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son infection syphilitique, il a contaminé sa femme qui avait vingt ans. Cette dérnière a eu successivement cinq fausses couches et enfants mort-nés à terme ; les premiers fœtus étaient couverts de syphilides. Deux enfants (sixième et septième grossesse) sont aujourd hui vivants ; le premier a douze ans, le second huit ans. L'un de ces enfants a les pupilles inégales, irrégulières ; de plusil est strabique.
L'homme atteint de tabes frustre a une réaction positive avec le sérum et le liquide céphalo-rachidien.
La femme dont le tahes est avancé a une réaction négative avec le sérum et positive avec le liquide
Le cas 17 a rapport à l’un des sujets d'une syphilis conjugale.
Le mari est paralytique général (il en a été question plus haut), la femme tabétique frustre.
L'homme a été marié une première fois pendant sept ans, de vingt-sept ans à trente-quatre ans. Un an après le mariage sa femme a fait une fausse-couche. Elle est morte paralysée. Ii s’est remarié après trois ans de veuvage, il y a neuf ans.
Sa nouvelle femme a fait une fausse couche au septième mois. A cette époque le médecin l'a soignée avec des pilules.
L'homme a eu une réaction positive avec le liquide et négative avec le sérum ; la femme une réaction positive avec les deux humeurs.
Sauf le cas (10) où le cyto-diagnostie et l’albumo-dia-
gnostie ont été négatifs. Nous notons que ces deux
recherches nous ont toujours donné un résultat positif et que l'intensité de l’un a toujours été en corrélation avec l'intensité de l’autre ; le parallélisme n'existait pas quand il s’agissait des anticorps.
Pour’ce qui concerne nos cas de tabo-paralysie, nous avons obtenu les cinq fois avec le liquide céphalorachidien une déviation du complément plus ou moins intense. Un seul sérum examiné a donné un résultat négatif.
Nous avons volontairement omis de mentionner dans notre tableau les cas qui nous avaient servi de témoins. La plupart concernaient des sujets atteints d’épilepsie, d'idiotie. de démences précoce et sénile et figureront plus loin. 1 cas de maladie de Friedreich, 2 cas de tumeurs cérébrales, 1 cas de chorée, 1 cas de polynévrite alcoolique, 5 cas d’hémiplégie (ramollissement et hémorragie) nous ont donné un résultat négatif tant avec le sérum qu'avec le liquide céphalo-rachidien. Un cas de myélite saturnine dont le liquide céphalo-rachidien nous avait donné une notable leucocytose avec précipité albumipeux et traces de plomb, nous a fourni une réaction de Wassermann négative.
Des constatations qui précèdent nous conclurons que la réaction de Wassermann n’est pas spécifique de la paralysie générale ; elle est tout aussi fréquemment positive dans le tabès. Une réaction positive avec un liquide céphalo-rachidien veut dire qu'il existe dans ce liquide des anticorps (nous avons vu que ce que nous avons convenu d'appeler ainsi ne sont que des produits
de réactions syphilitiques encore mal déterminés) ayant
leur point de départ dans des lésions des méninges et de la corticalité médullaire ; autrement dit, une réaction positive accompagnant un ensemble de symptômes paralytiques ou tabétiques, signifie que ces affections sont en rapport avec une syphilis antérieure qui à servi à leur développement. Que cette syphilis soit le facteur unique de la paralysie générale et du tabès, qu elle n’en soit qu’une des causes déterminantes se greffant sur un terrain débilité ou surmené par des tares héréditaires ou acquises, la réaction de Wassermann ne tranche en rien cette question ; elle signifie simplement que la
vérole esten cause dans les lésions de la paralysie générale et du tabès ; elle ne prouve rien de plus.
Si dans tous les cas positifs on peut affirmer la syphilis, d'un séro-diagnostic négatif on ne peut par contre exclure l'étiologie spécifique. Quant à la réaction positive obtenue avec le sérum, nous en dirons ce qu'en avait dit Citron : qu'il faut se tenir à cet égard sur une certaine réserve avant de déduire, d’après une seule réaction positive sanguine, que l'affection cérébro-spinale est en rapport étiologique avec la syphilis. La présence d'anticorps dans le sérum prouve qu'il y a eu syphilis ; il y a beaucoup de chances que la maladie nerveuse soit en rapport avec cette infection, mais c’est une simple présomption qu'il ne faudrait pas changer en affirmation ; il n’est permis de certifier que lorsque la réaction positive est obtenue avec le liquide spinal ; dans
ce cas seulement la réaction sérique est intéressante
quand on peut la voir céder la place à la réaction du liquide.