‹ Théses d'histoire et nouvelles historiquesChapitre 32 sur 226 · Ut., ITifl. rom., IX, 2 à 10. — 2. Flonis, Epit., lU · texte numérisé non relu

Ut., ITifl. rom., IX, 2 à 10. — 2. Flonis, Epit., lU

50 LTSANDRE ET STIIJL.

très-dure, qu'elle excite vivement Tamour de la patrie, le mépris de la douleur et des richesses. Je m'en fais en un mot, la même idée que de la philosophie stoïcienne, qui avait de mon temps d'assez nombreux sectateurs.

Lts. L'image n'est pas parfaitement ressemblante, et je ferai mieux de vous rappeler ponctueUement quelques-unes des principales dispositions de Lycurgue, celles surtout dont j'ai besoin pour vous expliquer comment j'ai été amené à les combattre. Un royaume héréditaire, avec deux rois dont l'autorité se contre-balançait; un sénat composé de vingt-huit membres choisis parmi les principaux citoyens , Agés de soixante ans au moins et investis d'un pouvoir supérieur à celui des rois * ; plus tard ^, un tribunal composé de cinq éphores ou surveillants, choisis annuellement parmi le peuple et qui pouvaient arrêter les rois ou même les emprisonner; enfin un peuple fort misérable et fort orgueilleux ; voilà de quoi se composait le gouvernement de notre république. Je n'ai pas à en parler id.

Lycurgue avait voulu, pour maintenir ses lois, établir l'égalité de fortune, ou plutôt de pauvreté. Pour cela il avait décrété le partage des terres *, immobilisé dans chaque famille les parts une fois obtenues *,aboli l'usage de l'or et de l'argent, fait frapper une monnaie de fer, établi les repas publics et enlevé les enfants à leurs parents pour les remettre à des maîtres payés par TËtat*. Enfin , il avait interdit à son peuple l'exercice des arts mécaniques, et ne lui en avait permis d'antre que la guerre et la chasse *. Partout ailleurs oisiveté absolue, et, bien entendu, tout ce qui s'ensuit : paresse» or-

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