‹ Thèse sur le chloroformeChapitre 3 sur 25 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L’honneur d’une découverte peut rarement se rapporter aux efforts d’un seul homme; presque toujours une longue suite de travaux isolés, et sans but spécial, en rassemblent les éléments, jusqu’à ce qu’un hasard heureux vienne la dégager et lui donner sa forme définitive.

La découverte du chloroforme n’a pas dérogé à cette loi générale.

En 1831, il prit naissance dans le laboratoire d’un savant professeur de cette école, M. Soubeiran. Ce chimiste éminent le découvrit en se livrant à des recherches sur les principales combinaisons du chlore avec l’alcool, et lui donna le nom d 'éther bichlorique.

Liébig, un an après, le signala à l’attention des savants.

A son apparition, ce corps, qui, quelques années plus tard, devait, par ses propriétés merveilleuses, frapper tous les esprits d’admiration et de stupeur, demeura dans l’oubli.

Le hasard l’en fit sortir en 1847; car, c’est à cette époque qu’en France M. Flourens, en Écosse le docteur Simpson, signalèrent presque en môme temps ses propriétés anesthésiques.

L’illustre chimiste M. Dumas doit aussi avoir sa part dans la découverte du chloroforme; car, e premier, il détermina l’exacte composition de cette intéressante substance.

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