‹ Théses d'histoire et nouvelles historiquesChapitre 17 sur 226 · Victor, Épit., n" 14. — 4. Spart., Adr.^ n« 11 et · texte numérisé non relu

Victor, Épit., n" 14. — 4. Spart., Adr.^ n« 11 et

5. Appian, Bill, eiv., II, 86. — 6. Spart., Adr., n*»* 7, 8, 9 et 21.

condamner s'il y avait lien. De plus» si un maître venait à être tuéy je nç permettais pas qu'on mtt, comme autrefois» tous ses esclaves à la question, mais ceux-là seulement qui étaient assez voisins de lui pour avoir dû l'entendre ^

Yoilày ô Titus, une partie de ce que j'ai fait pour le bien de l'empire romain. Groyez'^vous de bonne foi que beaucoup de mes prédécesseurs aient autant travaillé? Croyez-vous qu'on en puisse citer beaucoup dont le passage au trône ait produit d'aussi grands résultats T

Tu. Franchement, je ne le crois pas ; et pour moi (il est vrai que j'ai régné peu de temps), je serais fort embarrassé de citer beaucoup d'actes aussi importants que les vôtres.

Adr. C'est ce que je vous disais, et pourtant vous voyez comment nous sommes traités l'un et l'autre par la postérité. On vous a couronné d'une gloire avec laquelle vous traverserez les siècles; quant à moi, je pars&trai toujours un empereur médiocre, peut-être un tyran. Je ne m'en plains pas, je ne vous envie pas surtout votre bonheur; je dis seulement que les historiens sont des distributeurs souvent bien injustes ou bien aveugles, et que les savants devraient au moins, au lieu d'accepter des jugements tout faits, prendre la peine de lire attentivement ce que l'on raconte, peser mû* rement nos actes, et nous apprécier enfin par nous-mêmes, non sur la foi d'autrui.

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