Dans le Traité au SutdifM, c. S
de M. Levayer S mais c'est un homme, je pense, que Sapho fait parler ainsi : c'est lui qui porte envie à Tamant aimé de sa maîtresse ^
— Ne le croyez pas, ne le croyez pas, Monseigneur ; la dernière stance ne laisse aucun doute sur ce point :
Un nuage confas se répand sur ma vne,
Je n'entends pins, je tombe en de douces langneura;
Et pâle, sans haleine, interdite^ éperdue^
Un frisson me saisit, je tremble, je me meurs.
Vous voyez bien que c'est une femme qui parle. Est-il en effet étonnant que la nature nous ait donné des yeux pour admirer ce qu'il y a au monde de plus doux, de plus séduisant, de plus enchanteur? et me condamnerez-vous parce qu'ayant dans le cœur le courage et la résolution d'un homme, j'y sens aussi des passions viriles?
— Parbleu, dit le prince, en s'abandonnent à l'envie de rire qui le tourmentait depuis quelques instants, je ne m'attendais pas à cette découverte. Ah ! mon brave chevalier de Lorraine ' I que n'es-tu ici? tu en aurais appris de belles. Allons, mesdames, continua-t-il en raillant, ne vous gênez pas; vous vous passerez bientôt de nos services. J'avais cru, pour moi, que les hommes seuls pouvaient se suffire.
— Les hommes seuls^, objecta la pénitente en baissant les yeux à terre : Ah! Monseigneur, ce ne serait pas juste.
— C'est bon, c'est bon, pécheresse, reprit Philippe ; faites votre paix avec Dieu et votre conscience si vous le pouvez,