SCÈNE I
CLOR1NDE, ALADIN.
ALADIN
\luelle fureur, ô ciel! semble vous agiter! Quand d'un calme naissant tout semble nous flatter. Du culte musulman, oui, l'insulte est vengée, Et de l'outrage saint Rome n'est plus chargée. Olinde et Sophronie ont leur arrêt de mort, Et je n'ai qu'éloigné , non pas changé leur sort. Mais autour du bûcher, instrument d'infamie, Je vois des factions s'allumer l'incendie. L'ennemi dans son camp frémit de tant d'affronts, D'Horeb et de Séïr je vois fumer les monts; Et la plainte de mort , le cri de la victime,** Semble être le signal dont l'effroi les ranime. N'arrêterez-v ous point leur insolent effort?
CLOK1NDE.
Je vais en me montrant réprimer leur transport, Et malgré tout le poids d'un terrible anathème, Dans leur cours triomphant les arrêter moi-même.