‹ Thèse sur le chloroformeChapitre 13 sur 25 · C 2 H 2 0,3Ca0) + 5(Cl 2 Ca,6H 2 0) 4- C1 2 H · texte numérisé non relu

C 2 H 2 0,3Ca0) + 5(Cl 2 Ca,6H 2 0) 4- C1 2 H

formule calcique. Chlorure calcique hydrique. Chlorure hydrique.

M. Pierloz-Feldman admet ici que le formiate calcique , sous l’influence de la chaux et de l’acide chlorhydrique, est transformé en carbonate et en chlorure calcique, ce qui explique pourquoi on n’aperçoit aucun dégagement de chloride hydrique pendant la distillation.

M. Pierloz-Feldman attribue la forte proportion obtenue par ce procédé à l’action de l’acide chlorhydrique, de l’éther sur l’hypoehlorite qui donne une plus forte proportion de chlore. Ce chlore , en réagissant sur l’alcool en présence de la chaux, produit le chloroforme.

Ce procédé n’est nullement praticable dans les laboratoires du pharmacien, parce qu’il donne un produit trop cher et que l’éther chlorhydrique employé est d’un prix assez élevé et s’obtient difficilement.

Sa préparation complique nécessairement celle du chloroforme.

VL — Procédé Chautart.

. L’essence de térébenthine, soumise à l’action de l’hyperchlorite de chaux, d’après M. Chautart, donne un corps qui, par ses propriétés et sa composition , est identique au chloroforme obtenu par l’action de l’alcool.

Voici son procédé :

On prend 24 parties d’eau , 8 parties de chlorure de chaux, 1 partie d’essence de térébenthine, et on soumet le tout à la distillation. 11 se manifeste une réaction très-tumultueuse en même temps qu’une odeur éthérée agréable à sentir. Pour modérer l’action, il est utile d’ajouter au mélange une quantité de chaux égale à la moitié du chlorure de calcium employé. Une grande quantité de gaz carbonique se dégage, ce qui, en boursouflant la matière, oblige d’employer des vases d’une dimension convenable. En enlevant le feu de dessous la cornue aussitôt que le boursouflement commence, l’opération marche bien et se continue d’elle-même jusqu’à la fin.

Dans le récipient, on trouve trois couches souvent entremêlées : la première est l’essence qui paraît avoir échappé à la réaction; la plus inférieure, un liquide éthéré d’une odeur rappelant en tout point celle du chloroforme ; enfin, l’intermédiaire, de l’eau tenant en dissolution une certaine quantité du produit précédent. Pour séparer ce dernier, on distille le tout au bain-marie, et deux traitements par le chlorure de calcium , ainsi que quelques distillations fractionnées, ont suffi pour obtenir le chloroforme à l’état de pureté.

Le produit ainsi obtenu est un liquide parfaitement incolore trèsmobile, d’une saveur et d’une odeur éthérée très-agréables, plus lourd que l’eau, dans laquelle il se dissout sensiblement en lui communiquant les deux propriétés précédentes. Enfin il boutà63“.

Soumis à l’analyse , ce liquide présente la composition suivante :

Carbone. 10,47

Hydrogène. 1,03

Chlore. 88,50

Le calcul exige :

Carbone. .. 10,05

Hydrogène. 0,84

Chlore. 89,11

M. Chautart attribue le léger excès de carbone et hydrogène obtenus à une petite quantité d’hydrogène qui accompagne opiniâtrément le chloroforme, et dont on pourrait peut-être le débarrasser complètement par une distillation sur de l’acide sulfurique.

Ce procédé est très-intéressant; mais, sous le rapport pratique, il ne présente aucun avantage.

On obtient infiniment moins de produits avec l’essence de térébenthine qu’avec l’alcool ; puis le chloroforme est impropre à l’usage médical.

M. Soubeiran, après avoir séché, par du chlorure de calcium, ce chloroforme de térébenthine et l’avoir distillé au bain-marie, n’a pu lui enlever son odeur d’essence.

D’autre part, l’opération faite avec l’essence de térébenthine, trèsdifficile à conduire, rend ce procédé tout à fait impraticable.

Fabrication en grand du chloroforme.

La fabrication du chloroforme est actuellement, comme celle de l’éther, entre les mains de quelques industriels qui le livrent souillé d’impuretés au commerce. Dans cet état, il peut servir pour les besoins de l’industrie ; mais avant d’être employé à l’usage médical, on le souiuet à une complète purification.

Voici les principaux procédés actuellement en usage pour sa préparation en grand.

Appareil de Godefrin.

M. Godefrin suit pour la fabrication du chloroforme le procédé de M. Soubeiran. La disposition de son appareil seule varie. Le voici :

Dans un bain-marie chauffé à l’ébullition (il se sert pour cela d’une bassine de cuivre), il place une tourille h acide en grès, dans laquelle il introduit 30 litres d’eau h. 60° environ et 5 kilog. de chlorure de chaux sec et d’un bon titre; il agite ce mélange et verse immédiatement 1 litre d’alcool à 86°. Sans perdre de temps, il adapte au goulot de la tourille un tube de verre de 3 à h centimètres de diamètre, et suffi-

samment courbé pour se rendre dans une allonge qui communique avec un ballon servant de récipient. La tubulure de celui-ci reçoit un tube courbé à deux angles droits, plongeant dans une éprouvette entourée de glace.

Les bouchons étant bien lutésavec de la farine de lin, on maintient le bain-marie à l’ébullition pendant une heure environ, c’est-à-dire jusqu’à ce que la distillation du chloroforme cesse.

En conduisant convenablement l’opération, on trouve dans le récipient et l’éprouvette 250 grammes de chloroforme qu’il suffit, ainsi que l’indique M. Soubeiran, de laver d’abord avec très-peu d’eau, puis avec une faible dissolution de carbonate de soude et de distiller ensuite sur du chlorure de calcium.

Cette disposition, par son extrême facilité, peut être employée dans tous les laboratoires.

Appareil de Louis Nessler.

M. Louis Nessler a proposé également, pour la préparation en grand du chloroforme, un appareil qui consiste en un grand cylindre en plomb, qu’avec économie on peut remplacer par une cuve en bois. La cuve est d’une contenance de 3 hectolitres et peut donner, après une seule opération, 2 kil -,200 à 2 kil -,400 de chloroforme, en opérant sur i0 kilogram. de chlorure de chaux, 1 hectolitre d’eau et à kilogram. d’alcool.

Le cylindre en plomb ou la cuve employée par M. Louis Nessler, est percée, à sa partie supérieure, d’une large ouverture par laquelle on introduit le mélange. De chaque pôtédu cylindre, se trouvent également deux ouvertures plus petites, l’une pour donner passage à un agitateur, l’autre à la sortie des vapeurs chloroformiques. L’appareil est chauffé par la vapeur. Comme il est excessivement difficile de donner la description d’un appareil sans en représenter le dessin, je m’abstiens dè rentrer dans plus de détails. Je renvoie les personnes qui voudraient se livrer à cette fabrication en grand, au tome xvi du Journal

de pharmacie et de chimie, où elles trouveront le travail complet de M. Louis Nessler.

Procédé Fouché-Lepelletier, etc., etc.

Dans des fours en granit, briques , terre cuite, ou dans des cylindres en métal placés sur des fourneaux, on introduit, par une porte pratiquée sur le devant du four ou du cylindre, une quantité d’acétate de soude préalablement desséché, de manière à n’emplir que la moitié de la capacité de l’appareil ; on chauffe jusqu’à ce que la matière commence à entrer en fusion, on lute l’appareil et la décomposition s’opère. L’acide acétique de l’acétate employé se décompose : il se forme, d’une part, de l’acide carbonique qui s’unit à la base de l’acétate et constitue un carbonate de cette base. Ce produit reste, et dans l’appareil à décomposer il est souillé de charbon que l’on élimine sans peine en traitant par l’eau qui dissout le carbonate. D’autre part, il se forme de l’acétone qu’on distille et qu’on reçoit dans une cornue tubulée placée sur un fourneau au bain de sable; dans cette cornue, on verse du chlorure de manganèse provenant du chlore ou du chlorure de calcium, afin de purifier l’acétone; on chauffe pour volatiliser cette substance, et on la reçoit dans un alambic dans lequel on introduit, au moyen d’un tube, de l’hypochlorite de chaux. La décomposition s’opère et le produit qu’on volatilise est du chloroforme sensiblement pur.

Modes de production du chloroforme.

Le chloroforme peut encore s’obtenir :

1" Par l’action de l’hypochlorite de chaux sur l’alcool méthylique. D’après MM. Souheiran et Mialhe, le chloroforme qui en résulte conserve toujours une faible odeur empyreumatique qui rend son usage médical impossible. Il détermine presque toujours chez les malades soumis à son action, un malaise général suivi de pesanteur de tête, de nausées persistantes et quelquefois de vomissements.

Sous le rapport chimique, lorsqu’il a été convenablement purifié,

il est identique au chloroforme normal (obtenu avec l’alcool de vin).

La différence de propriétés physiques est attribuée par MM. Soubeiran et Mialhe à la présence d’un corps nouveau liquide, d’une consistance huileuse, qui de jaune devient incolore par la distillation.

Le chloroforme du commerce peut en contenir jusqu’à 30 pour 100 s’il n’a pas été rectifié. Ce. corps, d’après ces chimistes, est une huile hydrogénée chlorurée plus légère que l’eau ; elle brûle avec une flamme fuligineuse. L’acide sulfurique lui fait prendre, ainsi qu’au chloroforme qui la contient, une coloration rouge brunâtre trèsintense.

Lorsqu’on distille le chloroforme qui en contient, il ne faut pas pousser trop loin la distillation, car cette huile chlorurée passerait dans le récipient.

2° Par 1''action des hypochlorites sur l’acétone;

3° Par l’action du chlore sur l’hydrogène protocarboné.

Si l’on expose aux rayons solaires un flacon renfermant un mélange d’hydrogène protocarboné et de chlore en excès, il se condense sur les parois un liquide qui est un ( mélange de divers éthers métbylchiorhydriques chlorés de chloroforme et de chlorure de carbone C 2 C1 4 (Régnault) ;

4° Par l’action du chlore sur le chlorhydrate de méthylène monochloré (Pelouze et Frémy), Liebig;

5° Par la réaction des alcalis hydratés sur l’acide trichloroacétique :

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