POSE
Levapiri, RAvVAUT et YAMAnoUCHr ont voulu élucider . en partie cette question. Ils ontexaminé dans le service de Thibierge le liquide céphalo-rachidien d’un certain nombre de syphilitiques aux divers stades de l'infection. La grande majorité de leurs malades ne montraient aucune manifestation pouvant plaider en faveur d’une localisation encéphalo-médullaire de la vérole. Chez quatre d'entre eux on pouvait reconnaître seulement quelques troubles nerveux sans localisation précise (dépression nerveuse, inégalité pupillaire).
Voici le tableau qui résumait leurs constatations :
= = Dh X3 Ÿ nerveuse £ |= ER SN OST IRSES s [clin mn |;= È. 1 mois 1/2. Ro- | séole. — | + + 1 mois. Ro- ee séole. ++) — 2 mois. Papules, + QE, 2 mois. Papu- | les. ++) ++ 3 mois. Ro- | séole ++) + { mois. Roséole. +L+|—| — 7 mois. Iritis. | RE 10 mois. Papu- | les. : | | ce =| 2 À, 11 ans. + |—| — 20 ans. Ané- VrYS. + |—| — 21 ans. Gom- | mes. | MIE Lente È. 4 ans. Cépha- | lée. — [+++ Insuff. aort. Argyll. FOSSES 12 ans. Argyll. + [= 9 ans. Dépress.
nerveuse. IR
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On peut se rendre compte que dans les cas d’exanthème méningé avec leucocytose arachnoïdienne accompagnant une forte éruption secondaire, la réaction de Wassermann a toujours été négative, quoique 5 fois sur 8 le cytodiagnostic ait été positif. Dans les 3 cas de syphilis tertiaire, le liquide céphalo-rachidien n'a révélé aucune trace de lymphocyte, aucune trace d'anticorps. Quant aux quatre malades syphilitiques présentant, l'un de la céphalée, deux autres le signe d’Argyll et le dernier de la dépression nerveuse, la réaction avec leur liquide céphalo-rachidien n’a été qu’une fois positive. Ces résultats n’ont rien qui puisse nous étonner puisque nous avons vu que, même dans les cas de tabes et de paralysie générale au début, la réaction de Wassermann était pour la plupart du temps négative et qu'elle avait besoin pour se traduire d'une atteinte assez pro- fonde des centres nerveux. +
Nous signalerons que MorGENROTH et STERTZ ont trouvé des anticorps dans le liquide céphalo-rachidien d'un cas de syphilis secondaire avec atrophie optique et PLAUT dans un cas de syphilis avancée avec signe d'Argyll.
Nos recherches nous ont conduit aux mèmes consta-tations que Levaditi et Ravaut. Dans le tableau que nous avons dressé pour la syphilis en évolution, nous avons relaté 3 cas de céphalée (16, 18 et 28). à la période secondaire ou préroséolique, dans lesquels le liquide céphalo-rachidien n'a produit aucune déviation du com-plément bien que le cyto-diagnostic fùt positif; dans le premier (16) et le dernier (28) de nos cas la lymphocy-
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tose avait son importance puisque l'éruption cutanée n'étail apparue qu'environ un mois après chez le n° 16 au bout de quelques jours chez le n° 28 qui présentait en outre de l'excitation maniaque que le traitement merceuriel fit disparaitre. Dans le second (18) de nos cas, la lymphocytose était, avec beaucoup de probabilité en rapport avec l’éruption papuleuse.
Un sypbhilitique (21) couvert de syphilides papulocroùteuses, que nous avons ponctionné, nous a donné une forte leucocytose arachnoïdienne et pas de réaction de Wassermann positive.
Un autre malade (33) ayant eu un chancre de la lèvre . un an et demi auparavant, atteint d'irido-cyclite depuis quatre mois, ne nous a pas non plus donné de séro-diagnostic positif avec son liquide. Il est vrai qu'il avait déjà pris une centaine de pilules de protoiodure et reçu vingt-six piqüres d'huile grise; cependant une faible lymphocytose avait pu être décelée chez lui.
Enfin, un homme de cinquante trois ans (45), atteint de cancer de la langue, ayant eu la syphilis trente ans auparavant, présentant le signe d'Argyll, nous a fourni avec son liquide céphalo-rachidien une lymphocytose marquée sans séroréaction positive.
Etant donné le résultat négatif que fournit la réaction de Wassermann dans les cas de méningite localisée et chronique, il faudrait voir comment elle se comporte dans les méningites aiguës; cette recherche n'a pas encore élé faite. Toutefois nous signalerons que M. Guénot dans la Gazelte des Hôpitaux (x0 juin 1909)
a rapporté un cas d'épilepsie syphililique secondaire
avec lequel il avait étudié la réaction de Wassermann.
A un premier examen la réaction fut positive quoique
à un faible degré (le malade avait déjà suivi un mois de
traitement mercuriel); huit jours après, elle fut négative,
le malade semblant à cette époque guéri de ses accidents
<onvulsifs.
Il serait intéressant, s’il en était de même dans les autres cas aigus, de voir la réaction apparaître positivement et disparaître ensuite assez rapidement sous l'influence d’un traitement. Ce phénomène serait à opposer à la lenteur d'apparition de la déviation du complément dans les cas d’atteintes chroniques des
centres cortico-méningés.