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, | ‘ sé + … MOYENS D'EXECUTION.
La mort ne se présente pas Agnousgujours sous le même aspect. Véri rotée, el'e sait changer ses couleurs, ét revêtir des fornè aussi variées que multiples.
Tantôt, elle traîne À sa n trisle cortêge de maladies, de regrets, et de deuil ; nt
elle sait intéresser les fibres les plus délicates du cœur hu in, et vient nôus offrir une
coûpe d'or dont l’amertume est 'adoucie.
Tel meurt en héros sur le champ de bataille, dont le courage aurait failli sur un lit de douleur. Le matelot qui
“affronte les mers, et qui brave la tempête avec un œil paisible -et un front serein, tremblerait peut-être devant ke fer nu de
l'ennemi ; et tel soldat qui reste impassible et ne bougeipas.…
sous la mitraille, frisonnerait defroi ‘devant les colère de” l'océan. ie : Fn
Le courage a donc ses-spécialités : et.pour cette raison, : la mort est plus ou moins redoutée, plus ou moins méprisée | suivant l'aspect sous lequel elle se présente: à ‘nos regards.
Ce sont ces variétés de courage, déterminées surtout par
l'habitude, qui expliquent, en partie au moins, cette diversité
de moyens auxquels on a recours pour la consommation du suicide. ‘Le marin s’ensevelit de préférençe dans les flots ; le chasseur et le militaire ont recours à leurs armes, le
éd Cacité. La morta toujours ses douleurs: un instinct secret
Jaüx poisons dont'ila pu éfudier et reconnaître l'effi-
nous force malgré. nous à en adoucir les rigueurs, et À choisir celle qui nous paraît la plus douce, -et comme je viens de le dire, c’est bien souvent celle que l'habitude nous a forcés
d'envisager le plus souvent qui mérite notre préférence.
Je ne prétends pas. cependant que les chosès se passent
toujours ainsi: non, l’aliéné, le fébricitant, l’homme en
proie à une émotion très vive, et qui comméttent ce ‘qu’on a coutamne- d'appeler le suicide ai qü donnent rarement à la réflexion le temps de faire son choix ; pour eux, tous les instruments sont bons, pourvu que là mort accomplisse son œuvre. Mais c’est dans le suicide, dit chronique, ‘lorsque l'acte # pu êthe pesé, discuté et réfléchi, qu’on voit les ‘exemples de cette prédilection pour tel ou tel genre de mort.
Quant aux divers moyens mis ei usage pour 8 tenter
les modernes n’ont guère fait de progrès en ce genre ; et,
part l'emploi des armes à feu, ils étäient tout aussi ras
dans l'antiquité q'ils le sont de nos jours.
Les Grecs et les Romains semblent avoir donñé la pré-
férence au fer, à l'ouverture de la veine, et aux poisons.
Les poisons À l’ordre du j jour étaient le pavot et la cigüe. Il est très probable néanmoins que le breuvage, employé par les anciens, sous le nom de cigüe, n’était pas lesue de la plante qui porte ce nom aujourd’hui. Socrate, mourant
sans douleurs, et avec un esprit calme ct tranquille qui lui :
permet de ‘causer avec ses amis, jusqu’au dernier moment, n'avait certainement pas trempé ses lèvres dans cé poison
âcre et irritant qui amène à sa suite des hallucinations et
des douleurs atroces, accompagnées de convulsions. L'influence que pourrait avoir sur la plante une différence de
climat, ne suffirait certainement pas pour expliquer une
telle variété dans ses effets. La cigüe des anciens était donc un breuvage particulier fort en usage, surtout dans les îles de la Grèce, . et dont la composition est restée’inconnue. Dans l’île de Céos, on ne voyait point de viellards. Passé 60 ang il fallait avaler la cigüe, et assurer, par sa mort, la vie des
“enfants, l'île étant trop petite pour nourrir ses habitans.
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- mentionné, s'élançaicnt sur le Fücher de Jeür parens. De, nos jours, on voit, chez certains peuples’ barbares, .
--meure de faim.
. nombre de quatre à cinq cents) sous les-roues du char, san
Due l ; ; . Ba submersion volontaire paraît avoir inspiré de l’hor- | reur aux Grecs et aux Romains, au moins l’histoire n’en:
rapporte que peu d'exemples Il en est de même de la précipitation du haut d’une élovation, toutefois si on en
“juge par ce passage de Tacite, où il raconte la consternation
que répandit dans la ville la mort d’un noble Romain, qui âvait fait choix de ce moyen barbare; le souvenir de la roche
:Tarpéienne inspirait peut-être ce dégoût. Chez les Seandi. k naves, et chez les Abyssiniens, cette mort était en honneur,
et on se pmcipitait du haut d’un rocher pour échapper aux: infirmités de la vicillesse. . Les Gaulois, comme je l'ai déji
l'emploi de moyens tout-à-faft extraordinaires pour: mettre fin à son existence. Ainsi, dans l’Indoustan, on se laisse mourrir de faim, on 86 brûle dans du famiér de vache, on s’ensevelit dans la neige, on s'offre en pâture à la voracité du crocodile. ‘ Le Japonais s’enferme dans un tombeau muré de toutes parts, où l’air ne pénètre que. par un petit trou, ct ainsi enséveli, il invoque Amidas jusqu'à ce qu'il Voicicomment M. Esquirol raconte la fête du Ticonnal au Bengal. -“ Cétte fête," dit:il, n’a Jamais lieu sans qu'elle n’occasionne un grand nombre de victimes. Il est dificile, dit M. Deville, jeune chirurgien qui en a été le témoi®, ct qui a bien voulu me communiquer la description
suivante, il est difficile de:so faire une idée de éette atroce et
brillante fête qui attire des dévots et des curieux des parties les plus éloignées de l'Inde. Après dix jours dè préparatifs, la procession, où plutôt la course du char, commence. Ce char se-compose de trois socles immenses, posés les uns sur le autres, et supportés par des essieus, On attâche au char des cordes assez longues pour que des milliers d’Indiens puissent, le traîner. Pendant la marche qui est d'environ vingt milles. les dévots se précipitent et se font écraser"(au
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vie de tans.
aux bras, aux jambes, sur tout Jé corps, et tout dégouta s de
- sang, ils bravent Îes ardeurs du soleil, la douleur, et suivent le cortégé en poussant des cris de joie.” . :
Chez les peuples civilisés de notre Epoque, les moyens employés poür commettre le suicide ne varient guère, et se bôrneñt en général aux suivans: 1°. Suspension; 2°. -Submersion ; 8°. Instruments tranchants; 4°. Armes a feuñ 5°. | Poisons:; ; 6%, Le le Sharbon ; 7®, ‘Inähition, écrasement, . précipit: ion. AE
et suivent
+ moyens ère, et se ion; 2°.
Armes a on ; 7,
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