Eus. Salverte, ^kox sur les sciences occultes
4. M. Chasles, Observations sur Varénaire. Les recherches de ce savant sur l'histoire de l'arithmétique et de la géométrie n'en sont pas moins extrêmement précieuses pour tous les amis de la vérité historique.
5. Lefebvre de ViUebrune, dans sa traduction d'Athénée, p. 5 de l'Avertissement^ et p. 75 du texte.
6. M. Vincent dans divers articles, et notamment dans le gros volume publié aux frais de VÈtat qui forme la seconde partie du tome XVI des Notices des manuscrits ^ etc.
millions de fois plus nombreuses que les nôtres. Toat chez les Grecs lui semblait admirabîe. n s'extasiait sur le charme des épigrammes grecques, sur Tintérèt des comédies d'Aristophane et des tragédies d'Eschyle. Chargé d'eipliquer qudques livres de Vlliade^ il annonçait sans sourciller qu'il y montrerait des beautés que personne jusqu'à lui n'avait aperçues ^
Ce n'était pas seulement sur les arts ou la littérature proprement dite, qu'il se laissait aller à cet enthousiasme perpétuel. Les sciences exactes elles-mêmes n'étaient pas à l'abri de ses explications admiratives. Il ôtait résolument à Montgolfîer l'invention des aérostats' pour la faire remonter jusqu'aux siècles héroïques. < De nonnbreuses tentatives» disaitil, avaient dès lors été faites pour s'élever dans les airs; voyez Dédale et ses ailes'; rappelez-vousleScythe Abarisetia flèche qu'il avait reçue d'Apollon, au moyen de laquelle il traversait en un clind'œil les espaces célestes^; n'oubliez pasPyrénée qui voulut voler comme les Muses, et qui se cassa les reins en tombant à terre', souvenez- vous de Phaéton conduisant le char du soleil'; et d'Ixion embrassant la nuée qui lui représentait Junon^ Je pourrais citer beaucoup d'autres exemples. J'avoue que, comme ils tiennent à la mythologie, on peut n'y pas avoir une confiance absolue. Toutefois on ne doit pas se
1. S*il y a quelque chose d'insensé au monde, c*est assurément cette prétention de trouver dans les vieux livres des mérites que les contemporains ni les successeurs immédiats ne connaissaient pas. Mais elle est à la mode aujourd'hui : et les érudits les plus médiocres sont justement ceux qui donnent le plus dans cette manie.
2. M. Th. Gautier, dans ses Grotesques, n* VI : « Le véritable inventeur du ballon, dit- il, est, à mon avis, Cyrano de Bergerac, et non autre. » Je n'ai pas besoin d'ajouter que la preuve qu'il en apporte est un pur enfantillage.