‹ Théses d'histoire et nouvelles historiquesChapitre 139 sur 226 · Mourgues, au m6me endroit · texte numérisé non relu

Mourgues, au m6me endroit

CHRISTINE ET DURYER'.

A la fin de l'été de 1656» pendant une belle matinée, un carrosse sortait de Paris par le faubourg Saint-Antoine, et s'arrêtait à quelques portées de fusil d'un des petits villages qui sont de ce côté de la ville. Un homme visiblement âgé de plus de soixante ans en était descendu le premier. Il offrit la main à une femme d'une trentaine d'années, de grandeur médiocre et peut-être un peu grosse pour sa taille, au demeurant bien prise. Vêtue d'un costume leste etquitenait un peu de celui des hommes, elle s'élança hors de la voiture avec la légèreté d'un oiseau. Après elle sortirent deux femmes plus âgées. Puis la compagnie se mit en marche. Ces deux dernières suivaient à une quinzaine de pas leur maîtresse et le vieillard. Celui-ci paraissait même se tenir à une distance respectueuse de sa compagne, laquelle lui dit avec quelque vivacité : < Couvrez-vous donc, monsieur deBautru', et surtout donnez-moi le bras.

— L'oserai-jeî madame, et Votre Majesté....

— Silence, monsieur de Bautru ; je ne suis reine ici pour personne ; et comment voulez-vous que je conserve mon itir cognitOy si non-seulement ces femmes, mais vous-même qui me servez de guide, paraissez aussi esclaves du cérémonial qu'on l'est au Louvre.

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