‹ Thèse pour le doctorat en médecineChapitre 12 sur 31 · LE PACE · texte numérisé non relu

LE PACE

Aussi pour obtenir l’antigène syphilitique nécessaire à la réalisation de la réaction, Wassermann et ses collaborateurs s’étaient-ils servis d'extraits de tissus syphilitiques (condylomes, ganglions satellites du chancre, et surtout d'ofganes frais d’hérédo-syphilitiques et de singes syphilisés).

Wassermann avait employé des foies frais d’hérédosyphilitiques qu'il triturait, réduisait en bouillie et suspendait dans quatre fois leur volume d'eau physiologique à 8 pour 1000 additionnée de o eme.5 pour 100 d'acide phénique. Après un séjour de vingt-quatre heures à la glacière, il soumettait le mélange à la centrifugation, jusqu'à l'absolue- limpidité du liquide surnageant qui était l’antigène syphilitique.

Malheureusement cette préparation était d'une extrême instabilité ; conservé pendant quelques jours à la glacière cet antigène ne tardait pas à perdre ses propriétés et à fixer le complément en l'absence de l’anticorps, ce qui était fächeux pour la netteté de la réaction.

C’est pourquoi Marie et Levaditi ont modifié le procédé et c'est de ce dernier dont on se sert actuellement. Voici en quoi il consiste : on broye dans un appareil de Borel ou de Latapie le foie d’un enfant hérédo-syphilitique, le plus tôt possible après la mort (1) (signes cliniques de syphilis, tréponèmes au microscope) en ayant soin d'employer le moins possible d’eau physiologique. On verse la bouillie dans des boîtes de Pétri stériles et

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