‹ Théses d'histoire et nouvelles historiquesChapitre 55 sur 226 · Sueton., Domit., n" 23. — 7. Victor, Epit · texte numérisé non relu

Sueton., Domit., n" 23. — 7. Victor, Epit

98 TACITE ET LËVESQDE.

Adrien fut un peu plus sévère : le sénat en a fait un tyran^ Antonin et Marc Aurèle laissent le sénat tout-puissant: aussi, quoique leurs règnes soient presque entièrement négatifs ', ce sont les modèles des rois. Commode, fils du dernier, sent le besoin de resserrer un peu la discipline : on en fait un autre Néron dont on ne peut se débarrasserque par l'assassinat. Faut-il ajouter que le sénat entre dans toutes les conjurations? et que, lorsqu'enfin Commode a été empoisonné ou étranglé, ses acclamations, à cette occasion, dépassent en fait de cynisme et de barbarie tout ce que nous pouvons imaginer'? Pertinax et Didius Julianus ne font que passer; ils sont massacrés par les prétoriens. C'est tout simple, ils représentaient à peu près le parti sénatorial ; le peuple aussi n'était pas favorable à DidiusV Alors Septime-Sévère s'empare du trône. C'est un des souverains les plus habiles que Rome ait possédés. Il se fit une garde impériale de cinquante mille hommes, lorsqu'elle n'était avant lui que de douze mille* ; et le sénat lui ayant envoyé des députés , il ne les admit en sa présence qu'après les avoir fait fouiller depuis les pieds jusqu'à la tête'; jugez par là s'il connaissait bien son monde. Puis il punit de mort les assassins 4e Pertinax, licencia tous les prétoriens pour n'avoir pas empêché ce meurtre, et fit mettre Commode au rang des dieux \ C'était déclarer assez haut qu'il ne voulait pas plus des flétrissures infligées par le sénat que des révoltes à main armée des prétoriens. Sa conduite ne se démentit pas un seul instant; et il conserva jusqu'à sa mort, avec un pouvoir non contesté, un empire tranquille et florissant, et un peuple heureux sous des lois vigou-

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