L'apothéose de son chien est de
4. Mme Desboulières a fait plusieurs idyUes morales, les Moutons^ les Fleurs y les Oiseaux^ le Ruisseau ^ etc.
5. Mlle d'Ennebaud, très-bonne actrice, grasse et très-jolie, joua d'original le rôle d'Aricie. HisU du théâtre franc. ^ t. XII, p. 4, année 1677.
6. Biogr, univ, , mot Deshoulières, Voy. aussi ce mot dans les Anecd. dramat.j t III, et l'éloge historique de cette dame, au devant de ses Œuvres; édit. Dabo, 1821.
qui a fait cette déclaratioo générale, où son mari même Je }e crois, n'a rien trouvé à reprendre :
On n'a qu'à me trouver quelque berger fidèle,
Soumis, délicat, amoureux.
Qui, de peur d'aimer moins, refuse d'être heureux,
Et je ne serai plus cruelle *.
Vous vous doutez bien que je n'ai jamais eu envie d'être ce berger-là ; et, autant que je puis le croire, la proposition de refuser d*être heureux ne lui a pas attiré beaucoup de chalands. Mais, précisément parce qu'elle n'a rien à se reprocher, Mme Deshouliëres ne se gêne pas en vers ; elle y est souvent fort gaillarde, et la plaisanterie ne lui fait pas peur, quelque poivrée qu'elle soit *.
— C'est possible, répondit l'auteur de Phèdre; mais que pouvons-nous faire contre elle à notre tour pour la punir de son sonnet?
—Oh I dit Boileau, je ne suis pas embarrassé : sa place est toute marquée dans la galerie de portraits dont je veux composer ma satire des femmes. J'y peindrai l'une de ces précieuses,
Reste de ces esprits jadis si renommés
Que d'un coup de son art Molière a diffamés'.
rajouterai que sa maison est constamment ouverte aux mauvais écrivains, aux poètes détestables.
— Gela suffira, dit Racine ; contentons-nous de ces termes généraux, et ne nous faisons pas de nouveaux ennemis, si vous m'en croyez : la fusée que nous allons avoir à démêler avec le duc de Nevers ne sera que trop embrouillée.
1. Mme Deshoulières, OEuvres choinef , t. I, p. 10, édit. Dabo, sou rannée 1670.
2. Voyez en particulier la chanson sur Tabbé Têtu, sous la date de 1680 à 1682.