‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 378 sur 517 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

Et contre les hasards d'un péril présumé, Pour garantir les jours de cet objet aimé; Oui, cela se pourrait.

OCTAVE

Et je te laisse juge, Si dans l'occasion d'un pareil subterfuge , Le prince ou tel auteur d'un semblable attentat En moi de ses bienfaits trouverait un ingrat. Mais de mon infortune, ici, tu n'as que faire; Que je la venge ou non ce n'est pas ton affaire. Quant au dernier devoir qu'il te reste à remplir, Tu sais par quel lien j'ai dû t'appartenir? Pour l'hymen de ma sœur c'est sur toi que je compte, Ou, tu m'as vu tirer une vengeance prompte;

(Montrant le lieu de la scène où un agent de Valcour a été tué.)

Tu n'as pas deux instants à lui survivre : sors.

Quoi! ce n'est que cela? va, je suis sans remords. Sois donc moins agité, tranquille, et point d'esclandre;

(A part.)

Elle est bien mon épouse. Adieu ; je cours la vendre.

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