‹ Théses d'histoire et nouvelles historiquesChapitre 122 sur 226 · Cic. y Denat. deor./l · texte numérisé non relu

Cic. y Denat. deor./l

le reconnaitret on arriverait tout au plus au sens du présent. Aimer-ai voudrait dire faime et non f aimerai,

2* Rayoouard élude la difficulté, ou plutôt il la dissimule en mettant faià aimer. C'est justement le mot à qui est ici essentiel ; c'est lui qui donne le sens futur, parce qu'il indique passage d'une chose à une autre, et c'est lui justement qui va disparaître dans la composition. C'est un peu leste, et Ton ne sera pas surpris qu'un esprit sévère demande des preuves plus concluantes.

3"* Quelques phrases où l'infinitif et l'auxiliaire sont séparés, et ont, par l'ellipse de la préposition à, le sens du futur, ne prouvent pas du tout que le futur en un seul mot n'ait pas existé de son cdté.

4<* Quand on conclurait quelque chose de semblable pour le provençal et l'espagnol, où ces phrases se trouvent, au moins ne devrait-on pas le conclure pour l'italien et le français où elles ne se trouvent pas.

b'^ La forme d'ailleurs n'est pas complètement satisfaisante. De y ai, tuas, il a, on tire assez bien j'atmer-ai, tu aimer^^u, il aimer-a: mais on oublie qu'on a écrit autrefois hai, has, ha; qu'on écrit encore en italien Ao, hai, ha, et en espagnol, he, has, ha. Qu'est devenue cette h? Elle a pu disparaître plus tard , je l'avoue ; mais on en devrait trouver trace au moins dans les monuments anciens ; et il ne faut pas supprimer sans en rien dire, une lettre de cette importance.

6<* Ce n'est pas tout. La composition dont il s'agit se fait très-bien au singulier. Au pluriel , elle ne va pas si couramment. Nous ne disons pas: nous aim^-avons, vous aimeravez , pas plus que les Italiens ne disent : vender^biamo , servir-avete^ ou les Espagnols : vosotras tmur-habeiU, Il semble donc qu'ici Raynouard s'est trop pressé d'établir une formation générale sur le vu de trois terminaisons consonnantes.

7* Si l'on y regarde de près, cette formation devient encore

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