‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 384 sur 517 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

VALCOUR, ÉTHELVINA, D'OSMOND.

Oui; sur les trois pour cent, dix mille écus de rente; De dix à quinze ou vingt, la bourse ferme à trente.

d'osmond.

Mais c'est prodigieux!

VALCOUR

Ah , vraiment !

ÉTHELVINA.

Vous voici ?

VALCOUR

Je ne sais plus quel tour va prendre tout ceci.

ÉTHELVINA.

Vous ne m'écoutez pas. Vous entendrez mes plaintes, Monsieur, sur un sujet des plus pressantes craintes.

d'osmond.

Elle a raison.

VALCOUR

Voyez; trente de quinze à dix!

ÉTHELVINA.

Vous vous expliquerez; vous direz votre avis Sur le projet formé de rompre un mariage Dont tout jusqu'à ce jour nous rendit témoignage/

d'osmond.

Sur le sujet qui fait la contestation Vous lui devez, mon cher, une explication,

ÉTHELVJNA.

Vous parlerez, monsieur, ou perdez l'espérance Que jamais je pardonne à votre indifférence.

VALCOUR

Eh, d'accord! je consens d'avance à confirmer Les nœuds qu'à ce bon père il a plu de former. Mais cet hymen pourtant admet quelque prudence Dont je veux bien ici vous faire confidence. Le prince est ici près. J'avais de sa ferveur Pour vous de quelque grâce obtenu la faveur. Le soin de la régler me demande en personne, Et m'exclut des plaisirs dont l'hymen s'environne. A d'autres soins encor je devais me livrer Pour les nouveaux emplois où je dois aspirer; Il me faut intriguer pour votre préfecture, Et m'assurer des voix pour ma candidature.

ÉTHELVINA.

Ah! Valcour, c'en est fait, vous me regretterez.

d'osmond.

Par vos froideurs, mon cher, vous la désespérez. Vous nous payez toujours de nouvelles dispenses, Et c'est trop escompter en avares dépenses ; Mais il vous faut enfin...

VALCOUR

Non, je l'aime au transport.

Ah! contre vos assauts me voici du renfort; De braves gens!

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