‹ Théses d'histoire et nouvelles historiquesChapitre 114 sur 226 · QU'AINSI NB SOIT · texte numérisé non relu

QU'AINSI NB SOIT

par eaphonie. Ibntaigiie dans VAms à Vimprimeu/r^ écrit de sa main, au verso du firontispiœ de Tédition in-4* de 1588, fait une règle positive d'écrire ainsi ou atririn, sdon que le mot suivant commence par une consonne ou par une voyelle. Cette recommandation prouve que de son temps on n'était pas bien fixé sur l'emploi de ces deux formes ; et en effet il y a une lettre de Marguerite de Valois où aimin se trouve doivent une consonne :

MoDseigDeur, mnstn qoe je yihilois commencer cette lettre.

Il n'est pas douteux que la prononciation de ce mot était insine^ rimant avec fine et non^ comme nous lirions atyour* d'hui« airmn rimant avec Min^ Ce qui le prouve, c'est : 1* l'ancienne orthographe aintine avec un e muet; S"" que tiwtc ou ainsi ne pouvait mènera ce son nasal nn qui en est trop éloigné; 3"* que la forme ainsin était surtout employée devant les voyelles, [ce qui prouve qu'il servait à éviter l'hiatus , sans altérer le son de Yi.

Gela étant, quand ce mot ainsin ne ftat plus reçu chez nous, qu'on ne trouva plus dans l'usage, dans les dictionnaires et dans les grammaires que la forme ainsi ^ qui est encore celle de nos jours, ceux qi|i avaient dans l'oreille l'ancienne locution qu^ ainsi soit y prononcée qu'ainsine soit, s'imaginèrent que c'était le mot ainsi suivi de la négation ne; et ils écrivirent comme nous l'avons vu dans nos premiers exemples, qu*ainsi ne soit en quatre mots. D y en avait un de trop, c'était cette négation qu'ils ajoutaient de leur grftce, et qui rendait l'expression inintelligible*. Il fallait conserver, au moins dans

1. Génin pose mdme en règle générale dans son livre Des variatiom dm langage françai» depuis U dùUMiime siècle (p. 83 à 88} que les finales m ne faisaient entendre que le son t devant les consonnes, de sorte que ainsin sonnait ainsi comme aujourd'hui. 0 est difficile d^admettre cette opinion : Vn devait sonner.

2. Voyez dans le livre de Génin, p. 340, Texplication très-vraisemblable de cet horrible solécisme : il y m a d'aucuns, d^auntns dwenl, etc. ^

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