer sur le traitement à suivre; le tic douloureux périodique cède , en effet, au quinquina, comme toutes les maladies intermittentes régulières, mais il ne faut pas reculer devant l’administration de fortes doses de ce médicament;Brodie (1) cite un cas dans lequel il faisait prendre à son malade jusqu’à 2 grammes de sulfate de quinine en vingt-quatre heures. Les préparations ferrugineuses ont encore été préconisées dans les cas que nous venons de mentionner et surtout dans tous, où il existe quelques symptômes de chlorose. D’après Elliotson (2), elles seraient même plus efficaces encore que l’écorce du Pérou, quoiqu’il admette en même temps qu’elles soient souvent impuissantes.

Les névralgies faciales non périodiques n’offrent pas, à beaucoup près, une prise aussi directe à nos agents thérapeutiques, et l’incerti-

(1) On local nervous affections , p. 28.

(2) Cyclop. ofpract. med ... art. NeüRAI.GIâ.

tude dans laquelle on a toujours été sur la véritable nature de cette maladie, a fait diriger cont! e elle les moyens les plus variés, selon l’idée particulière que chacun s’en était faite ; ainsi nous voyons successivement employés les antiphlogistiques, les évacuants, les révulsifs, le's dérivatifs, les narcotiques, les antispasmodiques, les altérants, les reconstituants, les barreaux aimantés, l’électricité et le galvanisme; puis, en dernier ressort, la destruction plus ou moins complète du nerf affecté. Tous ces moyens ont réussi , et , on peut le dire, tous sont bons, lorsqu’ils sont appliqués à propos; mais, je le répète, souvent on doit se croire heureux d’en obtenir des effets palliatifs. Quelquefois, enfin, après avoir résisté à de nombreux traitements, les douleurs disparaissent par le seul fait de la suspension . de ces traitements , ou pendant l’emploi des remèdes les plus insignifiants, ainsi que l’a remarqué Boyer chez un malade affecté d’un tic douloureux qui occupait tout le côté droit du visage depuis onze ans, et qui avait persévéré, malgré tous les efforts qu’on eût faits pour l’enrayer. Cette maladie si rebelle disparut après l’application d’un cataplasme composé avec de la farine de graine de lin , de l’eau de guimauve, du savon et du sulfure de potasse. Bien entendu que le même moyen ne réussit pas chez un second malade.

De pareils faits ne doivent-ils pas prémunir le médecin contre les» éloges que prodigue inconsidérément le public à certains remèdes, qui n’ont eu d’autre mérite que d’être employés à l’époque où le mal devait naturellement diminuer ou disparaître? C’est dans de semblables cas , sans nul doute, que la méthode longuement expectante des homœopathes va puiser ses cures miraculeuses.

Des circonstances autres que la grossesse qui peuvent causer la suppression des règles chez une femme bien portante d'ailleurs.

L’utérus , ce centre autour duquel gravite , pour ainsi dire, la femme tout entière, est lié par des sympathies si admirables avec les autres organes, que tout ce qui agit d’une manière notable sur ces derniers, porte aussi plus ou moins son influence sur lui ; on ne doit donc pas être étonné de voir la menstruation , qui , par son apparition périodique, sert, pour ainsi dire, à témoigner de l’exercice régulier de ses attributions ; on ne doit pas s’étonner, dis-je, de voir l’écoulement menstruel être modifié par tout ce qui modifie l’état physiologique de l’organe qui en est le siège. Or, la suppression des menstrues est le phénomène par lequel l’utérus manifeste ordinairement l’émotion sympathique dont il est si souvent frappé ; et cette émotion aura d’autant plus d’influence sur la fonction que j’examine, que celle-ci sera plus voisine de l’époque de son accomplissement , bien plus encore si elle est en pleine activité.

La suppression des règles peut se faire graduellèment , ou être , au contraire , subite, instantanée ; elle peut être complète ou incomplète. Lorsque, hors de l’état de grossesse, l’écoulement menstruel diminue et se supprime peu à peu, on trouvera nécessairement la raison de ce phénomène dans un état pathologique concomitant, soit local, soit général.

La suppression brusque est la seule qui soit compatible avec l’hypothèse exprimée dans la question qui m’est posée ; les circonstances qui la déterminent sont bien différentes de celles qui lui donnent lieu dans le cas précédent, et peuvent affecter une femme jouissant d’ailleurs de toute l’intégrité de la santé. C’est d’elle seule que je dois m’occuper ici.

Comme on l’a vu , c’est peu de temps avant l’éruption des règles ou pendant leur écoulement même qu’agissent surtout les causes perturbatrices; et ce que j’ai dit plus haut des liaisons sympathiques de l’utéras doit faire pressentir la diversité de leur nature; mais, quelque grande qu’elle soit, la manière dont elles se comportent est la même: la secousse portée sur un organe plus ou moins éloigné, et, à plus forte raison, sur plusieurs organes à la fois, ou sur quelque point de l’utérus lui-même , se traduit en définitive à tout cet organe, pour donner lieu, par la perturbation qu’elle y porte , à une suspension plus ou moins prolongée de ses fonctions; mais il serait difficile de préciser son mode d’action; il est cependant permis de penser qu’il s’y produit un effet tonique qui agit sur cette hémorrhagie normale, comme agiraient des moyens thérapeutiques appliqués directement.

Ces quelques généralités suffisent presque pour rendre inutile l’énumération de toutes les causes qui peuvent donner lieu à la disparition brusque des règles; on doit comprendre que toutes les impressions subites, soit physiques, soit morales, doivent pouvoir amener ces résultats, de même que l’usage intempestif de quelques agents actifs de la médecine; ainsi, une saignée du bras, un vomitif administré dans les circonstances que j’ai énoncées, sont souvent suivis d’une suppression. Rien n’est plus fréquent que de voir l’immersion subite de quelque partie du corps dans l’eau froide arrêter les règles. — Une jeune domestique est accusée injustement par sa maîtresse d’avoir soustrait un couvert d’argent; elle en est si vivement affectée, que ses menstrues, qui d’ordinaire duraient quatre jours, se suppriment au deuxième, pour ne reparaître que deux mois après. — Une autre, qui montait un escalier avec un seau d’eau, fait un faux pas et tombe; ses règles, qui coulaient depuis le matin, s’arrêtent par une triple cause, mais sont rappelées par l’application de moyens appropriés. — Une jeune fille, éprise d’un militaire qui, par les devoirs de sa profession, se trouve obligé de la quitter momentanément, en éprouve une telle émotion, qu’une suppression lui survient et ne cesse, chose remarquable, qu’à la nouvelle du retour de son amant, huit mois après. — Une femme se livre, pendant le flux menstruel , à un écart de

régime, qui en amène instantanément la suspension, et donne en même temps lieu à un ictère qui ne disparaît complètement qu'à l’époque suivante, quand se rétablit la régularité des fonctions de l’utérus. Je pourrais multiplier ces citations, mais ce que j’en ai dit suffira, je crois, pour donner une idée du nombre infini de causes qui peuvent altérer le cours de ce flux périodique, «qui est, dit Roussel, le signe, et, pour ainsi dire, la mesure de la santé , » et qui, on peut l’ajouter, en est, chez beaucoup de femmes, la source. Si, en effet, l’état physiologique de l’organisme ne peut guère être altéré d’une manière notable, sans que la menstruation n’éprouve quelques changements, les lésions de cette fonction influent presque toujours sur l’exercice des autres , et ne sont pas pour peu de chose dans l’étiologie des maladies de la femme.

De la structure de la dure-mère et de la pie-mère.

La dure-mère et la pie-mère constituent, avec l’arachnoïde qui leur est intimement unie, la série de membranes auxquelles on a donné le nom de méninges.

A. Dure-mère. — Destinée à servir d’enveloppe protectrice à la partie centrale du système nerveux , la dure-mère remplace en même temps dans le crâne le périoste interne que l’on remarque dans beaucoup d’os; et sa structure, que je rapporte ici d’après M. Cruveilhier, est parfaitement adaptée à ce double but. Elle est généralement classée aujourd’hui parmi les membranes fibreuses, et peut être regardée comme la plus épaisse et la plus résistante de toutes celles qui enveloppent les viscères. Par la macération, on peut réussir à la séparer près-

que complètement en deux feuillets; mais ceux-ci sont naturellement écartés clans certains points, d’une part, pour intercepter les espaces canaliculés qui portent le nom de sinus ; et d’autre part, pour former les replis qui cloisonnent la boîte crânienne. Ces derniers sont formés uniquement aux dépens de la lame interne ou cérébrale, qui est , en outre, partout tapissée par l’arachnoïde. La lame externe , périostique dans le crâne, est presque partout en rapport intime avec les parois de cette cavité, mais se trouve libre, pour ainsi dire, dans le canal rachidien où elle ne remplit plus entièrement les mêmes fonctions. Ces feuillets sont , du reste, formés de fibres albuginées, entrecroisées sous diverses directions.

Vaisseaux. — Sous le rapport du nombre et du volume de ses vaisseaux , dit M. Cruveilhier, la dure-mère semble faire exception aux membranes fibreuses qui sont toutes peu remarquables par leur vascularité. Les artères qui la nourrissent- dans le crâne sont les méningées antérieures, moyennes et postérieures, fournies par les ethmoidales, les maxillaires internes et les pharyngiennes ; celles qu’elle reçoit dans le canal rachidien viennent des branches spinales des artères cervicales, dorsales, lombaires et sacrées. Le système veineux de la dure-mère est constitué par les satellites des artères que je viens de nommer, et par de nombreuses veinules qui se rendent dans les sinus et les veines intra-rachidiennes.

Vaisseaux lymphatiques. — Ils appartiennent plutôt à l’arachnoïde, et forment un réseau qui se trouve logé entre les deux membranes.

Nerfs. — C’est à MM. Arnold et Cruveilhier que nous devons surtout la connaissance des nerfs de la dure-mère; ils partent presque tous du nerf trijumeau, les uns, directement de son ganglion , les autres, des branches qui en partent; le plus important d’entre eux naît de la branche ophthalmique , et va gagner, par un trajet récurrent , la tente du cervelet, en traversant le petit pont qui passe sur la

pointe du rocher. On n’en a pas encore démontré dans sa partie sousoccipitale.

B. Pie-mère. — Cette membrane, qui constitue la troisième enveloppe de l’axe cérébro-spinal, par ordre de superposition, offre des caractères de structure tres-distincts, selon qu’on l’étudie sur le cerveau ou sur la moelle ; la pie-mère cérébrale , que M. Cruveilhier regarde comme le névrilème du cerveau, est un réseau vasculaire extrêmement délié, qui enveloppe immédiatement ce viscère , et doit être considérée comme la membrane nourricière des parties qu’elle revêt. C’est, en effet, dans cette membrane que se divisent, pour ainsi dire, à l’infini, les vaisseaux artériels, avant de pénétrer la substance cérébrale; c’est dans ce même réseau que viennent se réunir en rameaux, en branches et en troncs, les vaisseaux veineux qui reviennent de la substance eérébrale ; ceux ci seraient aux artères, d’après les recherches de l’auteur que j’ai cité plus haut, dans le rapport de cinq à un.

La pie-mère rachidienne est une membrane fibreuse résistante qui soutient et protège la moelle épinière à la manière du névrilème des nerfs; elle est d’un blanc nacré, quelquefois terne, ou diversement nuancée et entouréee d’un lacis vasculaire dont une partie est contenue dans son épaisseur. Sa structure est essentiellement fibreuse, et diffère totalement, par conséquent, de la membrane homonyme du cerveau , malgré l’appellation de tunica vasculosa, qu’elle a reçue de Sœmmeririg. Les fibres qui la constituent s’entrecroisent dans toutes sortes de directions; mais le plus grand nombre affectent une direction' longitudinale. Les vaisseaux qui rampent à sa superficie, et qui la traversent ensuite, sont évidemment étrangers à sa structure. Une autre différence que présente la pie-mère rachidienne d’avec la pie-mère cérébrale, est dans son mode d’adhérence avec le feuillet viscéral de l’arachnoïde. Dans le crâne, en effet, ces membranes sont presque constamment unies dans les points où elles sont en rapport, par un tissu cellulaire délié qui ne permet pas leur écartement, tandis qu’audessous de l’occipital, l’adhérence n’a lieu que par des filaments assez

longs de nature fibreuse , qui permettent à la séreuse de se séparer de son viscère par l’interposition du liquide céphalo-rachidien. La piemère sus occipitale est une dépendance du système vasculaire du cerveau. Les artères appartiennent aux divisions des carotides internes et des vertébrales. Les veines se portent toutes dans les sinus. Les vaisseaux de la pie-mère rachidienne viennent des mêmes sources que ceux de la dure-mère de la même région.

On n’y a pas encore suivi , que je sache, des vaisseaux lymphatiques ou des nerfs.

Enfin , je devrais peut-être ici parler de ces granulations blanchâtres que l’on rencontre presque constamment au niveau de la partie antérieure du sinus longitudinal supérieur, et qui ont reçu le nom de glandes de Pacchioni. Elles semblent être , en effet, une dépendance des membranes dont il vient d’être question , mais personne n’est d’accord à ce sujet, et on n’est pas d’ailleurs éloigné de penser que ces corps ne soient des productions pathologiques.

Comment reconnaître si le protochlorure de mercure renferme

du bichlorure P

Le protochlorure de mercure est tout à fait insoluble dans l’eau. Le bichlorure, au contraire, peut s’y dissoudre. Si donc on traite par ce liquide un mélange des deux corps, le dernier seul sera entraîné, et sa dissolution fournira, avec les réactifs appropriés, les caractères génériques et spécifiques qui lui sont propres.

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