‹ Thésée, ou, Les lois de MinosChapitre 502 sur 517 · ACTE IV, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VIII

Et d'un amant aux fers trompant l'affreuse mort , D'Olinde délivré vous assurer le sort ?

CLORINDE

Olinde ! qui t'a dit qu'en cet instant suprême J'attende rien, cruel! de lui , ni de toi-même? Ah! loin de moi l'idée affreuse à concevoir, De lui rien disputer, ni de te rien devoir. Désormais insensible aux traits de l'infidèle, Qu'ainsi que je l'ai fui rien ne me le rapelle. Pour Aladin, l'objet de ta vaine fureur, Eh, comment aurait-il mérité ma rigueur? Qu'a fait de ses enfans le supplice rigide, Que venger des chrétiens l'attentat parricide? Un jour à le punir je puis bien aspirer, Mais d'abord de Tancrède il se faut assurer. Tancrède plus que lui l'ennemi de Clorinde ! La cause des malheurs, du supplice d'Olinde! Toi ! qui dans les horreurs d'un siège trop fameux , As dans Jérusalem, soumis à ses aïeux, Remis à des chrétiens sa déplorable enfance, Et brisé dans tes mains leur superbe espérance. Viens donc, viens, qu'avec toi j'aille me mesurer, Dans ton perfide sang brûlant de m'enivrer ; Et qu'aux chrétiens bientôt rapportant la vengeance, Je vienne d' Aladin renverser la puissance. L'ingrat, non plus que toi, ne saurait m'échapper î Mais avec toi, non plus, je ne le puis frapper, Tant l'horreur de me voir avec toi réunie , De ton camp, de ton Dieu m'a rendu l'ennemie.

FIN DU QUATRIÈME ACTE

G2 OLTNDE ET SOPHRONIE.

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