Tacit., Hist., I
2. Ce mot a étô^ en effet, rapportô plusieurs fois comme ayant été prononcé par Napoléon dans son entretien avec Suard, alors secrétaire perpétuel de l'Académie française ; cependant, il ne paraît pas certain, si l'on s'en rapporte aux Mémoires hisUtriqua de Garât tw la vie de Suard; mais ce qui n'est pas douteux, et ce qui vaut mieux, ce sont ces deux jugements où l'empereur parlait en mattre de sa matière : « Tacite, qui est un grand esprit, n'est pas du tout le modèle de l'histoire et des historiens. Parce qu'il est profond, lui, il prête des desseins profonds à tout ce qu'on fait et à tout ce qu'on dit : mais il n'y a rien de plus rare que des desseins. » Et un peu plus loin : « Tacite est l'historien d'un parti, et le peuple romain n'était pas du même parti que Tacite ; il aimait ces empereurs dont Tacite veut toujours faire peur, et on n'aime pas les monstres. Les monstruosités de l'empire naissaient des factions. » (Voyez l'ouvrage cité, t. H, p. 423.)