Piutarcb., d'après Platon et Aristote. Lycurg,, b
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sacra tous jusqu'au dernier K Enfin les éphores, lorsqu'ils entraient en charge, décrétaient ordinairement une chasse aux Hélotes ' ; on en tuait tant qu'on pouvait, en trahison bien entendu : autant de moins à redouter.
Stl. Hais c'est horrible.
Lts. Point du tout. G*est le principe qui est afireux. L'oisiveté absolue imposée à tout un peuple vous conduit forcément à ces forfaits odieux. Quand vous aurez déclaré mille fois infâme l'acte lui-même, votre principe vous y ramènera toujours, et la nécessité le fera trouver juste.
Stl. Ge sont au moins d'odieuses extrémités.
Lts. Moins odieuses encore que le meurtre de nos enfants, n nous fallait des guerriers et des chasseurs ; comme les hommes faibles ou mal conformés n'auraient pu être ni les uns ni les autres, qu'ils n'auraient servi à rien, ni en paix ni en guerre, les enfants venus au monde avec quelque défaut capital de conformation étaient jetés et périssaient dans un gouffre situé auprès du mont Taygète *.
Stl. Dans quel but cette atrocité ?
Lts. Pour nous débarrasser des bouches inutiles. Un peuple oisif est toujours affamé, et Sparte n'avait pas de pain à donner à ceux qui ne faisaient rien pour elle: on s'en défaisait donc le plus tôt possible.
Stl. Mais c'est abominable.
Lts. Toujours la même erreur. C'est le principe du mal qu'il faut combattre; c'est cette oisiveté exécrable qui amène après elle tous les vices et tous les crimes. Quant aux crimes eux-mêmes, ce sont des effets très-ûcheux assurément, mais nécessaires, et qui renattraient sous mille formes quand on parviendrait à les empêcher une fois.
1. Thucyd., JSriif., IV, 80, n- 2, 3, 4; Plutaich., lieu cité.