ACTE I, SCENE IV. n
Tout me dit que pour moi ma course est terminée ,
Et du plus noir complot se voit environnée.
En fuyant Ilion pour ne la plus revoir,
A jamais sur ses bords j'ai laissé tout espoir.
HÉCUBE
Ah ma fille ! à ce point vous laissez-vous abattre ? Serez-vous contre moi la première à combattre ? Que contre mes efforts vos troubles renaissans , Rendent encor des miens les ennuis plus pressans ! Croyez-vous donc mon cœur insensible à l'outrage ? Moi-même en vous parlant j'ai besoin de courage; Ne m'ôtez pas l'appui qui m'aide à m'aveugler, Et du moins par pitié laissez-vous consoler.