‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 363 sur 517 · OCTAVE, D'OSMOND · texte numérisé non relu

OCTAVE, D'OSMOND

d'osmond.

Enfin donc je vous trouve, et du château seigneur, De vous y rencontrer votre père a l'honneur. Saurai-je le motif de cette humeur sauvage Qui nous prive en tous lieux de votre voisinage, Ici comme à la ville, autre part comme aux champs , Et borne votre course aux plus beaux de vos ans ? Votre sœur se marie et l'on vous voit à peine Approcher des amis dont la maison est pleine. J'ai pris dans ma détresse une épouse autrefois, Jamais je ne vous vis l'applaudir de mon choix, Depuis lors étranger, vagabond sur la terre, Autant qu'au genre humain vous m'avez fait la guerre, Mon fils!

OCTAVE

Monsieur?

d'osmond.

Eh bien, n'expliquerez-vous pas L'étrange égarement dont votre père est las ?

OCTAVE

Je l'avouerai , battu, froissé d'un long orage , J'ai dû, fuyant le monde, éviter mon naufrage. Des jeux de votre hymen étrange spectateur, Je vois d'un œil chagrin les noces de ma sœur; Vous savez dès long-temps quelle triste inconstance Disposa de mes jours pour une autre existence*

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