Amal., VI, 38; Cf. IV
3. Annal,, U, 37, 48, 49; VI, 45; Cf. Sueton., lïbar.,, n* 47; et Velleius, Hist., U, 129.
tensius, pour avoir plus tôt part aux bienfaits de l'empereur, imagina d'exciter la pitié en plaçant ses quatre enfants à la porte du sénat ; et quand ce fut son tour de dire son avis, au lieu de s'occuper de l'affaire actuelle,- il se répandit en jérémiades indécentes sur sa pauvreté, et invoqua la compassion de Tibère. L'empereur répondit, avec beaucoup de raison, que si tous les pauvres se mettaient sur le pied de demander de l'ar* gent, l'État s'épuiserait sans pouvoir en rassasier un seul ; que quand les anciens Romains avaient permis à un sénateur de s'écarter par hasard du sujet en délibération et d'y substituer quelque avis utile à la république, ce n'était pas pour qu'on vfnt les entretenir d'affaires domestiques et s'enrichir en tirant ainsi de l'argent de tous côtés. Après cette semoncOf si juste et si méritée, il ajouta pourtant que, si le sénat le trouvait bon, il donnerait deux cent mille sesterces à chacun des fils d'Hortalus. C'est là ce que vous rapportez, ô Tacite ^ et c'est après cette preuve, à le fois d'économie , de courage et d'humanité, que vous ne rougissez pas de condamner Tibère, de l'accuser de dureté, d'arrogance, de tyrannie lit
Tac. Que voulez-vous? le descendant d'une si grande famille....
Uv. Ohl je sais bien cela, et qu'un simple plébéien, k la place d'Hortalus, n'eût obtenu de vous qu'un blâme rigoureux sur l'indécence de sa démarche. Toujours double poids et double mesure ; mais continuons. Nous venons de voir Tibère excellent administrateur. Quel prince fut jamais plus ami de la justice! Il s'agit un jour des comédiens; le sénat penche à donner au préteur le droit de les battre de verge». Tibère, après avoir écouté tous les avis, rappelle qu'Auguste, dont il se fait un devoir de suivre les instructions, a déclaré les comédiens exempts de cette peine ; et la justice est ainsi satisfaite, aussi bien que l'humanité. Un certain Silvanus est