Spart, Adr,, n
pût revenir après an certain nombre d'années sur Tétat des morts ^.
Adr. Papproave beaucoup ces deux dernières mesures : ce sont là des règlements dignes d'un grand prince. Je n*en puis dire autant du châtiment infligé à ceux qu'avec tout le peuple vous appelez des délateurs, vous servant ici d'un mot odieux pour exprimer une chose qui n*est pas toujours aussi détestable qu'on le dit. Dans un temps de troubles ou de guerres civiles» il y abien des gens qui>ne se font aucun scrupule d'opprimer ou de dépouiller les faibles. Celui qui vient alors dénoncer l'oppresseur fait presque toujours un acte de courage et de dévouement , lorsque le prince ne charge pas de cet office des hommes investis de sa confiance. Les Athéniens ont eu de ces magistrats dans leur plus beau temps % la république romaine les possédait aussi sous le nom de censeurs \ Que si quelques-uns ont, sous les GésarSi d)usé de leurs fonctions pour s'enrichir ou perdre rajustement leurs ennemis, sans doute il fallait les punir, mais en les faisant juger selon les formes juridiques, en maintenant pour eux la protection que la loi garantit à tous les citoyens. Les saisir comme vous l'avez fait, les battre de verges devant le peuple, les vendre ou les déporter, c'est donner à la multitude le spectacle d'une tuerie d'hommes comme vous lui aviez donné celui d'une tuerie de bétes ; c'est acheter sa faveur par une lAche cruauté.
Trr. Quelque décidé que vous paraissiez à ne rien approuver de ce que les Romains ont le plus loué en moi, du moins admirerez-vous, je l'espère, le dernier trait que j'aie à vous raconter. Deux patriciens avaient conspiré : ils étaient con*