Annal., II, 47, 48, 87; VI
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par le prêteor Gracchus contre les usoriers, allaient ruiner tout d*un coup les débiteurs, en excitant la crainte et augmentant les exigences des créanciers, qui sauva Tempire d*une révolution imminente? Ce fut encore Tibère, en ouvrant une banque de cent millions de sesterces, qu'on put emprunter sur hypothèque, et sans que les intérêts courussent pendant trois ans^
Tac. Il est vrai qu'il montra dans x^ette circonstance autant d'humanité que de sagesse.
Lév. Et n'oublions pas que ce n'est pas seulement au commencement de son r^e ; c'est pendant tout le cours et à la fin de sa vie qu'il agissait ainsi. Car on a eu besoin, pour faire admettre diverses inculpations aussi contraires à ses habitudes qu'au sens commun, de supposer un affaiblissement de son esprit. Les historiens n'ont pas manqué de le dire ; quelques Romains même l'ont écrit dans des testaments que Tibère, quoiqu'il sût bien ce qu'on y disait contre lui» a eu la modération de laisser lire en plein sénat, malgré les instances des héritiers*.
Tac Tout cela est vrai, je l'avoue.
Uv. Cette générosité ne s'exerçait pas seulement envers le peuple, mais aussi envers les grands, quand il le croyait juste, n relevait les temples qui tombaient en ruines ; réparait à ses frais le thé&tre de Pompée ; refusait les testaments faits en sa faveur; soulageait le mérite indigent; relevait les sénateurs pauvres qui s'étaient bien conduits ; mais chassait du sénat ou du moins en laissait sortir les dissipateurs et les nobles que leur faute avait plongés dans la misère*. Il le faisait surtout avec une convenance et un à-propos admirables. Rappelezvous ce qui arriva lorsque Hortalus, petit-fils de l'orateur Hor-