K0,C'*HC1 3 0 3 + RO = 2(K0C0 2 ) + C 2 HC
7° Lorsqu’on fait arriver du chlore sur de l’alcool anhydre ; 6 équivalents de ce gaz entrent dans la réaction et forment de l’acide hydrochlorique et du chloral :
C*H*0 2 -»- Cl 6 = C*HCl 3 O a + 3HC1;
Ce nouveau composé en présence d’un alcali hydraté se décompose en formiate et en chloroforme :
C*HC1 3 0 2 ,H0 4 - RO = K0,C 2 H0 3 + C 2 HCl 3 (Pelouze et Frémy) ;
Chloral Formialc de potasse.
8 ’ Par l’action du chlore sur diverses matières organiques,
D’après M. Chautart, sous l’influence du chlorure de chaux, les huiles essentielles hydrocarbonées ou oxygénées, ainsi que tous les corps neutres appartenant aux diverses séries alcooliques donnent du chloroforme et produisent une très-grande quantité de gaz acide carbonique.
Formation du chloroforme avec les huiles essentielles.
Les essences sur lesquelles ce chimiste a opéré sont au nombre de quinze à vingt, telles sont celles d’oranger, d’estragon, de menthe poivrée, de Sabine, de lavande, de cédrat, de bergamotte, de romarin, de genièvre, de citron, de thym, de rüe, de copahu, etc., etc. L’odeur du chloroforme obtenu, sa densité, sa facile distillation au bain-marie, et enfin l’analogie des réactions qui se produisent, sont autant de caractères qui n’ontjamais fait défaut et qui permettent de ne conserver aucun doute sur l’identité du produit ainsi obtenu avec le chloroforme dérivé de l’alcool.
Voici, d’après M. Chautart, le résultat de l’analyse de quelques-uns :
Chloroforme de Carbone. Hydrogène. Chlore.
l’Essence de menthe poivrée. ,
— de citron.
— de rüe. ... . . .
— de badiane.
de lavande.
de thym.
M. Chautart attribue le léger excès de carbone et d’hydrogène
obtenu dans la plupart de ces analyses à une petite quantité de carbure d’hydrogène qui accompagne opiniâtrément le chloroforme, et dont on ne peut se débarrasser qu’à l’aide de traitements réitérés par l’acide sulfurique.
Huiles grasses.
Les huiles grasses, mises en contact avec du chlorure de chaux, donnent lieu à une tuméfaction violente, et l’on trouve dans le récipient pour produit une eau possédant une odeur d’acroléine marquée.
L’huile de ricin fait exception à cette règle; distillée avec du chlorure de chaux, elle donne un liquide d’une odeur forte et tellement persistante que plusieurs distillations au bain-marie ne peuvent l’en débarrasser complètement.
Le produit de la dernière distillation, agité avec de l’acide sulfurique concentré, puis distillé, donne une liqueur jouissant de toutes les propriétés caractéristiques du chloroforme.
Les rapports de composition qui existent entre 1 huile de térébenthine et la colophane avaient fait penser à M. Chautart qu en la faisant réagir sur le chlorure de chaux il pouvait obtenir du chloroforme, mais son attente fut trompée; il eut, il est vrai, un dégagement considérable d’acide carbonique, mais le liquide, d’une odeur agréable, contenu dans le récipient, n’était pas du chloroforme.
Disons aussi, pour terminer ce chapitre, que nous avons essayé d’obtenir du chloroforme en faisant réagir l’hypochlorite calcique sur deux carbures d’hydrogène actuellement d’un prix peu élevé, la benzine et la naphtaline, mais que les résultats de ces expériences ont été négatifs.