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heures de Solitude que lui faisaient les affaires du commerçant.

On vieux domestique qui avait vu naître Potron, et lui était attaché comme à un fils, avait remarqué le manège de Tabbé. Il avait compris du premier coup où un homme aussi profondément corrompu pouvait entraîner une jeune femme sans défiance, et avait résolu d'en avertir son maître, qu'il croyait bien ne se douter de rien. Il l'avisa donc que s'il n'y mettait ordre, la sagesse de Léonore courait grand risque, et qu'il aurait la douleur et la honte de se voir enrôler par un prêtre dans cette nombreuse armée dont le possesseur de la coupe enchantée s'occupait, disent Arioste et la Fontaine, à reconnaître les officiers et les soldats.

< Tu ne m'apprends rien, mon pauvre Firmin, lui répondit son maître : je sais tout ce que désire, tout ce que croit déjà posséder cet indigne abbé; je le vois, et j'en enrage à part moi. Mais que faire pour l'empôcher? c'est là le hic.

— Que ne chassez-vous, monsieur, ce prêtre impudique? Chargez- moi, s'il vous plait, de l'exécution, et je lui dirai son fait de manière à lui ôter l'envie de se représenter.

— Tu ne connais ni le monde, ni notre siècle, répondit Potron. Aigourd'hui, c'est un tort inexcusable chez un mari d'aimer sa femme. Ceux qui ont ce travers doivent le cacher avec soin, s'ils ne veulent être honnis et vilipendés partout.

— Mais c'est une indignité, s'écria Firmin.

— C'est la mode, reprit son maître : jusqu'à quand durera-t-elle î en vérité, je n'en sais rien ; mais tant qu'elle règne, il faut absolument s'y soumettre, sous peine d'être le plastron des sottises d'un tas de désœuvrés, de devenir ridicule aux yeux du monde, et par suite de voir baisser son crédit. Ainsi déjà, le rôle de ces maris jaloux, qui se constituaient autrefois les geôliers de leurs femmes ou qui les faisaient surveiller par des argus incorruptibles, ne peut plus nous convenir. La seule tentative de ce moyen désespéré me

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rainerait de fond en comble; et, ri je connais on peu Léonore, la jetterait sans ressource dans la voie funeste où Ton cherche à l'égarer.

— Du moins pouyez-TOUSjeter cet indigne abbé à la porte, sinon par la fenêtre.

— Tu te trompes encore, mon ami. L'abbé de Yoisenon est un homme du grand monde : il est de l'Académie fran* çaise, en relation avec les philosophes, les écrivains, les poètes : il est lui-même un peu tout cela. Qu'il me mette à dos sa coterie ; et tous ceux qui de près ou de loin aspirent i gagner sa voix ou celle de ses confrères, vont faire chorus avec lui ; et me voilà tympanisé, au point peut-être d'être obligé de quitter Paris, et de chercher un asile au fond d'une province.

— ItTavez-vous donc aucun moyen?

— J'en ai un, mon ami : mais il est si difficile 1

— Et qu'est-ce encore ?

— Si je pouvais couvrir l'abbé de ridicule devant celle qu'il aime 1 Si je pouvais le forcer à rougir devant elle ! S'il se sauvait de la maison sans que j'eusse l'air de m*en mêler 1

— Mais tout cela, dit Firmin, c'est impossible.

— Ce n'est pas impossible, seulement ce n'est pas aisé. Au reste je veux le tenter : puisqu'aussi bien je ne puis me dissimuler les progrès de l'abbé dans le cœur de ma femme, et qu'un peu plus tôt, un peu plus tard, il faudrait sauter le pas, je vais jouer mon va-tout. On dit que la fortune favorise les audacieux, c*est ce que nous verrons, dans tous les cas j'^i compté sur toi.

— Et que puis-je faire en cette circonstance ?

— L'abbé vient demain dîner chez moi. C'est toujours dans le salon à alcôve cachée qu'on va prendre le café ; au dessert je prétexterai une affaire qui m'oblige de In'absenter pour une heure. Ma femme et Yoisenon resteront sails.:..

— Et VOUS voulez que je les surveille T

— Point du tout. Tu sortiras et fermeras en dehors la porte de la saUe à manger sur; laquelle ouvre le salon : si bien que personne ne pourra s'échapper jusqu'à mon retour.

V— Et vous serez armé, peut-être? Est-ce un meurtre que vous méditez T

— Et non, mon ami ; me prends-tu pour un mari espagnol ? II faut que ma femïïie se garde elle-même, sans quoi, ma foi, j'aurais beau faire; pour un poursuivant tragiquement écartéy il en reviendrait vingt qui finiraient l'intrigue d'une façon beaucoup plus comique. Il n'y aura, ni une goutte de sang répandu, ni une larme versée. Tout ce qui arrivera, c'est que si Ton ne me montre pas au doigt, on rira de l'abbé.

— C'est merveilleux, ce que vous m'annoncez là, dit Firmin, et que faut-il pour que cela réussisse?

— Un peu d'adresse. L'abbé aime le macaroni : on lui en préparera demain un bon plat ; j^ me diarge moi de l'épicer, et d'en servir à mon gourmand : le reste, à la gr&ce de Dieu. »

Le lendemain tout se passa comme Potron l'avait annoncé. Le macaroni au gratin fut servi et trouvé très-bon, le maître de la maison excitait lui-même son convive par son exemple. Seulement un observateur attentif aurait remarqué sur la croûte une ligne presque imperceptible, .à droite de laquelle il prenait toujours pour servir l'abbéS tandis que pour lui-même et pour sa femme il puisait à gauche.

Du reste il fut exact. Le dessert venu, il se leva de table et dit qu'il sortait pour une heure. Les choses se passèrent ensuite comme à Tordinaire. Le café était servi ; l'abbé offrit la

1. Ce tour, qui appartient à Marguerite de Valois (voyez les Èistoriettet de Tallemant, n" xin, h la fin, p. 167 de redit, in-n de 1840), a été reproduit par Fr. SouUé dans le roman Si jeunesse savait ^ % izii.

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main à la jeune dame, et tandis qa'il la conduisait, les domestiques enlevaient la vaisselle, nettoyaient rapidement la salle à manger et se hâtaient d'aUer à leur tour satiabire leur appétit, et probablement médire un peu de leun maîtres.

Quand Yoisenôn se trouva bien seul avec Léonore : < C'est vous, dit-il, qui tous les jours m'offrez le café: laissez-moi vous servir à mon tour ; vous verrez que je n'y suis pas maladroit. » En même temps il la fit asseoir sur une causeuse, courut remplir une tasse , et l'apportant avec le sucrier, il ploya galamment un genou devauMa jeune femme.

< Ah I monsieur l'abbé, dit Léonore, quelle est cette posture?

— C'est celle qu'on prend auprès de ce qu'on adore, répondit-il, en roulant les yeux d'un air confit.

— Vous ne m'adorez pas, j'espère, dit Léonore en rougissant.

— Il ne s'en faut de rien, reprit l'abbé; et comme la jeune femme portait la main au «ucrier, il la baisa adroitement au passage.

— Prenez donc garde, s'écria*t-elle, si mon mari était là!

— Il n'y est pas, dit Yoisenôn ; et se penchant un peu à droite, il baisa la main qui tenait la soucoupe, et que le liquide brûlant dont elle était pleine empochait de retirer trop vite.

— Laissez donc mes mains, dit Léonore, ou je vais sonner...

— Aimez-vous mieux que je baise les pieds ? dit le brûlant abbé ?

— Ni mes pieds, ni mes mains, je vous en prie.

— Ce seront donc les bras, ou les genoux ?

-— Encore moins, » répondit notre héroïne en se recoquillant dans la causeuse. L'abbé toujours un genou en terre, -avait déposé sur le

tapis la cafetière et le sucrier ; puis manœuvrant avec habileté, il s'était avancé petit à petit. Il pressait déjà de la poitrine les genoux de sa jolie voisine, et les baisait sans qu'elle pût les retirer ni se défendre.

c Finissez, finissez, disait-elle, je ne veux pas de ces plaisanteries. >

Yoisenon n*en poussait pas moins ses avantages ; il saisissait une main qui le repoussait mollement ; il touchait une taille flexible, que Léonore étroitement bloquée ne pouvait lui dérober. Gomme il n'y avait pas une colère bien profonde, qu'on ne lui opposait plus que ces mauvaises raisons d'une femme prèle à capituler, l'abbé croyait bien que l'heure du bei^er allait sonner pour lui«

Cependant le violent purgatif dont on avait assaisonné la part de macaroni qu'il avait mangée, commençait à agir ; le fort qu'il assiégeait était loin d'être rendu ; et il sentait déjà dans ses entrailles de cruelles bourrasques.

Yoisenon fit d'abord bonne contenance ; l'ardeur de ses désirs lui dissimulait une partie de son mal ; mais le Diable ne résisterait pas à une colique bien conditionnée. Les contorsions de l'abbé annonçaient assez qu'il n'était pas à son aise.' Mme Potron s'en aperçut : « Qu'avez - vous , M. de Yoisenon, dit-elle : setiez-vous malade ?

— Ce n'est rien, ce n'est rien, Madame.

— Pardon, reprit-elle : vous p&lissez ; vous voilà rouge jen ce moment, et à présent vous devenez vert.

— Oh 1 ce n'est rien. Madame, dit l'abbé en se relevant; cela va se passer, je l'espère.

— Yoilà ce que c'est, observa la jeune femme en souriant. Yous vous échauffez trop : si vous vous étiez tenu tranquille, la digestion se serait mieux faite.

— Oh ! oh I fit Yoisenon.

— Eh bien ! qu'est-ce? Avez-vous besoin de prendre l'air T Faut-il vous faire reconduire chez vous ?

— Ah ! peDsa-t*iI, battre en retraite au moment de la victoire, quelle honte 1 » Puis il ajouta : « Je rois bien que c*est ce que j'ai de mieux à faire.

— Qu'à cela ne tienne, monsieur l'abbé. » Et elle se leva pour le reconduire jusqu'à la porte de la salle à manger.

Mais la porte était fermée en dehors : impossible de rouvrir. On sonna bien les domestiques. Firmin, par l'ordre de son mattre, avait détaché les fils de fer des sonnettes et personne ne vint. On essaya d'enlever la serrure, elle tenait parfaitement ; et le temps se passant ^dans ces tentatives infructueuses, les douleurs devenaient de plus en plus insupportables.

Yoisenon luttait avec courage ; mais le remède agissant toujours, il vint un moment où ses forces défaillirent. L'ennemi se fit jour malgré l'héroïque résistance de l'abbé, et il fut couvert de confusion devant celle qu'il avait cru pouvoir faire rougir quand il le voudrait.

On connaît l'influence des odeurs sur les femmes : « 0 Dieu! s'écria Léonore, je ne vous suis utile à rien ici, monsieur de Yoisenon; permettez que je me retire. » Et elle courut s'enfermer dans sa chambre, déjà guérie d'un amour à peine né.

L'abbé, resté seul, pestait de tout son cœur; il jurait et sacrait contre Léonore et contre lui-même , quand le mari revint juste au moment indiqué. Il tourna le bouton ; la porte ne s'ouvrit pas. < Tiens , cria-t-il bien haut, et d'un air étonné, cette porte est fermée à double, tour. Quel est donc l'imbécile?... »

Il avait, ce disant, donné les deux tours de clef et la porte s'était ouverte. * Ah ! qu'il sent mauvais ici, s'écria-t-il ; et aussitôt il voit Tabbé furieux qui le pousse et se sauve en lui criant : « C'est un tour indigne, et je m'en vengerai.

— Bon, bon ! dit Potron ; tu ne te vengeras pas si bien que moi ; car je suis fort trompé, si tu reviens jamais chasser sur mes terres. »

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Il entra en même temps chez sa femme, qu*il trouva le nez sur un flacon de senteur et qui, si elle ne lui conta pas exactement tout ce qui s'était passé, ne lui laissa pas douter que Yoisenon n'eût été mis en pleine déroute avant aucun avantage essentiel.

Nous n'avons pas à dire comment Potron profita de ce succès pour se rendre plus pressant^ auprès de sa femme et écarter par une assiduité prudente tous les séducteurs ; mais la vengeance de Yoisenon ne se fit pas attendre. Il n'avait pas remis les pieds, cela se conçoit, chez une femme qui l'avait vu dans une position si ridicule. Potron ni Léonore ne songeaient à le rappeler dans leur maison. Hais lui couvait son ressentiment et faisait éclore un conte ordurier dans le genre du 5u/ton if ûapoi//'S où travestissant son histoire, il essayait sous des noms approchés de ridiculiser celui dont il avait voulu prendre la place. C'était le conte de Tant-mieux pour eUe, dont il envoya, tant il était pressé, une copie à son amphitryon avant de l'imprimer.

Ce conte commence ainsi : « Le prince Potiron était plus vilain que son nom. Le prince Discret était charmant. La princesse Tricolore était plus fratche et plus brillante qu'un beau jour de printemps. Elle détestait Potiron, elle adorait Discret et fut forcée d'épouser Potiron. Tant mieux pour elle'.

— Bon, dit Potron ; le prince Potiron, c'est moi, sans doute. La princesse Tricolore, si j'en juge à la rime, c'est Léonore. Le prince Discret, c'est probablement l'auteur, qui pourtant ne l'est guère. Tout cela me touche peu. Mais continuons.»

n lut la suite de l'histoire, rit beaucoup des inventions grotesques et des facéties graveleuses de l'abbé, et arriva à ce curieux passage où Discret étant seul avec Tricolore dans

1. Composé en 1746, ainsi que sa comédie de la Coquette fixée,

3. Voyez les Romane, Contée et autree OEuvree de Voisenon, p. 207.

sa chambre à coucher, le mari qui se trouve en ce moment au palais du roi, se roule sur le parquet en criant : • Ah ! la colique ! ah lia colique l je me meurs ! >

Un peu plus loin, en plein conseil des n^inistres, lorsqu'on est en train de recueillir les voix, les tranchées reprennent à Potiron avec la plus grande violence. Les trois quarts des conseillers tombent dans la même crise, et Ton voit le plancher de la salle du conseil couvert de juges en convulsions, qui se culbutent les uns contre les autres et crient à tue-tête. Potiron l'emporte sur eux tous et répète alternativement avec le chœur : « Ah 1 le ventre l ah ! le ventre 1 (chap . 1 5. } » Et en6n la fée Rusée vient avouer tout bonnement que c'est un tour de sa façon. « J'ai parié, dit-elle, que je saurai tousceux^ que les femmes joueraient à leurs maris et j'ai jeté sur eux un charme qui leur donne la colique toutes les fois qu'on les attrape. C'est une petite plaisanterie de société. •

— Bravo, se dit Potron ; il parait que la mienne n'était pas mauvaise, puisque le conteur n'a rien trouvé de mieux que de broder dessus. »

Et à quelques jours de là, rencontrant l'abbé dans une promenade, il alla joyeusement à lui : < J*ai lu votre conte, lui dit-il ; il est très-amusant, et je ne doute pas qu'il n'ait du succès. Vous m'en devrez bien quelque chose ; et à ce propos, ajouta-t-il, il me semble que vous avez bien changé nos rôles.

— Parbleu, répondit Yoisenon, ne fallait-il pas mettre le prince Discret dans la situation où vous m'avez vu ?

— La peinture eût été plus vraie, reprit l'autre.

— Et beaucoup moins piquante, observa l'abbé.

— Gela dépend du point de vue, riposta Potron.

— Je me mets au mien quand j'écris, répliqua bourmment Yoisenon.

1. ie conaerr» le style de Voisenon, quelque difficile qu'il soit quelquefois à comprendre, tout eeu», c'est-à-dire tout Ut tourt.

— C'est votre droit, dit le jeune mari. J'ai» moi, celui d'en prendre un autre et de m'y tenir ; car votre place n'est pas assez belle pour que je vous l'envie.

— Adieu 1 » dit l'abbé ; et lui tournant le dos, il s'éloigna précipitamment, tandis que Potron riait de tout son cœur et pensait à régaler sa femme de la nouvelle déconvenue de son malencontreux amant.

Yoisenon ne devint pas plus sage. Sa vie entière fut jusqu'à la fin un scandale pour les hommes religieux, ou amis des convenances , et un sujet de joie pour les philosophes et les esprits forts, qui voyant le clergé se déconsidérer, conjecturaient de loin, mais sans prévoir pourtant tout ce qui s'en suivrait, un temps où la religion ne serait plus du tout en honneur.

On sait la jolie épitaphe que Voltaire, âgé de 82 ans, lui fit à l'époque de sa mort, en novembre 1776 :

Ici gtt, ou plutôt frétille VoisenoD, frère de GhauUeu.

A sa muse vive et gentille, Je ne prétends pas dire adieu :

Car je m'en vais au même lieu Comme cadet de la famille.

Il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre combien ces jolis vers, qui qualifiaient deux abbés Us frères de Voltaire enincriduliU^ auraient dû. faire réfléchir le clergé. C'est ce qu'il ne fit pas cependant ; et l'on sait quel fut plus tard le résultat de cette insouciance sur les idées qui le touchaient de plus près.

MONSIEUR DE BIÊVRE*.

Tout le monde sait quelle fut chez nous l'effervescence de la société polie pendant la dizaine d'années qui précéda la révolution. On ne se doutait guère alors de ce qui résulterait un jour des changements auxquels on aspirait ; mais chacun se faisait législateur à sa guise. Point d'écolier qui ne se figurât être un Solon ou un Numa Pompilius; point de laquais de bonne maison qui n'embrassât de cœur les théories que développaient ses maîtres et ne se crût capable de gouverner un empire.

En attendant, on s'amusait ; et à quels jeux ! Combien ces Lycurgues futurs auraient fait pitié aux sévères personnages qu'ils prétendaient imiter^ si ceux-ci eussent pu les voir ou les entendre !

Tout ce qu'il y a dans l'esprit français de solide et de sensé sous une forme légère autant qu'agréable, avait disparu de la tête de nos compatriotes pour n'y laisser subsister qu'une futilité prétentieuse et une recherche de fariboles subtiles dont nous avonà quelque peine aujourd'hui à concevoir la mode et la faveur.

A cette époque, vers la mi-janvier, un hôtel de la rue Saint- Honoré semblait attendre compagnie. C'était celui du comte de Graudsire. Le salon brillait de vives lumières et la comtesse y entrant après le dîner avec ses joyeux convives, leur annonça qu'elle attendait pour ce soir le marquis Bilboquet.

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