SCÈNE VI
tEGÉE, THÉSÉE.
MGÈE.
De ses emportemens vous voyez les éclats. Soutenez ma faiblesse et ne me quittez pas. A ce peuple opprimé vous rendez la victoire; Hélas ! pour mon bonheur j'ai besoin de vous croire.
3o THESEE.
THÉSÉE
Et ses désirs volaient au devant da danger! Dans vos états captifs soutenant l'étranger , Elle traite avec lui d'une paix qui nous blesse-, Mon père, quelle est donc cette indigne faiblesse Qui trouve sur le trône un dangereux appui , Et pour perdre mon roi s'élève près de lui?
;egée.
Hélas ! de mes chagrins vous voyez l'amertume , Et de quels contre-temps la douleur me consume.
THÉSÉE
De vos ennuis profonds, hélas! que je vous plains, Et que votre infortune ajoute à mes chagrins!
A qui voit bien les coups dont mon courage saigne, Sans doute mon malheur mérite qu'on me plaigne. Plongé dans la douleur d'un triste isolement, D'un reste de pouvoir défendu faiblement , Chaque jour, de mon règne emportant une marque , Un sombre despotisme efface le monarque. Des fléaux dont le Ciel accable mes sujets Borné dans ma détresse à de tristes regrets, La paix, dont en mes vœux j'implore en vainlescharmes N'est pas pour eux le fruit de mes stériles larmes. Et le reste des miens, ces généreux appuis, Les seuls qu'en sa pitié le Ciel m'avait permis,