‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 273 sur 517 · ÉLIANTE, DORIMONT · texte numérisé non relu

ÉLIANTE, DORIMONT

(On entend des éclats de rire dans la maison,) DORIMONT.

Ah , morbleu , que d'éclats ! que de ris ! que de voix !

De gens ivres, je crois, la maison est un bois.

L'un me prendsur mon air,mes cheveux, ma chaussure ;

L'autre sur mon habit exerce sa censure.

(Riant.) Ah ! ah ! ah ! Eh bien donc , de quoi me censurer? Mieux vaut-il faire rire encore que pleurer. La joie est un remède excellent pour les asthmes; Ainsi trêve , messieurs , à vos malins sarcasmes. Madame la fermière , à merveille ! et l'habit, A votre taille fine, élégamment s'unit.

Allez , libre bientôt d'une fête ennuyeuse, Je veux vous rendre enfin parfaitement heureuse : Chasser d'autour de vous tout ce monde odieux, Dont la vue importune et fatigue vos yeux;

Et renfermé tout seul clans ma gentilhommière, Y vivre en franc bourgeois avec ma ménagère.

ÉLIANTE

Ne précipitez rien ; c'est, monsieur, mon avis. De votre chute, au moins , èles-vous bien remis.

DORIMONT

Ce n'est rien. Du plancher quand j'ai fait la culbute, La table était à bord pour ménager ma chute. Sur un vaste service , étendu de mon long, «Tai, de la salle en bas, bientôt trouvé le fond.

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