‹ Thèse pour le doctorat en médecineChapitre 14 sur 31 · FACE NES · texte numérisé non relu

FACE NES

centrifugation et qu'on a préalablement lavé deux ou trois fois avec de l’eau isotonique On répète deux autres fois la même opération en mettant une semain® d'intervalle entre chaque injection. Une semaine après : la dernière injection on saigne le lapin en totalité; on laisse la coagülation du sang s'effectuer complètement (opérer le plus aseptiquement possible), on pipète le sérum et on le met dans des tubes à essais stériles. Ces derniers sont portés à 56 degrés au bain-marie puis fermés au bec Bunsen pour garder en réserve l’ambocepteur ainsi obtenu.

L'ambocepteur possède un pouvoir hémolytique plus ou moins fort ; il faut de temps à autre voir quelle est sa force et voir en combien de temps il hémolyse les globules rouges du mouton; ce dosage préliminaire est connu sous le nom de titrage de l’'ambocepteur :

On prend une série de tubes stériles où l’on introduit o cmc 1 de sérum de cobaye dilué de son volume d’eau physiologique, o eme r d’ambocepteur dilué de quantités variables d’eau physiologique (1 pour 5, — pour 10, — pour 15, — pour 20, — pour 29...) — 1 centimètre cube d’une émulsion de sang de mouton à 5 0/0. On ramène le volume total dans chaque tube à 3 centimètres cubes, en ajoutant de l’eau physiologique. Deux tubes servent de contrôle : l’un où il n’y a que des globules de. mouton et de l’eau salée, l’autre où il n’y a pas d’ambocepteur montrant que le sérum de cobaye à lui seul n’est pas hémolytique. Après séjour à l’étuve, on doit constater l’absence d’hémolyse dans les deux tubes témoins, l’absence et la présence d’hémolyse dans les divers tubes de titrage.

AUS Ua

Tubes Alexine Ambocepteur Sangmouton Eau phys. Hémolyse (1 pour 1) (5 0/0)

I 0,1 o;t 5° 1 1,8 complète NON 0,1 10° I 1,8 . complète 3 0:14 O0 MPLSe I 1,00 complète 4 O,I 0,1 20° I 1,8 complète 5 OUEN o,1 25° I 1,8 partielle 6 0,1 0,1 30° I 1,8 partielle 7 0,1 0,1 35° I 1,8 nulle 8 O,1 0,1 40° I 1,8 nulle 9 O,I — I 1,9 nulle 10 — — 1 2 nulle

L'on regarde dans quel tube s’arrète l'hémolyse. Dans notre tableau c'est à l'émulsion à 3/25. Nous aurons donc à diluer notre ambocepteur au vingtième (o cme. 1 d'ambocepteur pour 1 emc. 9 d’eau physiologique).

On a conseillé de titrer le complément. :

C’est une opération qui doit se faire si on emploie du complément vieux de plus d’un jour; l’activité de l’alexine diminue à partir du deuxième jour jusqu’au huitième et plus lentement jusqu’au quinzième.

Voici comment on dresse l’expérience.

Tubes Ambocep. Alexine Globules Eau phys. Hémolyse titré (5 0/0)

I 0,1 — I 10 nulle.

2 — — I 2 nulle 3 0,1 0,0 I 1,85 nulle 4 0,1 0,10 I 1,8 partielle 5 0,1 0,15 I 1,95 complète 6 0,1 0,20 I 1,7 complète

Dans les tubes ne 3 et n° 4 l'alexine est en quantité insuflisante. Dans le tube n°5 il y en a assez (0,15).

La dose maxima à employer pour r centimètre cube de globules et o cmc. 1 d'ambocepteur hémolytique sera de o cmc.15 de sérum de cobaye ou o eme. 3 de ce sérum dilué de moitié d’eau physiologique.

Le titrage est évité dans la pratique en employant le sérum de cobâye qui vient d’être saigné.

Emuision de globules de mouton. — On se procure du sang par saignée, on le défrine et au moment de l’employer on en faitune émulsion à 5 o/o (5 centimètres cubes de globules pour 95 centimètres cubes d’eau physiologique).

Certains auteurs lavent les globules ; pour cela on centrifuge le sang défibriné, on note sur le tube la hauteur du sérum ; ce dernier est retiré et remplacé par de l’eau physiologique jusqu'à même hauteur. Le tout est agité puis centrifugé. Après une seconde décantation on recommence un nouveau lavage et même un troisième. L’émulsion est ensuite faite à 5 0/0 ; la seule différence, est qu'avec des globules lavés, il faut un ambocepteur hémolytique deux fois plus fort qu’ave, les globules non lavés. Les hématies peuvent être conservées pendant quelques jours à la glacière si elles sont à l’abri des germes.

Dans chaque tube d'expérience, on ramène le volume ‘total à 3 centimètres cubes avec del’eau physiologique à 8 pour mille.

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