Plutarch.^ Àrut., n* 23. ^ 2. Bridem, n
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avait signé le traité avec les Samnites, ne dégagea-t-il pas Rome de ses promesses par la mauvaise foi la plus scandaleuse*! Néanmoins, les louanges universelles du peuple romain en ontfiBtit àce propos même un second Décius. Et comment se sont terminées vos guerres contre les Carthaginois? Les sacrifices imposés à ceux-ci lors de la troisième guerre punique, et suivis delà destruction totale de la ville, sont des prodiges de perfidie, de lâcheté et d'inhumanité; cependant vos historiens n'en font pas un crime au sénat romain '. J'ayoue que je n'ai pas été plus scrupuleux, et je ne demande pas qu'on m'approuve : je veux seulement qu'on n'ait pas pour moi d'autres poids, d'autres mesures que pour les autres généraux; et que, si on les absout volontiers en ce point, on ne se montre pas si sévère à mon égard.
Syl. Votre demande est juste. Au reste, si j'ai bien compris les reproches qui vous sont adressés, c'est moins encore cette mauvaise foi dont on vous fait un crime, que l'atteinte portée aux lois de Lycurgue.
Lts. C'est ce que j'allais vous dire, et cela montre que les hommes font généralement comme les moutons : quand le premier a sauté quelque part, tous les autres sautent après lui. Lorsqu'une opinion est adoptée par quelques auteurs de renom, ou prônée par quelques magistrats, fût-elle un détestable préjugé, elle a toutes les chances possibles pour s'établir et triompher dans le peuple*
Syl. Je le sais bien ; c'est une disposition dont les ambitieux doivent tirer parti, et pour mon compte je n'y ai pas manqué. Mais quel rapport cela a-t-il avec la législation de Sparte?
Lys. Vous allez le voir. D'abord avez-vous étudié cette législation? en connaissez-vous bien les points principaux?
Syl. Ha foi, non. Je sais comme tout le monde qu'elle est