‹ Théses d'histoire et nouvelles historiquesChapitre 203 sur 226 · Ovid., Métam., VIU, 185; Lucien, De astrol · texte numérisé non relu

Ovid., Métam., VIU, 185; Lucien, De astrol

4. Hérod., Hùf., IV, 36. Ce passage d'Hérodote entendu autrefois dans le sens Indiqué ici, semble signifier tout autre chose. Voyez à ce sujet la note de Larcher dans sa traduction.

&. Ovide, Métam., V, v. 290. — 6. /Wd., Il, v. 105. — 7. Ihid., iV, 460.

dissimuler que ce retour coDstant de Tantiquité sur l'idée d'un voyage aérien ne saurait être négligé dans l'histoire des sciences. On ne parait pas l'avoir jusqu'ici suffisamment remarqué, et ce point curieux mériterait plus que beaucoup d'autreS; à mon sens, un examen approfondi. >

Après avoir ainsi préparé les esprits, il entrait en matière, disait que si les témoignages relatifs aux temps fabuleux n'avaient qu'une autorité contestable, il n'en était pas de méqae, Dieu merci! des temps philosophiques. Il rappelait donc l'esprit inventif des sept sages, les déCs qu'ils s'adressaient les uns aux autres', la demande faite à Lycérus par Nécténabo, de lui bfttir une tour en l'air, et la manière dont Esope s'y prit. Il descendait dans la série des philosophes postérieurs ; il rencontrait Archy tas et sa colombe volante*, où il voyait, bien entendu, une allégorie représentant une nacelle aérienne. U arrivait enfin à ces vers d'horace : .

Nec quidquam tibi prodest Aerias tentasse domos *.

c il ne te sert de rien d'avoir tenté les demeures aériennes. » Quelle fortune I s'écriait-il alors : et quel homme de bonne foi pourra résister à une assertion de cette importance? »

Vainement lui objectait-on qu'il est ici question des astres; que les anciens , dans leur ignorance des vérités naturelles, confondaient l'air et Téther; qu'ils croyaient la sphère des planètes contiguë à l'atmosphère^ et que le mot d'Horace ne signifie que les tentatives d'Archytas pour connaître les constellations ou les étoiles errantes. — € Aerias tentasse domos, répétait-il triomphant, avoir tenté les demeures aériennes, c'est-à-dire s'y être aventuré : il n'y a rien à répondre à cela.

1. Planude dans la Vie dPÉsope, et Lafontaine au-deyant de ses fables.

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