SCÈNE VIII
D'OSMOND, VALCGUR, SULZER, PALMER, ROMUALD, WESTMANN.
Venez, messieurs, qu'on vous présente Au cher monsieur d'Osmond.
• SULZER
Faveur bien séduisante.
Pour un homme d'honneur monsieur nous est connu. De respects enchanté !
ROMUALD
Pénétré !
WESTMATO.
Confondu !
SULZER
Ambitieux Valcour, eh bien , quelle nouvelle ? La place où tu prétends enfin t'appartient-elle? Et dans plus d'une charge, habile concurrent, Par faveur places-tu voisins, amis, parent? Car il faut du crédit pour briller dans le monde, Et tu te vois du reste en poste où' tout abonde.
valcour? / Oui, je suis très-heureux de plus d'une façon, J'ai mis, grâces au ciel, la fortune à rançon, Et la force, mon cher, avant de lâcher prise, A me payer, morbleu! les frais de l'entreprise. Tout bien considéré , je puis me hasarder A la ville, à la cour, à te recommander.
SULZER
Moi! je n'ai pas, mon cher, l'ardeur qui te possède; Et tu sais de mes vœux quel est le seul remède.
Ah, l'honneur! la vertu! sympathique danger Pour vous autres héros.
SULZER
L'espoir de t'obliger.
A propos, si j'en crois ce que je viens d'apprendre, Le prince souverain accourt ici se rendre.
d'osmond.
Le prince?
SULZER
C'est du jour la nouvelle et le bruit.
d'osmond.
C'est un voyage aussi dont monsieur nous instruit. Mais quel sujet l'amène et que viendrait-il faire?
SULZER
Ce projet pour les uns est encore un mystère; D'autres expliquent mieux quelle en est la raison.
VALCOUR , bas à Sulzer.
Bourreau, te tairas-tu?
SULZER , bas à Palmer.
Presse-moi.
PALMER
Que dit-on?
SULZER
Qu'épris dans une honnête et moins noble famille, Il vient, époux modeste, en enlever la fille.