DU SUICIDE V OLON TAIRE EXCUSABLE
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DU SUICIDE INVOLONTAIRE OU ACCIDENTEL. œ ne
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} Si le suicide volontaire criminel existe dans toute sa
laideur, et ayec tout le poids de sa responsabilité, je Suis
loin de croire, néanmoins, que la volonté, libre et indépendante préside le plus ordinairement à cette funeste détermination. Je pense, au contraire, que dans les Pays'civilisés, ce crime écheoit en partage, presqu’exelusivement, aux grandes, s misèrcs physiques et morales, et aux pays en proic à l’impiété ou à l’indifféren- . e-til très communément.
Ailleurs, il ne peut être qu'une rare exceptién ; et ceux-là seulement peuvent en fournir des exemples, chez qui -yne fausse éducation, ou le débordement des passions, a fait taire
la voie de la religion et de la conscience,
Mais le suicide est de tons les tems et de tous les pays ; non-seulement l’impie et l’athée ont recours à c$t expédient suprême, mais aussi,, l’homme sincèrement croyant, etimbu des meilleurs sentimens religieux et philosophiques: il se commet même au milieu des forêts, où il choisit parfois, pour victime, le cénobite, dont toute la vie n’a été qu'une longue suite de mortifications et de pénitences. à
Le suicide, alors, est d
influence si triste sur l’
- np
Bastille.”