ALADIN, NARSÈS, TANCRÈDE, CLORINDE
portée par des soldats, en habit de guerrière.
SUITE DE TANCRÈDE, SOLDATS d'aLADIN.
TANCRÈDE
Où la conduisez-vous ? quel désespoir vous guide ? L'arrachez-vous, cruels ! aux larmes d'un perfide? Vengez-vous, punissez , frappez cet inhumain ! Clorinde est expirante : elle meurt de ma main. Ne me pardonne pas, cher ohjet que j'adore ! Va , j'ai trop mérifé cette mort que j'implore ! Quand ja t'ôte le jour juge de ma douleur ; Ma vie était affreuse, elle me fait horreur.
Tu ne t'es pas trompé ; non, malheureux Tancrède ! C'est moi qu'assassinait l'amour qui te possède. A travers cette armure , ami , reconnais moi. J'envisage mon sort sans me plaindre de loi.