ACTE II, SCÈNE VI
Mais jamais à ces traits mon esprit arrêté
IN essaya d'en percer la triste obscurité.
Il fallait que l'éclat du jour qui vous éclaire
Jusqu'à moi dans mon cœur fit passer la lumière.
Et lorsque de mes yeux le voile est dissipé,
Lorsque je vois le jour qui m'était échappé,
En doute du parti que j'hésite de prendre ,
Mon cœur sur vos raisons n'est pas près de se rendre.
Dans le trouble inquiet qui partage mes vœux
Trop pleine de l'amour dont je ressens les feux,
Dans les retours cruels de ma coupable flamme
Tremblante pour le Dieu qui déchire mon âme ,
Je doute à quel guerrier, dans ses profonds desseins
Le ciel commet le soin de changer mes destins.
Mais qui vient nous troubler ? N