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Parfait, lieu cité; Aneed, dramat, , lieu cité

LES DEUX PHËDRES. 385

que les deux autres, malgré rimpropriété de quelques termes.

Racine et Despréaux, l'air triste et le teint blême, Viennent demander grâce et ne confessent nen : Il faut leur pardonner, parce qu'on est chrétien : Mais on sait ce qu'on doit au public, à 8oi*méme.

DamoD, pour l'intérêt de cette sœur qu'il aime, Doit de ces scélérats cbàlier le maintien ; Car il serait blâmé de tous les gens de bien S'il ne punissait pas leur insolence eitréme.

Ce fut une furie aux crins plus noirs que blonds Qui leur pressa du pus de ses afiTreux telons Ce sonnet qu'en secret leur cabale idolâtre.

Vous en serez punis, satiriques ingrats,

Non pas en trahison d'un sou de mort aux rats»

Mais à coups de bâton donnés sur le théâtre.

Du reste la verdeur même de la menace et la franchise de la déclaration arrêtèrent la querelle. Le troisième sonnet n'eut pas plutôt paru que le grand Gondé, retrouvant pour le neveu de Hazarin cette haine méprisante qu*il avait eue si longtemps pour roncle^ lui Gt dire, et même en termes assez durs, qu'il vengerait» comme adressées à lui-même, les injures qu'on s'aviserait de faire à deux hommes d'esprit qu'il aimait et qu'il prenait sous sa protection *.

L'affaire n'alla donc pas plus loin ; d'ailleurs Despréaux et Racine, qui furent» au mois d'octobre de la même annéei choisis par le roi lui-même pour écrire l'histoire de son règne, étaient déjà trop bien en cour pour que personne osât en venir à des voies de fait avec eux, au risque d'encourir l'indignation du monarque.

1. Parfait y Hist, du théâtre franc, y lieu cité. Aneed, dramat., t. II, p. 62, mot Phèdre.

MADEMOISELLE MAUPEN'.

Vers la fin do dix-septième siècle, au déclin de l'automne et par une de ces nuits à la fois douces et sereines conmie le climat de Paris nous les garde souvent pour l'arrière-saison, les fenêtres du Palais-Royal brillaient d'un éclat inaccoutumé. Monsieur, frère unique du roi, duc d'Orléans, y donnait xm bal. La nuit était déjà fort avancée. Une riche collation avait été servie, accompagnée, comme disait Dorante dans le Menteur^

d'uD6 niDsique

Capable de charmer le plas méiaDOolique.

Quelques convives avaient déjà quitté la salle du repas et se promenaient en petit nombre dans les salons tout à l'hetire si bruyants Une jeune dame se trouvait ainsi dans un cabinet solitaire. Belle comme les amours, pure conmie les anges, elle était venue rattacher quelque ruban égaré, remettre quelque épingle infidèle.

Sur ses pas s'était élancé un jeune cavalier d'une taille médiocre, mais bien prise et parfaitement proportionnée. U paraissait encore dans la fleur de l'adolescence. Point de barbe au menton, une voix flûtée et qui n'avait rien de l'homme fait; ses membres étaient grêles et arrondis comme au sortir de l'enfance, son nez aquilin, sa bouche vermeille, et ses dents d'une blancheur éclatante '.

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