Vieux poètes français, t. II, p
2. Joinville, Hist. de saint Louis, p. 234. — 3. Comines, Mémoires, II, 8. 4 Vieux ftoites français, t. I, p. 377. — S. Ihid., p. 339. — 6. Ibid.,
et Joinville* :
Je semannoiê tous les ricbes hommea de l'oet ; dont il ooaveDoit que le roys emprantast aacane fois de ceulz que j'avoie semom.
Je n'ai pas jusqu'ici trouvé son prétérit, qui devait être je semondis ou semonnis.
Quant à ratnmtevoiry c'était un beau mot, qui ne signifiait pas seulement se ressouvenir, et surtout se ressouvenir de loin, mais encore rappeler à quelqu'un ou le faire souvenir de quelque chose. Ses temps primitifs étaieniramentevoir^rammtUj ramerUevantj je rametUoiSj je ramentis; il se conjuguait donc exactement comme recevoir^ si ce n'est au prétérit, qu'il avait en is au lieu de t^.
Voici des exemples. Infinitif passé :
Je vous ai ramentu K
Participe PASsi.
Et se celé se fust téQe Jà ne li fust fomerUeue Geste chose*.
Participe présent, mPAmsàiT, subjonctif et pluriel du présent INDICATIF.
Et ces choses vous ramerUevaiS'ie^ pource que se Diex ne m'eust aidié....
Et quand les prêcheurs et les cordeliers 11 ramenUvoient aucan. livre qu'il oyst volontiers *,
Indicatif présent, singulier.
Et ces choses vous ramerUois-je pour vous fère entendant aucunes qui affièrent à ma matière*.
1. Joinville, Hist. de saint Louis, p. 164. — 2. Ihid., p. 57.