‹ Thèse pour le doctorat en médecine [microforme]Chapitre 8 sur 44 · D OE PAT · texte numérisé non relu

D OE PAT

16in de comporter avec elle tout le blâme.que j'ai attaché

au guicide volontaire criminel, ne peut inspirer que la £ommisération et la pitié: je veux parler de l’aliénation 5 ‘ A :

mentalèé. : + , e ?

: &'J'ai déjà eu occasion de dire un mot, en passant, sur

- ce fineste égarement de l'intelligence, qui peut, parfois

survenir tout À coup et d'une’ manière instantanée, quand l'âme cst sous l’étreinte d'une passion violente et soudhine ; mais ce n’est point ici le lieu de discuter ce grand point de médecine légale, nou plus que le dégré de responsabilité que l'on doit attacher aux actes commis sous de telles circons-

tances. Disons seulement, que :dans cette discussion, à

laquelle ont pris part un si grand nombre de savans, le - vrai paraît se rencontrer, comme d'ordinaire, dans un juste milicu. Les uns ont eu tort, certainement, en exagérant

cet effet des passions violentes, qui he tiendrait à rien : -moins, qu'à rejeter la plupart des crimes sur Île-compte de

a folie: et les autres se sont également trompés, en lui refusant toute espèce d'influence. Les travaut ct ls recherches modernes sont venus démontrewque l'abîme de : l'esprit humain est encore plus difficile À sônder qu'on ne se l'imaginait; et le dernier mot sur côtte grandé-question

«est bien loin d'avoir été donné. Les opinions les plus

erronées ct les plus cruelles ont été émises, par certains

D à ns eg ; eds ! ° juristes, au sujet de la folie : ainsi l'un d'eux disait à Marc

à propos de la monomanie: % Si c’est une maladie, il faut, lorsqu'elle porte à des crimes capitaux, la punir en place de grève, v. g. par la guillotine.” Un autre écrivait en 1826: “La monomanie est une ressource moderne: elle .scrait trop commodé, tantôt pour arracher les coupables à la juste sévérité des lois, tantôt pour priver un citoyen de sa liberté. Quand on ne pourrait pas dire qu’il est coupable, On dirait : il est fou, et on verrait Charenton remplacer la

+4." RE à

* Mais si l’on est forcé d'admettre que la folie instantanée peut se développer subitement, sous l'effort du délire des pas-

ri Le,

— ————— En

tartare | ï

> J'ai attaché rirer que la

& l'aliénation

passant, sur peut, parfois fanéce, quand et soudhine ; and point de nsabilité que elles circons-

iseussion, à e savans, le

ans un juste n exagérant

drait à rien.

e-compte de

npés, en lui auX et les > l’abîme de cr qu'on ne 1dé-question ns les plus par cgrtains sait à Mare die, ‘il faut, air en place écrivait en derne: elle coupables à citoyen de st coupable, remplacer la

instantanée lire des pas-

sions, d’un autre côté, il faut avouer que de tels exemples doivent être rares. Ce n'est qu'avec la plus grande prudence qu'on peut parvenir à juger ces différens cas, -et la solution. du problème sera souve tlimpossible, :

Comme conséquence de l’aliénation mentale chronique, le suicide est très fréquent, et c’est bien 14, sans doute, une de ses causes les plus ordinaires. L'aliéné ne vit que d'illusions, | et les hallucinations les- plus extraordinaires ont remplacé Chez lui la réalité. Son intelligence désordonnée ne peut plus juger des rapports qui existent entre les ses, et ne lui-permet pas non ‘plus, de calculer sainement les conséquences de.ses déterminations. |

Bien souvent l’aliéné se tue, sans même y songer, sans

y penser le moins du monde, il ÿ a alors suicidé accidentel " Ÿ . u comme dans les exemples suivans :

: $ ee “L'un dit Esquirol, croyant ouvrir la porte de son É . L ; FRECREO ke à

apartement, ouvre la croisée, et se précipite, ayant voulu

descendre par l'escalier. Un autre, calculant mal les distances, se croit de plein pied avec le sol, et se jette par la fenêtre. D'autres, croient avoir quelque corps étranger dans le crâne, ils espèrent le fairé sortir en s'ouvrant la tête. .Un homme, dont la mysticité a dérangé le cerveau, : se croit en communication avec Dieu ; il entend une voix se qui lui dit : “ Mon fils, viens t’asseoir auprès de moi.” Il s’élance par la croisée et se casse une jambe : pendant ‘qu’on le relève; il ëxprime un grand étonnement de sa chûte et surtout de s'être blessé.” Deux deë sujets, ebrégistrés dans mon relevé statistique, s'étaient préalablement préparés À leur suicide par la confession et par la communion! ; On voit d’autres maniaques se tuer, après avoir raisonné leur acte, jusqu’àun certain point, à leur manière, et poussés Par un instinct irrésistible ; c’est le suicide volontaire excusable. “Un monÿmaniaque entend une voix intérieure qui lui répète : The-loi, tue-toi; ” il se tue pour obéir à une puissance

supérieure, à l'ordre de laquelle il ne ge e

… D'autres encore, se croyant poursuivis par des voleurs, ou trahis par leurs amis, par leurs parents, se tuent pour se soustraire à des dangers imaginaires.

Enfin, il est une autre forme de folie, malheureusement beaucoup trop commune dans /nos villes canadiennes, et à laquelle est due un assez grand nombre des suicides en-

- régistrés dans tion tableau: c’est celle qui survient à la suite de l'infempérance et de l'ivrognerie,. et connue sous le nom de delirium tremens. AE

i TE.

voleurs, où it pour se

1reusement

inadiennes, uicides en-

ft à. la suite

ne sous Île

ARTIGLE V..

Page 1