‹ Théses d'histoire et nouvelles historiquesChapitre 16 sur 226 · Spart., Àér,, n"* Set 10; Eutrop., Brec., Vm · texte numérisé non relu

Spart., Àér,, n"* Set 10; Eutrop., Brec., Vm

de notre empire^ Ainsi je parvins à maintenir chez nous la paix et le bien-être, et, si je ne m'abuse, j'obtins plus par le repos que n'avaient jamais pu faire tant de princes toujours en armes.

Ce repos, du reste, n'était qu'apparent : jamais empereur ne fut en effet plus occupé que moi. Voulant tout voir de mes propres yeux, j'estrepris un voyage dans toutes les contrées soumises à ma domination ; je me fis rendre de tout un compte exact ; j'eus l'œil ouvert sur les collecteurs des deniers publics' ; accompagné dans ma route d'artisans de tout métier que j'avais divisés en centuries et cohortes, je faisaislever des plans, ouvrir des rues, relever des maisons, construire des édifices dans les villes que je parcourais'; j'élevais dans la Bretagne le mur qui terminait nos possessions; j'enrichissais Rome de monuments superbes^; je rendais à l'Egypte le tombeau et les statues de Pompée'; je montrais dans les épidé* mies et les tremblements de terre mon humanité, soit en visitant moi*méme les malades, soit en faisant distribuer aux malheureux les secours pécuniaires que le bon état du trésor public me permettait de leur consacrer ; je donnais en même temps des pensions aux sénateurs tombés dans la misère, à ceux du moins qui n'avaient pas gaspillé follement leur patrimoine ; je les aidais à tenir un rang honorable et à reformer leur fortune; j'élevais aussi la dignité sénatoriale en ne la prodiguant pas, et déclarant partout qu'il n'y avait rien dans le monde qui pût être mis au-dessus d'elle*.

EnGn, je donnais de sages lois. Je séparais les deux sexes dans les bains publics, et, étendant mon humanité jusqu'aux esclaves, j'ôtais aux mattres le droit de les mettre à mort ; j'exigeais qu'ils se présentassent devant le juge et les fissent

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