Barbazan, Ordène, etc., p
On disait autrefois : il pert^ et au pluriel pèrent.
Bien pert que pour fol me tenez *.
Et prend une robe truande Qui soit dépéciée et déroute Si que parmi pèrent ti conte*.
c'est-à-dire : prends une mauvaise robe, toute déchirée et rompue, si bien qu'à travers paraissent tes coudes. Le futur était je perrai, il perra; l'imparfait, il paroit.
Mes onques si bel armé ne vis, car il paroit de sur toute sa gent dès les épaules en amont *.
c'est-à-dire il paraissait: ce mot nous semblerait aujourd'hui l'homonyme de parait présent de paraitre^ ou de parait imparfait déparer.
— Et c'est une raison de plus, repris-je, pour qu'on n'en . désire pas beaucoup le retour. Il faut d'ailleurs ajouter qu'il ne nous apporterait aucun sens nouveau , et ne ferait que remplacer le mot paraiPre ou apparaitre^ comme ceux-ci l'avaient déjà remplacé.
— Ten conviens. Il n'en est pas tout à fait de même des mots sotUair ou soloir^ qui signifie être habitué à, avoir coutume de, et douloir^ qui veut dire avoir du chagrin, être dans la peine. Ces mots nous manquent, et nous ne les remplaçons que par des périphrases traînantes. Us avaient pour participe présent solant^ conservé dans insoknty qui fait quelque chose contre la coutume ; et dolant ou dolmt, que nous avons gardé, ainsi que son composé indolent. L'imparfait se formait régulièrement :
Mais quanque il sires voloit Nuns de ces sers ne s'en doUdt *.