ÉLIANTE, DORIMONT
(On entend des éclats de rire dans la maison,) DORIMONT.
Ah , morbleu , que d'éclats ! que de ris ! que de voix !
De gens ivres, je crois, la maison est un bois.
L'un me prendsur mon air,mes cheveux, ma chaussure ;
L'autre sur mon habit exerce sa censure.
(Riant.) Ah ! ah ! ah ! Eh bien donc , de quoi me censurer? Mieux vaut-il faire rire encore que pleurer. La joie est un remède excellent pour les asthmes; Ainsi trêve , messieurs , à vos malins sarcasmes. Madame la fermière , à merveille ! et l'habit, A votre taille fine, élégamment s'unit.
Allez , libre bientôt d'une fête ennuyeuse, Je veux vous rendre enfin parfaitement heureuse : Chasser d'autour de vous tout ce monde odieux, Dont la vue importune et fatigue vos yeux;
Et renfermé tout seul clans ma gentilhommière, Y vivre en franc bourgeois avec ma ménagère.
ÉLIANTE
Ne précipitez rien ; c'est, monsieur, mon avis. De votre chute, au moins , èles-vous bien remis.
DORIMONT
Ce n'est rien. Du plancher quand j'ai fait la culbute, La table était à bord pour ménager ma chute. Sur un vaste service , étendu de mon long, «Tai, de la salle en bas, bientôt trouvé le fond.